le " Bancal " ; du nom du chien dont s'est pris d'affection David Lurie à la fin de ce magnifique roman .
Bancale comme sa vie , la mutation de la société sud-africaine .
Je ne reviendrai pas l'histoire et vous invite à vous reporter aux superbes critiques déjà écrites (résumé + analyse)
JM Coetzee dresse un portrait sombre ,réaliste et sans concession des conséquences de l'Apartheid sur la population blanche des fermiers ( en majorité hollandaise ) .
Un récit bouleversant dans un pays en pleine mutation ou la violence sonne comme une revanche des populations pauvres.
La vieillesse , le temps qui passe et les difficultés à accepter les vérités d'une société qui se cherche.
L'attachement viscérale à la terre ( leur ferme ) des fermiers blancs .
L'auteur use de symboles forts.
On ne sait comment interpréter le rapport aux chiens ( les hordes , l'urine , la semence , ... )
L'atmosphère y est souvent lourde , malsaine , remplie de non-dits.
Coetzee livre un éclairage inhabituel sur l'Afrique du Sud ; qui lui a valu des critiques acerbes ( une forme de racisme ? )
L'histoire m'a fait penser au film " Mad Max " , ou les fermiers blancs vivent dans des fermes isolées , encerclés par une population noire récemment " affranchie ", désireuse de réécrire l'Histoire .
L'histoire d'une triple incompréhension :
--> celle des noirs et des blancs.
--> celle d'un père et d'une fille .
--> celle de la ville ( le Cap ) et la campagne .
Quoiqu'on puisse penser de ce qu'il se passe en Afrique du Sud, en cette période post-Apartheid , cette oeuvre est puissante , limpide et livre des vérités crues .
Je partage l'avis de la très grande majorité des critiques ; c'est un petit bijou !