Le dernier prêtre qui ait échappé aux persécutions anticléricales d'un gouvernement révolutionnaire est traqué par la police. Sa tête est mise à prix, il se cache. C'est un être lâche et faible. (...)
Ce métrage, adaptation assez fidèle du roman de Graham Greene, La puissance et la gloire, dû subir quelques retouches afin de ne pas s'attirer les foudres des ligues puritaines de l'époque.
Cette oeuvre, d'une qualité picturale certaine, demeure un des opus préférés de John Ford, alors que personnellement je trouve ce métrage terriblement bancal et surestimé où tout humanisme et toute tendresse pour les personnages parsemant cette intrigue y sont absent, alors que ces deux caractéristiques étaient les pierres d'achoppement de la filmographie fordienne. D'ailleurs, Henry Fonda détestait purement et simplement ce film au point de penser que c'était - et de loin- sa pire collaboration avec le réalisateur d'origine irlandaise.