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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le premier album solo de Natacha Atlas,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Diaspora (CD)
Tout le monde connaît Natacha Atlas pour son phénoménal succès avec sa reprise de Françoise Hardy "Mon Amie La Rose", qui lui valut même une Victoire de la Musique. Par contre, peu savent que la diva fût auparavant membre du plus créatif des groupe ethno-electro, Transglobal Underground. Pour ceux qui n'étaient pas encore né, sachez que sans Transglobal, il est fort à parier que des artistes comme Gotan Project, Nitin Shawney, Asian Dub Foundation ou encore Fun-Da-Mental n'auraient sans doute jamais vu le jour. De fait, "Diaspora", premier effort en solitaire de la Dame, s'apparente à un album de transition entre l'énergie electro de Transglobal et la Natacha que nous découvrirons plus tard. Il est indispensable de découvrir cet album riche et émouvant pour comprendre toute la palette musicale que Natacha développera plus tard tout au long de sa carrière (du traditionel "Ayestheni" à l'ambient "Foretold In A Langage of Dreams" en passant par le très pop et remarquable "Something Dangerous"). Enfin, pour la petite histoire, sachez que ce disque contribua grandement au début de la carrière d'Asian Dub Fondation dans l'hexagone ; en effet, c'est en leur offrant d'assurer sa première partie que Natacha permit à Asian Dub de rencontrer son premier public. Et je peux vous assurer qu'à l'époque, les liens musicaux entre Asian Dub et Natacha semblait évident à tout le monde... Raison de plus pour découvrir, même sur le tard, c'est incroyable disque fondateur qu'est "Diaspora"...
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Natacha, la première de l'Atlas,
Par Killingp (Bruxelles) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Diaspora (CD)
Natacha Atlas : Diaspora (1995)Voici une petite quinzaine d'années, la Fnac éditait une série de petits bouquins sur différents genres musicaux. Des choix subjectifs, mais toujours judicieux et qui surtout donnaient envie de découvrir des artistes. C'est ainsi qu'en 1995, j'ai découvert l'univers de Natacha Atlas. J'ai depuis perdu le bouquin de la Fnac, mais j'ai heureusement collé la critique du premier album de l'opulente Egyptienne, Diaspora. Voici ce qu'écrivait le chroniqueur : 'Egérie du groupe Transglobal Underground, Natacha Atlas en solo donne à la culture orientale un ton groovy irrésistible. Et instantanément, on se prend à rêver à ces étouffants bazars orientaux, à ces cafés ridiculement forts et à de lascives danseuses du ventre.' Il a raison, le critique. Combien de morceaux de Natacha n'ai-je utilisés pour sonoriser mes films orientaux. Passons en revue la platine de cette chanteuse au cri persan : on démarre en douceur avec Iskandéria. Tout juste bon comme musique d'arrière-salle d'un restaurant couscous, vous dites ? Leysh Nat'Arak vous contredit aussi sec qu'un pois chiche abandonné sur un coin de table. Ça y est, l'envoûtement commence. Le groove décrit plus haut fait son effet, les violons rythment les ondulations ventrales de la belle. Vous vous levez de table et ridiculisez le ridicule... Diaspora vous permet de calmer vos esprits. Un morceau dub à souhait, avec des voix masculines devant, féminines derrière (un peu comme dans une scène du film Lawrence d'Arabie, quand l'armée du cheikh se met en marche, vous vous souvenez ?). Yalla Chant, son premier succès, déboule sur la piste. Natacha nous parle d'amour, des rythmes de l'univers, 'lets go'... Yalla ! Passons deux morceaux fissa pour arriver à un de mes préférés : Feres. Le nombre de mélodies reprises dans ce long morceau est incroyable. C'est de la musique traditionnelle arabe d'un très haut niveau, à peine poli pour nos oreilles européennes. Avant-dernier ovni de cet opus : Fun does not exist. Cela commence par un sample de White Lines (Grandmaster Flash) cela se poursuit par une rythmique lancinante, les tambours battent le tempo, un accordéon invite cette citoyenne du monde (puisque c'est dans l'Atlas...) à nous envoûter. Fun does not exist' ? Suis pas d'accord. Après ce chef-d'oeuvre, place à un morceau dub qui répand ses basses sur plus de 7 minutes. Dub Yalil le bien nommé. Les danseuses sont lasses, le public est en transes, Natacha puise dans ses dernières ressources et nous berce sur les bords du Nil. Râ Lovely... le soleil se couche lui aussi. Tout se calme, mais cette voix ne me lâche pas ; moi, je reste attaché à Natacha. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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