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Commentaires client les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
La Déesse qui prend et qui épuise !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Djinn, Tome 7 : Pipiktu (Comic)
Ana Mirallès est une illustratrice et dessinatrice de BD espagnole née en 59, qui travaille régulièrement avec son compatriote et compagnon Emilio Ruiz. Ensemble ils ont signé l'album érotico-pornographique 'Corps à corps' (1991), après quoi elle a fait paraître durant ces mêmes années 90, la trilogie 'Eva Medusa' avec la collaboration d'Antonio Segura, puis à nouveau avec son compagnon Emilio Ruiz, le triptyque 'A la recherche de la licorne'. Mais ce n'est qu'en 2001 que celle qui sait si bien éveiller et entretenir nos fantasmes, et pour une fois les femmes devraient y trouver leur compte, a vraiment cartonné grâce à la formidable série 'Djinn' scénarisée par le Français Jean Dufaux. Et tout en continuant de travailler sur 'Djinn', elle a lancé en 2011 une toute nouvelle série, avec Emilio Ruiz, 'Murraqqa'', dont l'action se déroule à la cour de l'empereur moghol Jahangir au XVII° siècle.'Djinn' est une saga qui comprend, à l'heure actuelle, 3 cycles : - Le cycle ottoman de 4 volumes + 1 artbook - Le cycle africain de 5 volumes + 1 artbook - Le cycle indien qui comprend pour le moment 1 volume 'Djinn 7 : Pipiktu' (2007) - 46 pages en couleur directe (ce qui nous vaut de belles aquarelles) : Dans le premier volet de ce nouveau cycle nous avions retrouvé Lord et Lady Nelson et Jade et leur enfant après guerre. Riches du trésor du Sultan noir, ils avaient entamé un tour du monde qui les a conduits, dans un premier temps, en Afrique noire. Jade y fut très vite remarquée : elle portait à l'oreille une perle noire qui était en fait celle d'Anaktu, la déesse des fièvres, volée autrefois par les hommes du Sultan. Ce que Jade ignorait, c'est que les Orushi, les anciens disciples d'Anaktu, avaient pris le sentier de la guerre, avec pour objectif de chasser définitivement les blancs qu'ils massacrèrent allégrement. Persuadés que Jade était la réincarnation de leur déesse, les Orushi l'avaient enlevée... Dans le second volet, nous avons retrouvé, à notre époque, Kim, la petite-fille de la djinn Jade, toujours encore sur la trace du trésor de ses grands-parents et donc maintenant, à son tour, en Afrique noire. Un Maharadjah (le troisième cycle reviendra sur la partie indienne de toute cette histoire) lui ayant avancée l'argent grâce auquel elle va tenter de retrouver la fameuse perle noire : celle-ci contient un élixir qui seul permettra à une aïeule du Maharadjah, qui a cessé de grandir à partir de l'âge de 12 ans et qui vit encore, de poursuivre normalement sa croissance et sa vie... Dans ce troisième volet, nous sommes de retour dans le passé : Lady Nelson, qui elle n'avait pas été enlevée par les Orushis, monte une expédition pour retrouver son mari, enlevé en même temps que Jade, et surtout celle-ci, qui obsède littéralement Miranda... 'Djinn - le deuxième cycle' est une fresque sur la fin d'une autre époque, celle des colonies. Et c'est bien sûr aussi une nouvelle réflexion sur les jeux de pouvoir : qui, du colonisateur ou du colonisé, le détient, d'autant plus que c'est le corps de la Femme qui restera toujours le pouvoir suprême devant lequel l'Homme ne pourra s'empêcher de plier. 'Djinn' est une porte ouverte sur les fantasmes, un caillou dans les eaux dormantes de nos libidos. Et si vous preniez un peu de ce puissant aphrodisiaque ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le plus sombre album d'une série envoûtante...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Djinn, Tome 7 : Pipiktu (Comic)
Ce Pipiktu est le plus noir, sombre, triste de la saga des Djinn. D'abord Kim (la petite-fille moderne...) n'apparait pas du tout. Toute l'action suit Jade (le monstre sensuel de la belle époque, la grand-mère donc...) qui ne sait même plus qui elle est, dans l'obscurité de l'Afrique et de ses magies. Jade - nue dans 100% des cases de l'album - est devenue la déesse Anaktu et contrôle à l'Afrique entière. Les hommes sont courageux, mais en bien mauvaise posture. Le propos anti-colonialiste n'est pas trop forcé et tant mieux car il est absolument anachronique. Pipiktu est l'adversaire de Jade/Anaktu: il cherche à la sauver mais comme elle ne sait plus qui elle est, c'est elle qui chatie atrocement. Quand à Lady Nelson, elle paye de sa vie son entêtement à aimer et à vouloir sauver également Jade, celel ci laissant derrière elle un sillage de cadavres et de bras coupés. Je vous avais prévenu que c'était sombre...C'est donc le plus décalé des albums de Djinn, la sensualité et la cruauté, le sexe et la mort y étant intimement liés à chaque page. c'est formidable. et très bien déssiné et mis en couleurs. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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