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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Une oeuvre unique,
Par Aaken (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dick Tracy - Édition Spéciale (DVD)
Dick Tracy avait créé l'évènement lors de sa sortie. Casting de rêve, musique de Danny Elfman, Warren Beatty à la direction, les chansons de Stephen Sondheim et la célèbre bande dessinée de Chester Gould.Maintenant le film, même s'il reste impressionnant visuellement, pêche surtout par son scénario qui essaie de réunir la plupart des personnages de la série. Du coup, peu sont réellement développés et l'on s'y perd un peu si l'on ne connaît pas par c½ur la bande dessinée. Les seuls à tirer leur épingle du jeu sont Al Pacino dans un extraordinaire numéro de cabotinage en Big Boy Caprice qui cite Platon et Nietzsche à tort et à travers, et Madonna, très émouvante en Breathless Mahoney, mi femme fatale, mi ange déchue qui apporte la seule note ambiguë parmi tous les personnages assez unidimensionnels. Mais c'était ce que Warren Beatty voulait : rester fidèle à l'esprit de Chester Gould, où tous les éléments sont génériques et archétypaux, il y a les bons d'un côtés et les méchants de l'autre, la ville est une ville sans nom, le café où se retrouvent les personnages est LE café, le night-club est LE night-club, l'enfant s'appelle 'Kid'... Beatty a rejeté toute complexité, mais a en revanche admirablement utilisé les couleurs qui enrichissent une action et des personnages aussi 'plats' que peut l'être une bande dessinée. La partition de Danny Elfman, très gershwinesque, agit de la même manière : thème martial pour le monde masculin de Dick Tracy, et thème plus mélodieux pour les deux personnages féminins. Les décors ressemblent à des décors de théâtre, et font penser à certains films expressionnistes allemands. Par ailleurs, l'esthétique du Film Noir, est également très présente : l'action qui se passe principalement la nuit, les jeux d'ombres, et le personnage de Breathless Mahoney qui rappelle ces veuves noires interprétées par Ava Gardner, Rita Hayworth ou Jane Greer. Les chansons, 'torch songs' de Sondheim, éléments indispensables à la 'panoplie' de la femme fatale complètent le tableau. Le paradoxe est que Warren Beatty réussit tellement bien à retranscrire l'esthétique de la bande dessinée que le film devient une succession de cadres, et que l'originalité du film disparaît derrière une apparente simplicité qui, parfois, peut provoquer l'ennui pour celui qui ne tient pas spécialement à se livrer à une analyse cinématographique. Mais Dick Tracy reste un film exceptionnel , une ½uvre un peu à part dans le genre bande dessinée portée à l'écran. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Entrez dans le monde de Dick Tracy,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dick Tracy - Édition Spéciale (DVD)
C'était un cadeau pour ma moitié qui l'avait vu enfant. Pour un premier visionnage en 2011, je ne me suis pas dit "ça a vieilli quand même" et je suis entrée dans cet univers très rapidement. Et j'ai adhéré !
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3.0 étoiles sur 5
Le scénario, le scénario, le scénario,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dick Tracy - Édition Spéciale (DVD)
Le médiocre Batman de Tim Burton venait de triompher au box office quand Warren Beatty s'empara du célèbre comics Dick Tracy de Chester Gould. A l'encontre du Burton (ou des Superman des années 1980), c'est un film d'une grande audace que nous livrait Beatty, dans une tentative (restée sans descendance jusqu'à Sin City ou 300) de restituer au plus près l'esthétique des BD originales.Entrer dans ce film, c'est avant tout avoir ce choc : le chef-opérateur de Bertolucci, Vittorio Storaro, le directeur artistique Richard Sylbert et le chef décorateur Rick Simpson ont fait produit un travail incroyable pour respecter une palette limitée de 7 couleurs primaires et confectionner des décors inédits, constitués de miniatures et carton pâte pleinement assumés. Hélas, passé l'émerveillement de cette esthétique inédite, passée la curiosité de voir comment se débrouille Madonna et sous quels déguisements se cachent Dustin Hoffman et Al Pacino, le soufflet retombe, en raison d'un scénario archi-conventionnel (et néanmoins confus) et de personnages sans intérêt. Beatty a revendiqué cette artificialité mais c'est elle qui, en définitive, ruine son projet, qui manque de chair et d'émotion. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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