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5.0 étoiles sur 5
Su perbe joyau sombre, 17 juillet 2004
Dans une institution destinée à l'éducation des jeunes garçons, Christina et Nicole, respectivement épouse et maîtresse du directeur Michel Delasalle, s'associent afin d'assassiner l'homme qu'ells ont fini par haïr. Mais quelques jours après leur méfait, le corps de Michel disparaît...
Henri-Georges Clouzot a tenu à entourer le tournage des Diaboliques du plus grand secret. Aucun journaliste n'a été convié sur le plateau. Leur présence était totalement interdite
L'acteur Paul Meurisse a souffert lors du tournage des Diaboliques. Henri-Georges Clouzot a en effet obligé le comédien a resté pendant une journée immergé dans une baignoire d'eau froide pour une courte séquence. L'acteur a également dû jouer certaines scènes d'extérieur avec des glaçons dans la bouche, et ceci afin d'éviter de former de la buée. La légende voudrait de plus que le poisson censé être avarié que mangent les acteurs l'était réellement. C'est à partir de ce film qu'est né la légende selon laquelle Clouzot était un réalisateur tyrannique sur ses plateaux
Henri-Georges Clouzot savait que toute la richesse de son film reposait sur la puissance de la surprise finale. Pour en préserver au maximum les effets et ainsi intriguer les Français, il exigeait que les portes des salles soient fermées dès le commencement de la séance (une idée que reprendra Alfred Hitchcock pour Psychose en 1960), tandis qu'un carton avertissait les spectateurs de ne rien dévoiler du dénouement à leurs proches pour ne pas gâcher leur plaisir. Clouzot fut ainsi le premier à organiser ce genre de campagne promotionnelle qui faisait naître la curiosité du futur spectateur, idée devenue depuis très commune (Sixième Sens, The Usual suspects, 8 femmes, Scream...).
Une petite info marrante en passant : Une jeune vedette faisait ses premiers pas artistiques devant la caméra d'Henri-Georges Clouzot. A l'âge de 12 ans, Johnny Hallyday faisait de la figuration en tant qu'un des élèves de l'institut dans Les Diaboliques
Autre anecdote : Parmi les jeunes élèves de l'institut des figuraient Georges Poujouly et Yves-Marie Maurin. Le premier est connu pour avoir joué le petit garçon des Jeux interdits, le second est le frère de Patrick Dewaere.
Ce joyau noir du cinéma français a subi l'affront d'un remake américain totalement raté avec pourtant un casting prometteur avec Chazz Palminteri dans le rôle de Paul Meurisse,Isabelle Adjani dans le rôle de Vera Clouzot,Sharon Stone dans celui de Simone Signoret,Kathy Bates remplaçant le rôle masculin de l'inspecteur de Police.
Je ne peux que vous conseiller la première version de Henri-Georges Clouzot qui reste pour l'histoire l'un des premiers films français à aborder l'horreur au même titre que le grand oublié Les yeux sans visage de Georges Franju sorti 4 ans plus tard avec Pierre Brasseur .
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Excellent, 30 novembre 2005
J'ai vu récemment ce film sur une chaîne de télévision et je n'ai pu résister au plaisir de le posséder dans ma collection. Il fait partie des bons films noirs des années cinquante. L'histoire, l'ambiance et l'interprétation, tout est fait pour nous faire passer un sacré moment de frisson. Ils avaient vraiment du talent les comédiens de cette époque. Quant à la collection René Chateau, je la qualifierai de "Bijou du cinéma français".
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4.0 étoiles sur 5
une étrange poésie, 23 février 2004
Il est manifeste que, faute de moyens, le fim a été tourné (même les scènes censées se passer à Niort) à Saint-Cloud même, près des lieux de son montage. Au-delà de l'intrigue, habile et bien conduite, on est sensible à l'étrange poésie qui se dégage de ces garçonnets, dociles et débrouillards mais qui offrent le visage multiforme de l'innocence et de l'insouciance, et parmi lesquels on reconnaît Georfes Poujouly. Leurs jeux très élaborés et ritualisés offrent un contraste qui porte à réfléchir avec les passions adultes. Paul Meurisse et Simone Signoret d'une part, Michel Serrault et Georges Chamarat de l'autre, attegnent des sommets chacun dans son genrre, sans parler de Charles Vanel, incarnation bonhomme de la justice immanente..
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