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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Anti punk,
Par Religionnaire (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dire Straits (Version Remasterisée) (CD)
En pleine déferlante punk ce groupe a osé rappeler les origines du rock : le blues et la country. La majeure partie du succès revient au talent de guitariste de Mark Knopfler (laid back à la JJ Cale, bouton de volume). Il n'a jamais aussi bien joué. C'est leur premier album mais il donne une étonnante impression de maturité. Il y a les 2 tubes Sultans Of Swing (et son immense solo de guitar hero) et Down To The Waterline, mais ce disque regorge de titres de grande qualité souvent oubliés. Setting Me Up, bon shuffle rock bien rapide, est un style dynamique qui aurait gagné à être conservé plus longtemps par le groupe. La ressemblance est d'ailleurs frappante avec Southbound Again. In The Gallery est la meilleure et la plus représentative de l'album. La guitare y est déclinée à toutes les sauces. A l'époque leurs douces ballades avaient une durée de vie encore potable et sonnaient plus authentiques (Wild West End). On était vraiment loin du Calling Elvis à l'époque.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le paradis du songwriting blues-rock et de la guitare électrique jouée aux doigts,
Par steelguitar (Auvergne) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dire Straits (Version Remasterisée) (CD)
Ce disque est d'une perfection inégalée de bout en bout.Rythmique et mise en place parfaites. 9 chansons, dont le fameux "sultans of swing" et son solo devenu légendaire, mais aussi "water of love" avec sa guitare jouée en "slide" avec un bottleneck, et "six blade knife", modèle de chanson épurée à la JJ Cale. D'autres chansons moins connues méritent elles aussi le détour, notamment "lions" (au niveau guitaristique, cette chanson est typique du style knopflerien avec ses effets de "violoning" en gommant l'attaque du son avec une pédale de volume). Cet album est le point de départ fulgurant d'un songwriting profondément riche, d'inspiration dylannienne pour la voix et JJ calienne pour la décontraction et le "laid-back", mais qui reste au final personnel. Knopfler a d'ailleurs amplement démontré par la suite sa capacité à composer de véritables pépites musicales, originales, tout au long de sa carrière). Le style de guitare, reconnaissable entre mille, est proprement lumineux et virtuose : limpidité des phrasés, mélodie parfaite des soli, rythmique complexe pleine de contretemps et syncopée. Pour l'amateur de guitare, cet album est le véritable paradis de la guitare électrique (Fender Stratocaster) jouée aux doigts en finger-picking; Chet Atkins était le roi du finger picking country, Knopfler adoubé par Atkins lui-même, est définitivement l'empereur du finger-picking rock et blues-rock. Il est à noter que le remaster est sympa : côté qualité du son, je ne vois pas trop de différences avec la version laser non remasterisée, par contre, il est bien sympathique de disposer de quelques secondes de plus de "fade out" (parfois une petite dizaine de secondes) sur chaque morceau... on découvre un solo fantômatique qui continue au delà de ce que l'on connaissait... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une belle claque dans la gueule.,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Dire Straits (Version Remasterisée) (CD)
Quand Dire Straits pointe le bout de son nez, en février 1978, avec son premier album éponyme, mon intérêt pour le rock s'est évaporé. Le flux de daubes discos, de fientes punks et les balbutiements de la new-wave qui inonde alors les ondes et les bacs m'indiffère complètement, voire me gonfle comme vous ne pouvez même pas l'imaginer. Nostalgique des grandes heures du british boom, de l'invasion britannique, de la vague acido-psychédélique, de la west coast américaine, du southern rock de l'Allman ou du Lynyrd, je ne suis alors plus du tout en phase avec la musique rock qu'on me sert. Dire Straits m'a remis sur les rails l'espace de quelques albums, avant que je ne lâche définitivement l'affaire avec les années 80 et sa triste suite. La bande du critique rock Mark Knopfler, de son frère David, travailleur social, de l'étudiant en sociologie John Illsley et du batteur de studio Pick Withers, même si elle n'a pas pondu l'album du siècle, me réconcilie avec le rock à l'ancienne, influé par les ambiances de country, de blues, de folk et de swing. C'est déjà un bon point. Racé et fin, frais, sobre et cohérent, varié et complet, intelligent, unique même, doté de solides compositions, de textes très habilement restitués sur les blèmes de l'époque, cet album mid tempo que n'aurait pas renié J.J. Cale, placé sous la direction du frangin le moins connu des Winwood, Merwyn « Muff », ex membre du Spencer Davis Group, permet de s'échapper de la guimauve disco ambiante et de la fureur « no future » de cette fin de seventies. Il est alors une secousse pour moi. Il était temps, je frisais l'implosion. Sultans Of Swing, sa pierre angulaire, s'annonce comme la bouffée d'oxygène dont la musique a alors besoin. On ne peut donc pas oublier ce disque bienfaiteur, opportun, revu, au fil du temps, comme un LP très accompli et essentiel de ce temps. La terre entière s'entiche pour ce premier contact flamboyant avec le quatuor de Newcastle, plus difficilement au Royaume-Uni peut-être. Nul n'est prophète en son pays, c'est bien connu. L'album va au-delà des deux millions d'exemplaires porté par l'ouragan Sultans Of Swing et par les tornades que sont Down To The Waterline, Wild West End, Setting Me Up. C'est la meilleure réponse aux souillures écrites par les critiques du moment qui, trop préoccupés à porter aux nues les merdes « no future » taxent Dire Straits de passéiste. Je veux bien, mais les journaleux, maintenant que vous me pratiquez, vous savez ce que j'en pense... N'en déplaise à cette caste, ce LP est des plus agréables, dans son enrobage à la J.J. Cale, jamais ennuyeux, naturel, brodé autour de la belle guitare de Mark Knopfler. Les guitar-heroes font leur retour et vous voudriez que l'on passe cela sous silence ? (PLO54)
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