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Cependant, Descartes redevient philosophe dès lors qu'il rejoint sa chambre et nous invite, à son instar, à nous arrêter en chemin pour tester la solidité de nos certitudes. C'est à l'âge d'homme, quand le savoir accumulé obscurcit l'esprit, qu'il faut savoir s'offrir, au moins une fois en sa vie, le luxe du doute. Faites place nette sur votre table de chevet pour y déposer, comme une purge aux vertus cathartiques, ce texte radicalement moderne ! --Paul Klein
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Commentaires client les plus utiles
5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Excellente édition pour les honnêtes gens,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discours de la méthode (Poche)
Cette édition du Discours de la méthode est excellente car partant du constat que le français du XVIIe siècle pose de réelles difficultés au lecteur d'aujourd'hui, elle propose des annotations tout au long du texte pour expliquer les concepts, tournures de phrases, significations des mots (différentes de celles d'aujourd'hui). C'est pourquoi je conseille vivement cette édition aux élèves de Terminale, étudiants et plus simplement aux honnêtes hommes afin qu'ils ne soient pas rebutés d'emblée par la difficulté de la langue. Tout être ne doit pas passer à côté de ce chef d'oeuvre de la pensée : ne pas apprendre à "conduire sa raison" pour une somme aussi modique est un vrai gâchis.Alors que la première publication date de septembre 2000, cet ouvrage vient d'être réimprimé en avril 2010 avec une couverture plus agréable, quoique sobre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
« Je ne désespère pas de pouvoir apprendre »,
Par J-michel Tartayre (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Discours de la méthode (Broché)
Six parties composent cette oeuvre clef de René Descartes, dans lesquelles le philosophe tend à rendre compte des raisons qui l'ont conduit à publier (« imprimer ») son discours, par le biais duquel il invite le lecteur à partager le regard qu'il porte sur son époque, à l'égard notamment des démarches scientifiques réalisées par ses contemporains et de la place qu'il y occupe en tant que scientifique, lui-même, et philosophe.Dans la première partie, Descartes expose les principes de sa méthode pour parvenir à une meilleure connaissance du monde qui l'entoure et, par dessus tout, de soi-même (« Mais je ne craindrai pas de dire que je pense avoir eu beaucoup d'heur de m'être rencontré dès ma jeunesse en certains chemins qui m'ont conduit à des considérations et des maximes dont j'ai formé une méthode par laquelle il me semble que j'ai moyen d'augmenter par degré ma connaissance... ») Pour ce faire, il confie qu'il préfère la posture « de la défiance » à celle « de la présomption » dans sa quête de vérité, un choix qu'il ne doit qu'à lui-même et qui, au demeurant, lui donne entière satisfaction (« je ne laisse pas de recevoir une extrême satisfaction du progrès que je pense avoir déjà fait en la recherche de la vérité... »), même s'il reconnaît qu'il peut être sujet à commettre des erreurs (« Toutefois il se peut faire que je me trompe. ») Somme toute, Descartes déclare que la finalité de sa démarche n'est, quoi qu'il en soit, pas de dicter les principes d'une méthode d'ordre universel « pour bien conduire sa raison » mais d'exposer la dynamique de celle dont il se sert pour conduire la sienne (« mais seulement de faire voir en quelle sorte j'ai tâché de conduire la mienne. ») La seconde partie de son discours rapporte comment le philosophe tire profit de son expérience des voyages et des relations qu'il entretient avec ses pairs dans les domaines de la science et de la philosophie, en s'attachant à ne retenir que « les sujets » qui se conçoivent clairement. L'analyse géométrique et algébrique demeure à cet égard, selon lui, un excellent moyen d'exercer ses sens et son imagination, un outil méthodique, de fait, qui permet d'ouvrir le processus de recherche aux autres champs de la science (« je me promettais de l'appliquer aussi utilement aux difficultés des autres sciences que j'avais fait à celles de l'algèbre. ») La troisième partie est consacrée à l'établissement d'une morale que l'auteur reconnaît d'abord être valable pour lui-même (« je me formai une morale par provision qui ne consistait qu'en trois ou quatre maximes, dont je veux bien vous faire part. ») Il s'agit d'une « morale par provision », précise-t-il, c'est-à-dire d'une morale provisoire, dans l'attente de sa reconnaissance. En premier lieu, Descartes se fait une obligation « d'obéir aux lois et aux coutumes » de son pays. Sa seconde maxime lui recommande d'être ferme et résolu dans ses actions en se fondant sur des opinions non pas « douteuses » mais « très assurées ». Dans sa troisième maxime, il observe que la quête de vérité n'est réalisable qu'en améliorant la connaissance de soi-même (« m'accoutumer à croire qu'il n'y a rien qui soit entièrement en notre pouvoir que nos pensées. ») Enfin, Descartes conclut en constatant qu'il n'y a pas de meilleure occupation en ce qui le concerne que « d'employer toute ma vie à cultiver ma raison, et m'avancer autant que je pourrais en la connaissance de la vérité suivant la méthode que je m'étais prescrite. » Dans la quatrième partie, l'auteur traite du doute métaphysique et de son rapport à Dieu. Ainsi, il reconnaît que dans la mesure où sa réflexion le conduit au constat de la difficulté qu'il éprouve à distinguer les « choses vraies » des fausses, ou vraisemblables, son être est imparfait, et qu'il en est un d'une nature parfaite au regard de laquelle celle du philosophe prend conscience de sa propre faiblesse (« Et ayant remarqué qu'il n'y a rien du tout en ceci, "je pense donc je suis", qui m'assure que je dis la vérité [...] je ne la pouvais tenir non plus de moi-même [...] par une nature qui fût véritablement plus parfaite que je n'étais, et même qui eût en soi toutes les perfections dont je pouvais avoir quelque idée, c'est-à-dire, pour m'expliquer en un mot, qui fût Dieu. ») La cinquième partie, à cet égard, rend compte des observations scientifiques de Descartes qui tendent à démontrer l'existence de Dieu, en particulier dans les domaines de l'astronomie, de la physique et de l'anatomie (« une machine qui, ayant été faite des mains de Dieu, est incomparablement mieux ordonnée, et a en soi des mouvements plus admirables, qu'aucune de celles qui peuvent être inventées par les hommes. ») Enfin, la sixième partie reprend sous forme synthétique les motifs qui exhortèrent l'auteur à écrire ce discours et à faire état, par là même, de son inquiétude concernant sa réception (« mais il est rarement arrivé qu'on m'ait objecté quelque chose que je n'eusse point du tout prévue, si ce n'est qu'elle fût fort éloignée de mon sujet : en sorte que je n'ai quasi jamais rencontré aucun censeur de mes opinions qui ne me semblât ou moins rigoureux ou moins équitable que moi-même. ») Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
27 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Bien conduire sa raison,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Descartes : Discours de la méthode (Broché)
La philosophie de Descartes est injustement peu connue. Pourtant qui n'a jamais entendu : "je pense, donc je suis" citation extraite du "discours de la méthode", une méthode intéressante pour maitriser la raison et partir à le recherche de la vérité dans les sciences.Cette édition du "discours de la méthode" est très bien présentée, richemment annotée et l'analyse qui suit le texte de Descartes est claire et concise. De plus un glossaire situé en fin du livre explique simplement les grandes idées de la pensée cartésienne. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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