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Comment faire face à une révélation surprenante et à une disparition inattendue en 48 heures ? Ce sont pourtant deux événements importants qui arrivent en même temps dans la vie de Will Klein lorsqu'il devra retrouver son frère Ken et sa fiancée Sheila Rogers. "Il est vivant", a murmuré la mère de Will, sur son lit de mort, à propos de Ken, disparu onze ans plus tôt, après avoir été accusé du viol et du meurtre de leur voisine Julie Miller. Le choc est terrible pour Will qui découvre une photo de son frère datant de quelques mois. Convaincu de son innocence, il a compris et accepté sa fuite depuis longtemps. Au lendemain de l'enterrement de sa mère, Sheila disparaît en laissant un mot : "Je t'aimerai toujours." Stupéfait, il appelle son ami Carrex, ex-délinquant, devenu professeur de yoga, pour l'aider à rechercher les deux personnes qu'il aime le plus au monde. Mais il affrontera sur son chemin la fourberie d'un agent du FBI, plutôt trouble ainsi que la perversité, la violence et la pure méchanceté de deux anciens amis de son frère, sans parler du troublant passé de Sheila. En quoi leurs histoires sont-elles liées ? Le "gentil Willy" sera-t-il prêt à regarder en arrière en prenant le risque de ne pas aimer ce qu'il y trouvera ?
Pour qui aime le suspense à rebondissement, les fins de chapitres haletantes, les énigmes emboîtées comme des poupées russes… jusqu'à la page ultime, Disparu à jamais est de circonstance comme l'a été le précédent roman d'Harlan Coben Ne le dis à personne, salué par l'ensemble des critiques et des lecteurs. --Claude Mesplède
Pour qui aime le suspense à rebondissement, les fins de chapitres haletantes, les énigmes emboîtées comme des poupées russes… jusqu'à la page ultime, Disparu à jamais est de circonstance comme l'a été le précédent roman d'Harlan Coben Ne le dis à personne, salué par l'ensemble des critiques et des lecteurs. --Claude Mesplède
Premier chapitre
TROIS JOURS AVANT SA MORT, ma mère me dit ce ne furent pas ses dernières paroles, mais tout comme que mon frère était toujours en vie.
Et ce fut tout. Elle na pas explicité. Elle ne la dit quune fois. Elle nétait pas très bien. Déjà la morphine avait porté lestocade à un cur en fin de course. Elle avait le teint entre la jaunisse et un reste de bronzage. Ses yeux sétaient profondément enfoncés dans les orbites. Elle dormait la plupart du temps. En fait, elle na eu quun seul moment de lucidité après si on peut appeler ça un moment de lucidité et jen ai profité pour lui dire quelle avait été une mère formidable, que je laimais beaucoup, et au revoir. Il na jamais été question de mon frère. Ce qui ne nous empêchait pas de penser à lui comme sil avait été également présent à son chevet.
Il est vivant.
Ce furent ses mots exacts. Et, en admettant que çait été vrai, je naurais su dire sil sagissait dune bonne ou dune mauvaise nouvelle.
Nous lavons enterrée quatre jours plus tard.
Quand nous sommes rentrés à la maison pour observer le deuil rituel, mon père a fait irruption au salon, rouge de colère. Jétais là, bien sûr. Ma sur Melissa était venue de Seattle avec son mari, Ralph. Tante Selma et oncle Murray faisaient les cent pas. Assise à côté de moi, Sheila, la femme de ma vie, me tenait la main.
Voilà pour lassistance.
Il y avait une seule composition florale, énorme : une merveille. Sheila a souri et ma pressé la main quand elle a vu la carte. Pas de texte, aucun message, juste le dessin.
Papa narrêtait pas de regarder par la baie vitrée celle-là même qui avait reçu deux coups de carabine à air comprimé ces onze dernières années en marmonnant dans sa barbe : « Ah, les fils de pute. » Et il se retournait chaque fois quil pensait à quelquun dautre qui ne sétait pas manifesté.
Bon sang, les Bergman au moins, ils auraient pu faire une apparition, non ?
Il fermait les yeux, détournait la tête. Et sa fureur flambait de plus belle : mêlée au chagrin, elle formait un magma que je navais pas la force daffronter.
Une trahison à ajouter à toutes celles de la décennie écoulée.
Javais besoin dair.
Je me suis levé. Sheilama regardé, inquiète.
Je vais faire un tour, ai-je dit doucement.
Tu veux de la compagnie ?
Je ne crois pas.
Elle a hoché la tête. Voilà presque un an que nous étions ensemble. Je navais encore jamais rencontré quelquun qui soit à ce point-là sur la même longueur donde assez spéciale, au demeurant que moi. Elle ma étreint la main une fois de plus, comme pour dire : « Je taime », et une vague de chaleur sest propagée à travers mon corps.
Le paillasson devant notre porte était en faux gazon rugueux, avec une pâquerette en plastique dans le coin supérieur droit. Je lai enjambé pour sortir dans la rue, bordée de maisons à deux étages des années soixante.
Javais toujours mon costume gris foncé qui me démangeait au soleil. Celui-ci tapait sans merci une journée idéale pour la décomposition, ai-je pensé perversement. Le sourire lumineux de ma mère son sourire davant les événements a surgi devant mes yeux. Je lai chassé. Je savais où jallais, même si jaurais hésité à ladmettre.
Une force invisible my entraînait. Daucuns qualifieraient cela de masochisme. Dautres y verraient probablement un désir de tourner la page. À mon avis, ce nétait ni lun ni lautre.
Je voulais juste jeter unil sur lendroit qui avait marqué la fin de tout.
Lire la suite...
Et ce fut tout. Elle na pas explicité. Elle ne la dit quune fois. Elle nétait pas très bien. Déjà la morphine avait porté lestocade à un cur en fin de course. Elle avait le teint entre la jaunisse et un reste de bronzage. Ses yeux sétaient profondément enfoncés dans les orbites. Elle dormait la plupart du temps. En fait, elle na eu quun seul moment de lucidité après si on peut appeler ça un moment de lucidité et jen ai profité pour lui dire quelle avait été une mère formidable, que je laimais beaucoup, et au revoir. Il na jamais été question de mon frère. Ce qui ne nous empêchait pas de penser à lui comme sil avait été également présent à son chevet.
Il est vivant.
Ce furent ses mots exacts. Et, en admettant que çait été vrai, je naurais su dire sil sagissait dune bonne ou dune mauvaise nouvelle.
Nous lavons enterrée quatre jours plus tard.
Quand nous sommes rentrés à la maison pour observer le deuil rituel, mon père a fait irruption au salon, rouge de colère. Jétais là, bien sûr. Ma sur Melissa était venue de Seattle avec son mari, Ralph. Tante Selma et oncle Murray faisaient les cent pas. Assise à côté de moi, Sheila, la femme de ma vie, me tenait la main.
Voilà pour lassistance.
Il y avait une seule composition florale, énorme : une merveille. Sheila a souri et ma pressé la main quand elle a vu la carte. Pas de texte, aucun message, juste le dessin.
Papa narrêtait pas de regarder par la baie vitrée celle-là même qui avait reçu deux coups de carabine à air comprimé ces onze dernières années en marmonnant dans sa barbe : « Ah, les fils de pute. » Et il se retournait chaque fois quil pensait à quelquun dautre qui ne sétait pas manifesté.
Bon sang, les Bergman au moins, ils auraient pu faire une apparition, non ?
Il fermait les yeux, détournait la tête. Et sa fureur flambait de plus belle : mêlée au chagrin, elle formait un magma que je navais pas la force daffronter.
Une trahison à ajouter à toutes celles de la décennie écoulée.
Javais besoin dair.
Je me suis levé. Sheilama regardé, inquiète.
Je vais faire un tour, ai-je dit doucement.
Tu veux de la compagnie ?
Je ne crois pas.
Elle a hoché la tête. Voilà presque un an que nous étions ensemble. Je navais encore jamais rencontré quelquun qui soit à ce point-là sur la même longueur donde assez spéciale, au demeurant que moi. Elle ma étreint la main une fois de plus, comme pour dire : « Je taime », et une vague de chaleur sest propagée à travers mon corps.
Le paillasson devant notre porte était en faux gazon rugueux, avec une pâquerette en plastique dans le coin supérieur droit. Je lai enjambé pour sortir dans la rue, bordée de maisons à deux étages des années soixante.
Javais toujours mon costume gris foncé qui me démangeait au soleil. Celui-ci tapait sans merci une journée idéale pour la décomposition, ai-je pensé perversement. Le sourire lumineux de ma mère son sourire davant les événements a surgi devant mes yeux. Je lai chassé. Je savais où jallais, même si jaurais hésité à ladmettre.
Une force invisible my entraînait. Daucuns qualifieraient cela de masochisme. Dautres y verraient probablement un désir de tourner la page. À mon avis, ce nétait ni lun ni lautre.
Je voulais juste jeter unil sur lendroit qui avait marqué la fin de tout.
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Présentation de l'éditeur
" Ken est vivant. " " Je t'aimerai toujours. " A quelques jours d'intervalle, la vie de Will Klein va basculer quand il apprend que son frère Ken, le héros de son enfance qu'il croyait disparu à jamais, est en cavale depuis onze ans et que sa petite amie le quitte, sans explication. Ken et Sheila, les seules personnes que Will ait jamais aimées, tous deux recherchés par les autorités et accusés de meurtre... Seul contre le FBI et la mafia, Will devra se battre pour prouver leur innocence. Mais les deux êtres qui lui sont le plus cher sont peut-être aussi ceux qu'il connaît le moins... Une enquête palpitante truffée de coups de théâtre qui s'enchaînent à une vitesse incroyable, un rythme étourdissant, des personnages inoubliables... Après le formidable succès de Ne le dis à personne, Harlan Coben s'impose ici comme le nouveau maître du suspense.
Quatrième de couverture
Livingston, banlieue de NewYork. Il y a onze ans, Ken Klein, accusé d'avoir violé et étranglé sa petite amie, disparaissait à jamais, emportant avec lui la vérité sur ce meurtre aussi atroce qu'inexplicable... Convaincu de l'innocence de son frère, Will s'est résigné à cette fuite sans retour. Jusqu'au jour où il apprend que, revenu sur les lieux du crime, Ken a été aperçu dans le cimetière de la ville...
Bientôt, Will voit sa fiancée le quitter sans explication... Pur hasard ? Difficile à croire. Brutalement plongé au coeur d'une ténébreuse affaire, il est temps que Will comprenne que les deux êtres qui lui sont le plus chers sont peut-être ceux qu'il connaît le moins...
Bientôt, Will voit sa fiancée le quitter sans explication... Pur hasard ? Difficile à croire. Brutalement plongé au coeur d'une ténébreuse affaire, il est temps que Will comprenne que les deux êtres qui lui sont le plus chers sont peut-être ceux qu'il connaît le moins...
« Seuls les amateurs du grand huit savent ce que l'on peut ressentir à la lecture de ce thriller époustouflant de Harlan Coben. A lire d'une traite et de toute urgence.» - Le Nouvel Observateur
« (...) ouvrez Disparu à jamais et préparez-vous à vivre quelques-unes des meilleures heures d'angoisse de votre vie. » - Le Figaro Magazine --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Biographie de l'auteur
A quarante ans, Harlan Coben est le premier auteur à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux Etats-Unis. Il est né et a grandi dans le New Jersey, où il vit actuellement avec sa femme et leurs quatre enfants. Après Ne le dis à personne (Belfond, 2002), Disparu à jamais est son deuxième roman publié en France.