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Comme Jacques Cotin l'explique dans sa préface, le sexe nous parle de notre animalité mais aussi de notre origine. Ainsi, l'intérêt que les humains lui portent est infini. S'il en faut une preuve, il n'y a qu'à citer la somme de traités techniques des figures de l'amour ainsi que les gravures leur donnant vie qui se sont succédé d'une époque et d'un pays à l'autre.
Avec son Dictionnaire des postures amoureuses, Jacques Cotin poursuit la tradition. "Le livre n'est là, écrit-il, que comme métaphore du vrai livre, le corps." Aussi feuillète-t-on son ouvrage avec le plus grand soin : les postures orientales et occidentales alternent en un ordre que l'auteur a voulu alphabétique, par goût de l'arbitraire, dit-il. Mais la typologie surprend davantage en ce qu'elle compte, parmi les positions dûment décrites, des scènes de fiction relatant une nuit de noces, un dépucelage. S'y trouvent aussi des conseils – par exemple – pour faire l'amour avec un plus petit que soi… Un livre en somme fort original. --Isabelle Rossignol
Quatrième de couverture
Dans L'Académie des dames, la délurée Tullie explique gravement à son amie Octavie que « toutes les inflexions et les contorsions du corps sont autant de postures différentes. On n'en peut dire précisément le nombre, ni quelle est la plus luxurieuse. Tout le monde n'a pas une même manière d'aimer. » Voici donc mille et une postures amoureuses, à feuilleter dans l'ordre alphabétique, donc arbitraire, du dictionnaire. Puisées dans les manuels classiques ou revenues de l'Orient extrême, elles composent un curieux paysage où, des Kâma Sûtra aux Paradis charnels, la science pratique de l'amour se délecte à cataloguer, avec l'imagination la plus débridée, l'inventaire infini des désirs et des fantasmes. Le minon-minette renversé, la main odalisque, le clou de la passion, le rebours de la cavalcade, à l'accolade, en artilleur, en crampon de la cigale, à l'écuyère, la croisée ou la meilleure... Clos, mais jamais achevé, un dictionnaire est par essence inépuisable...