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Dictionnaire amoureux du Vin [Broché]

Bernard PIVOT
4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (7 commentaires client)
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Descriptions du produit

Extrait

Extrait de l'avant-propos de Bernard Pivot :

Je n'avais d'autre légitimité à écrire ce Dictionnaire amoureux que mon amour du vin, ainsi que mon enfance, pour sa part la plus libre, passée dans les vignes. J'y ajoute le hasard qui a sollicité du vin quelques heureuses interventions sur le cours de mon existence. Tout cela fait peu, comparé à la science et à l'expérience des professionnels, qu'ils soient vignerons, oenologues, marchands, cavistes, sommeliers, journalistes, experts de l'étiquette ayant justement l'étiquette d'experts, érudits pipelets de la pipette. Et combien d'écrivains nés dans un vignoble ou adoptés par une appellation auraient été enchantés de vinifier tout un livre, d'y célébrer les vins qu'ils ont appris à écrire avec les mots qu'ils ont appris à déguster ?
Ce qui m'a déterminé à me lancer dans cet ouvrage, c'est, au contraire de la double peine, le double plaisir : écrire sur le vin après l'avoir bu. Je n'étais pas le plus autorisé à le faire ; je n'avais pas le moins l'envie de remplir des pages après avoir, une vie durant, vidé un certain nombre de bouteilles. Encore que ce livre ne soit ni un manuel de dégustation ni un carnet d'adresses. Dans l'édition et dans la presse, des confrères compétents sont nombreux à guider le public.
Ce dictionnaire n'est pas non plus une encyclopédie des vignobles, des cépages, des appellations et de leurs classements, des travaux de la vigne, des techniques oenologiques. Ni une histoire universelle de la vigne et du vin. Ni une anthologie littéraire et artistique. Ni un traité politique, juridique, médical, religieux sur un sujet très sensible. Voilà qui occuperait combien de dizaines de volumes ?
Mais il y a un petit peu de tout cela dans ce livre de soif dont je ne me risquerais pas à affirmer, quoique je vieillisse, sinon dans du chêne du moins en touchant du bois, qu'il peut prétendre à quelques années de garde. Je n'évoque dans les pages qui suivent que ce que je connais, j'aime, et qui me passionne. Il y a de l'autobiographie, des lectures, des souvenirs de cuvage, de cave, de table et de zinc, des portraits d'hommes du vin, des vignobles, des châteaux, des bouteilles, des tire-bouchons, des tastevins, des dégustations, des arômes, tout cet arroi d'objets, de sensations et de mots qui accompagne Casanova dans sa conquête perpétuelle des jolies bouteilles.

Voici cependant l'essentiel : le vin, c'est de la culture.

Revue de presse

En encyclopédiste, Pivot répond ici très précisément à toutes les questions qu'on ne se pose pas. Qu'est-ce que l'ampélographie ? Pourquoi l'oeuvre du poète arabo-persan Abû-Nuwâs est-elle interdite dans les pays arabes ? Quel est le champagne le plus souvent cité dans les romans français et étrangers ? Y a-t-il un lien entre le Meursault de «l'Etranger», de Camus, et le vin de Meursault ? Quel est le rapport entre la «ronflée» et la «muflée» ? Où Robespierre a-t-il chanté le vin ?
De A comme «A la tienne !» à Z comme «Zinc», Bernard Pivot, titulaire du Mérite agricole et grand officier de la Confrérie du Clos de Vougeot, donne enfin le secret de ses émissions littéraires, et de leur exceptionnelle longévité : «Le vin stimule le bavardage, inspire les confidences, pousse les feux de l'imagination. C'est probablement cette palabre, durant ma jeunesse à Quincié, tandis que j'étais adossé aux foudres et aux barriques, qui m'a donné le goût de la conversation.» Elle se poursuit, joyeuse, dans ce livre fruité qui vieillira bien. (Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 5 octobre 2006)

En près de 500 pages, pas un mot abscons ou technique, pas une préciosité, pas une intimidation. Des invitations multiples à pénétrer un univers complexe mais d'accès facile, imprévisible mais plein de bonnes surprises. Ce dictionnaire est rédigé par un amateur ne cherchant que le plaisir et se souvenant avec émotion et gratitude de tout ce que lui a apporté le vin. Il ne songe ni à impressionner le lecteur ni à être exhaustif et nous prévient dès la première page qu'il ne tentera pas de se mesurer aux «érudits pipelets de la pipette». Partiel et partial, c'est un authentique connaisseur, cultivé mais toujours curieux, qui nous guide avec éclectisme et humour, ne nous entretenant que des mots qui l'inspirent parce qu'il les a vécus. Ou bus. (Éric Conan - L'Express du 12 octobre 2006)

Les évocations personnelles sont ce que le Dictionnaire amoureux du vin a de meilleur. Ailleurs, Bernard Pivot a tendance à s'en tenir au signe social qu'accaparent les grandes bouteilles et les crus mythiques. Au risque de passer pour un buveur d'étiquettes, ce qu'il n'est pas lorsqu'il évoque la haute mémoire de Jules Chauvet, négociant-poète et père de la vinification moderne, le premier de sa date à avoir senti la possibilité de libérer les vins des levures exogènes, de la chaptalisation, de la filtration, de l'acide tartrique et de ce maudit soufre qui nous fait tant de mal.. (Sébastien Lapaque - Le Figaro du 19 octobre 2006)

Un mot de l'auteur

J'ai écrit ce Dictionnaire amoureux du vin, tout simplement parce qu'il s'inscrit dans une collection du «Dictionnaire amoureux». Et j'ai trouvé assez astucieux, alors qu'on attendait de moi une sorte de dictionnaire amoureux des livres ou de dictionnaire amoureux de la littérature, de proposer un Dictionnaire amoureux du vin, dans lequel je pourrais raconter, avec pudeur, mon enfance par exemple. Je n'avais pas du tout envie d'écrire une autobiographie ou des mémoires, mais cette manière un peu détournée, un peu astucieuse de parler de moi à travers le vin me plaisait beaucoup. D'autre part, le vin, pour moi, est le produit de consommation le plus important. Le vin est d'ailleurs le seul produit qui possède un dieu : Dionysos pour les Grecs, Bacchus pour les Romains. Aucun autre, ni le blé ni la bière, ni la vodka n'ont des dieux. C'est un privilège qu'a le vin. Je me suis donc dit, au fond, que parler du vin, c'est parler de pratiquement toute la culture du monde. Parler du vin, c'est parler de la mythologie, de la religion, de l'histoire, de la géographie, de la géologie, de la climatologie, évidemment de l'oenologie. Mais c'est aussi parler de la littérature, de la peinture, de la sculpture, du cinéma, du théâtre, de l'opéra, de la chanson. Le vin est partout. Il est une sorte de condensé de la culture, et écrire sur le vin, c'est écrire un livre culturel. Il y avait aussi le fait que je me posais des questions, et je voulais y apporter des réponses. Je me disais, par exemple : pourquoi les Anglais qui ne sont pas producteurs de vin, ont-ils inventé le tire-bouchon, pourquoi ce sont les Gaulois, et non pas les Italiens ou les Grecs, qui ont inventé le tonneau ; pourquoi, au fond du taste-vin, il y a d'un côté des stries, et de l'autre côté des cupules ; pourquoi, dans la religion catholique, dit-on la messe avec du vin blanc et non pas avec du vin rouge, la métaphore avec le sang du Christ étant beaucoup plus frappante. Je me suis posé beaucoup de questions, et des questions qui relevaient de la littérature qui est quand même mon domaine. Je me suis dit : est-ce que des écrivains propriétaires de beaux vignobles comme Montesquieu dans les graves, comme Lamartine dans le mâconnais, comme Paul-Louis Courier au bord de la Loire, comme François Mauriac dans le bordelais, ont-ils été des fins connaisseurs du vin ? Ont-ils été des dégustateurs ? Comment ont-ils parlé du vin ? Il y avait plein de questions : des questions directement liées au vin ou aux appareils qui permettent de le goûter, et des questions qui prenaient naissance dans un périmètre beaucoup plus large que la cave ou le chais. J'avais donc envie de répondre à toutes ces questions, parce que je n'avais pas la réponse. Évidemment, dans le livre, j'essaie d'apporter ces réponses. Ce livre parle effectivement précisément du vin. Je parle de tous les vignobles que je connais, et d'abord de ceux que je connais le mieux parce que mon enfance y est liée comme la Bourgogne, comme le Beaujolais ; j'y parle aussi du bordelais ou de l'Alsace, un peu du Languedoc-Roussillon, des vins des côtes du Rhône et de la Champagne, bien entendu. Ceci est directement lié au vin. Mais j'élargis le cadre, j'élargis la perspective, en parlant aussi bien, par exemple de Claude Bernard, le grand médecin qui est né dans le Beaujolais, que de Gnafron qui pour moi était un personnage de mon enfance puisque je suis Lyonnais. Je parle aussi évidemment de saint Vincent ; je me suis dit : pourquoi saint Vincent qui est un diacre espagnol est-il devenu le patron des vignerons ? C'est là aussi un vrai mystère, et j'ai essayé de répondre à la question. Eh bien, vous qui m'avez écouté jusqu'à présent, je ne puis que vous exhorter à boire du bon vin, modérément, mais à boire du bon vin. Cela ne veut pas dire automatiquement des grands vins, non, mais des bons vins qui vous plairont, qui seront adaptés à votre humeur du moment. Bonne lecture et large soif !

Biographie de l'auteur

Ouvrez les guillemets, Apostrophes, Bouillon de culture, Double je, Les Dicos d'or : voilà pour la télévision. Fondateur du magazine Lire, chroniqueur littéraire au JDD : voilà pour l'écrit. Enfin, après avoir siégé au Prix Interallié, Bernard Pivot est désormais membre de l'Académie Goncourt : voilà pour la lecture.
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