Ce tome est pour moi le meilleur des 'Djinn'. Les tomes précédents étaient déjà bien alumés mais là l'aventure bascule dans le surnaturel complet. Et donc intrigue et secoue encore plus que le début du cycle africain, le faisant passer pour une banale escarmouche tribale à base d'hallus et de cérémonies magiques. Là on part droit dans le décor avec ce Roi Gorille aussi inattendu qu'inquiétant. La sublime Jade bascule dans l'irréel avec ses tenues, ses attitudes, sa recherche et on commence à entrevoir (au bout de 9 tomes !) l'étendue des dégats. L'aventure et le rêve à l'état pur. Quant au dessin il est très subtil. heureuse initiative d'avoir choisi une femme pour dessiner une femme/déesse habillée le plus souvent seulement de quelques traits de peinture, cela donne au dessin une perspective très douce malgré la noirceur de l'intrigue. Merveilleux.