L'histoire se déroule à Miami (le taux de résolution des crimes y est bas), et nous met en présence de Dexter, sorte de justicier particulièrement méticuleux et intelligent, qui ne s'embarrasse pas des procédures communes pour punir les criminels.
Dexter tue par besoin, mais il suit un code, composé de certaines règles, héritage direct de son père, policier émérite, qui, ayant pris conscience du côté sombre de son fils, souhaitait le préserver, tout en canalisant ses pulsions meurtrières.
Au fil des épisodes, on en apprend plus sur les origines du personnage, sur son caractère, on l'observe établir ses stratégies, mentir effrontément, et s'attirer les faveurs de ses collègues de travail.
Les thèmes sont classiques: amour, vérité, culpabilité, justice, famille, amitié, confiance.
Le suspense est entretenu: Dexter va-t-il être découvert? Va-t-il confier ses secrets? Peut-il être compris? Peut-il mener une vie en société, malgré sa différence? Doit-il réfréner ses pulsions?
Sans doute, comme l'a précisé un des commentateurs, l'histoire n'est pas très vraisemblable, et les valeurs morales ou philosophiques à l'origine des meurtres sont douteuses.
Néanmoins, le film ne présente pas seulement le héros comme un justicier de l'ombre, mais aussi comme une créature monstrueuse, qui cache une vérité honteuse, fardeau dont il ne se débarrasse en partie qu'au moment de tuer ses proies.
Toutefois, il faut reconnaître que Dexter fascine plus qu'il ne repousse. Sans doute, le pari des réalisateurs a été de rendre un tueur aimable, et attachant, en justifiant ses meurtres par tous moyens, et en mettant l'accent sur les autres aspects de sa vie, moins sujets à controverse.
Le leitmotiv reste la fameuse règle numéro un du code: "Don't get caught".