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Diamond Dogs
 
 

Diamond Dogs [Import]

David Bowie Album vinyle
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Page Artiste David Bowie

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Biographie

David Bowie, de son vrai nom David Robert Jones, est né le 8 janvier 1947 à Brixton, dans la banlieue de Londres. Il découvre le jazz et les poètes de la Beat generation avec son frère Terry, avant de succomber au charme du rock'n'roll.

En 1962, il joue du saxophone au sein des Kon-Rads, et reçoit un mauvais coup qui lui laisse une pupille dilatée, ce qui lui donne ce regard étrange dont il saura… Plus de détails sur la Page Artiste David Bowie

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Détails sur le produit

  • Album vinyle (24 septembre 2001)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: Simply Vinyl
  • ASIN : B0000542LL
  • Autres versions : CD  |  Téléchargement MP3
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Descriptions du produit

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Après qu'il ait enfanté quelques chefs d'œuvres, on a souvent à tort reproché à David Bowie la médiocrité de Diamond Dogs. Livré à lui-même, il réalise un album noir parfois proche du mythique Berlin de Lou Reed: l'œuvre d'un mutant aux abois (le guitariste Mick Ronson ne fait pas partie du casting) à l'image d'Halloween Jack, son personnage mi-homme mi-chien peint pour la pochette signée Guy Peellaert. Fasciné par l'écriture de Burroughs et l'univers d'Orwell ("1984" et "Big Brother" y font allusion), Bowie signe un album conceptuel dont émerge le single "Rebel Rebel" qui rappelle Ziggy Stardust. Le reste annonce en partie la dance sophistiquée de Young Americans. --Philippe Robert

Description

Un projet de comédie musicale autour du roman d’anticipation 1984 de Georges Orwell tournant court, David Bowie décida de livrer sa propre interprétation d’une société post-apocalyptique et se mit à réaliser une sorte d’ « album concept ». Guy Peellaert fit la pochette : David Bowie, avec sa coupe teintée de rouge est allongé sur le sol déployant un corps hybride d’humain et de chien avec en arrière plan deux créatures féminines hideuses tout droit sorties du film Freaks  de Tod Browning. L’effet glauque et nauséeux au possible annonce un des plus sombres et pessimistes albums depuis The Man Who Sold The World . Diamond Dogs  est entièrement l’œuvre de Bowie avec quelques collaborations de musiciens extérieurs. Après la dissolution acrimonieuse des  Spiders From Mars  Bowie s’éloigne du classicisme « rock » des précédents disques de l’ère Ziggy. Diamond Dogs  s’ouvre sur une introduction terrifiante où Bowie très influencé par Williams Burroughs chef de file du mouvement littéraire de la « Beat Generation » décrit la cité délabrée de « Hunger City ». Burroughs avait créé la technique du « cut up» consistant à écrire un texte, à découper chaque ligne et à mélanger les morceaux au hasard. Cela donne un style éclaté, reflétant le chaos d’une situation ou d’une pensée. Bowie se servit du « cut up» sur « Future Legend » : vision hallucinée inspirée d’un récit du 19ème siècle des quartiers misérables de Londres où de jeunes enfants en haillons, sortes de proto-punks vivent sur les toits. Soudain, parmi des hurlements de chiens à l’agonie une voix clame : « ce n’est pas du rock’n’roll, c’est un génocide ». « Diamond Dogs » prolonge ces visions sordides sur un riff stonien et nous présente « Halloween Jack » sa nouvelle incarnation, un survivant échappé aux hordes de « Diamond Dogs ». Il semble à l’aise dans cet univers désolé et hostile : « Halloween Jack est un gars très cool, il vit sur les sommets de Manhattan / L’ascenseur est cassé, il descend par un câble ». S’ensuit ce qui reste pour de nombreux fans comme l’acmé de Bowie la fameuse suite de neuf minutes qui enchaîne « Sweet Thing », « Candidate » et « Sweet Thing » (reprise). « Sweet Thing » est une ballade mélancolique sur les peines d’amour du personnage dans une ville décrite comme dans un vieux film. David Bowie prend des intonations de crooner pour déclamer un texte obscur écrit en « cut up » tandis que la musique ne cesse de changer de ton et de tournoyer.

Dans « Rebel Rebel », Bowie fait toutes les parties de guitare. Le texte renvoie au thème familier de l’ambiguïté sexuelle. Ce sera l’un de ses plus gros succès atteignant la 5ème place des charts anglais. « Rock’n’Roll With Me » est un slow envoûtant où Bowie traite de son rapport avec le public. On perçoit l’ angoisse de voir son statut de star submerger l’artiste. Le titre sonne comme une variation de « Rock’n’Roll Suicide ». « We Are The Dead » est un des morceaux subsistant de la comédie musicale avortée autour du 1984 d’Orwell. L’ouverture au piano électrique évoque une musique de film d’horreur. L’imagerie employée est très gothique avec en  filigrane l’histoire de deux amants qui se demandent si leur amour va survivre à travers les âges.

« 1984 » est le titre le plus étonnant de l’album déclinant une soul urbaine à la Isaac Hayes. Ce style soul dominera bientôt les futures travaux de Bowie. Le texte est malicieux (ou cynique ?) avec une allusion à la fameuse phrase de Bob Dylan de « The Times The Are a-Changing » : « On peux dire que si les temps changent ce n’est pas en faveur de la liberté ». « Big Brother », ainsi que le morceau avec lequel il s’enchaîne, « The Chant Of The Ever Cercling Skeletal Family » est l’un des sommets de Bowie. Il y fustige la suprématie du dictateur mais constate qu’il n’est pas si déplaisant de s’en remettre à lui. Avec Diamond Dogs, David Bowie livre un album intense, désespéré qui anéantit toute tentative de prolonger le glam rock. La complexité des arrangements et la diversité des atmosphères, en font un disque novateur qui mit du temps à être reconnu à sa juste valeur.  



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20 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 CHEF D'OEUVRE, 25 mars 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Diamond dogs (CD)
L'album le plus envoutant de David Bowie, d'une richesse musicale incroyable. Puissant, sensuel, sombre et bigarré.
La chanson-titre de l'album, mêlant rock et texte ésotérique, est délicieusement malsaine.
La "trilogie" 'Sweet Thing/Candidate/Sweet Thing (Reprise)' est FA-BU-LEU-SE ! S'il ne devait rester qu'une chanson de Bowie, je choisirais celle-ci. Une chanson épique, ouvertement sexuelle, desespérée qui alterne les mouvements musicaux, qui nous permet d'admirer les différents registres de voix de Mr Bowie, tour à tour caressante et sombre.
Déboule alors le fameux 'Rebel Rebel', sympathique mais plutôt hors sujet dans l'album.
L'album continue avec 'Rock'n'Roll with me' qui évoque un peu Lennon. Pas vraiment une chanson essentielle...
Puis on repart dans les profondeurs sombres de l'album avec 'We are the dead'. Sublime et suave avec un Bowie écorché vif, ne parvenant pas à reprendre son souffle dans sa longue plainte.
'1984' fait un peu figure d'ovni avec ses rythmiques disco. A l'instar de la chanson Diamond Dogs, on est saisi par le contraste entre les rythmes flamboyants et la noirceur du propos. Très malsain et franchement jouissif!
L'allusion (explicite) au 1984 qui a inspiré l'album trouve son dernier écho avec 'Big Brother', chanson prophétique à grand renfort de choeurs et nappes de trompettes.
L'apnée dans l'univers glauque de Hunger City s'achève sur les rythmes quasi-tribaux de The Chant of the ever circling skeletal family. Vous pensiez être au bout de vos surprises ? Vous vous trompiez...
Cet album est à mon sens l'oeuvre la plus riche et la plus aboutie de Bowie. Intense et apocalyptique... Indispensable, quoi!
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très mal jugé, pourtant très bon., 25 janvier 2007
Par 
Meyer "andre meyer" (France Alsace) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Diamond dogs (CD)
J'avoue, oui j'adore le glam. Oui j'ai aimé tous les disques de Bowie de 1971 à 1974, je les ai bien réécouté de Hunky Dory a Diamond dogs. Déja Pin up a été très mal jugé. Celui ci encore plus. On le dit plus faible, on a meme déja dit que ce disque trahissait son manque d'inspiration a cette période.

Bizare, car, à l'ecoute je n'entends pas tout ca. Les titres sont peut-etre inegaux, mais l'album possede quand meme des qualités indéniables, ainsi que des innovations musicales. Certains passages essaient meme d'etre experimentaux, sonnant très etrange, et l'on ne comprends pas toujours ou Bowie veut en venir. Tout d'un coup, il débouche sur un Rebel Rebel, excellent titre glam toujours aussi entrainant!!!

Pour moi, il reste le dernier bon album de Bowie des années 70, mais bon, chaque personne aura un avis différent sur la question...
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 C'est du très bon BOWIE !!!!, 6 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Diamond dogs (CD)
Je suis inconditionnelle de BOWIE des années 60 à 80 ! cet album est un des meilleurs, à mon avis !!
Du vrai, du grand Bowie !!! à écouter sans modération, pour tous ceux et celles, qui aiment les années 70'
UN MUST !!!!
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