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Florence, 1632. Le jeune mathématicien du grand duc de Toscane, Galilée, publie un ouvrage remarquable. D'abord, il est en italien, alors que tous les livres savants sont à cette époque écrits en latin. Ensuite, il se lit comme un roman, bien qu'il y soit question de physique, de chute des corps et du mouvement des planètes. Enfin, Galilée a choisi la forme très accessible du dialogue entre l'auteur (alias Salviati), un partisan des vieilles idées d'Aristote, Sagredo, et Simplicio, un homme de bon sens. Tout cela irritera considérablement les tenants de l'ordre ancien, celui qui mettait la Terre, et l'Homme, au centre du monde, et qui fera payer cher à Galilée son irrévérence en l'envoyant devant le tribunal de l'Inquisition. Reste aujourd'hui, derrière le philosophe et le physicien qui a le premier vu des montagnes sur la Lune et des planètes autour de Jupiter, le Galilée écrivain : ce livre du XVIIe siècle reste la meilleure introduction à la physique qui ait jamais été écrite ! --Arthur Hennessy
Quatrième de couverture
Ce livre est le premier (1632) et le plus célèbre des livres de physique. Au fil d'une aimable conversation entre l'honnête Sagredo, l'aristotélicien Simplicio et le subtil Salviati, Galilée y développe trois thèmes majeurs. Il cherche d'abord à montrer " que toutes les expériences qu'on peut faire sur la Terre sont insuffisantes pour conclure à sa mobilité " - en d'autres termes que la Terre peut aussi bien être en mouvement (thèse copernicienne) qu'au repos (thèse " officielle "). Il examine ensuite les phénomènes célestes - taches sur le Soleil et montagnes de la Lune - pour assurer une " victoire " définitive aux idées de Copernic. Il propose enfin une théorie (erronée) des marées. Surtout, le dialogue qu'il a choisi de mettre en scène " laisse place à des digressions qui parfois ne sont pas moins intéressantes que le sujet principal ", et fait constamment référence à des situations familières : le principe de l'inertie est introduit grâce à des mouches et à des poissons dans un bocal. C'est sans doute de ce mélange intime entre les raisonnements les plus abstraits et les opinions les plus ordinaires que ce Dialogue tire son éternelle jeunesse.
--Ce texte fait référence à l'édition
Poche
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