certes, comme le souligne les autres commentateurs, les paysages et les décors ainsi que les costumes sont beaux. Certes, le film est très intelligible ou peut être considéré comme une broderie ou une extension aux dénouements classiques du théâtre Bunraku (de marionnettes japonaises). Mais je prends le risque de mettre le pied dans le plat devant tant d'extases unanimes de critiques éduqués:
Que de longueurs!!!ce premier couple qui met plus de un an à claquer.. (eh ben woui! on remarque bien le temps qui passe par la présentation des saisons en arrière fond...), et bien, qu'il est pitoyable, ce couple! Matsumoto constate que sa petite amie qu'il a poussé au suicide est un légume, et sa culpabilité l'empêche de s'en séparer, ce qui le pousse inexorablement au naufrage absolu (il aurait mieux fait de se faire seppuku et il nous aurait épargné ce supplice!) Cette première histoire a exaspéré ma famille notamment mon épouse. En parallèle, les autres histoires d'Amour impossibles prennent place: d'abord Hiro, chef yakuza, qui lui a simplement fait le choix de carrière dans le crime en délaissant son amour de jeunesse. Il sait que seule, elle donne un sens à sa vie usée, il accepte de gouter une dernière fois à sa présence, même si sa vie et ses choix sont derrière lui.Cette deuxième histoire tient debout et malheureusement reste courte. enfin, Nukui, une fourmi des voies publiques japonaises, espère trouver un sens à sa vie en étant fan de star de variétés. Mais alors là, c'est le clou de l'histoire, puisque cet anonyme pense arriver à se rapprocher de son idole en se creuvant les yeux!Mythomane ou simplement pauvre con, il ne mérite vraiment pas la considération que lui donne le film. Alors, j'assume critiques et sanctions des bien pensants, car je ne partage pas ce qu'aurait dit Takeshi KITANO:"L'amour est une porcelaine délicate, laissez-le vous échapper est il se brise, irrémédiablement perdu". Le cinema paradisio a aussi parlé de l'Amour fou manqué sans que les individus soient inexorablement broyés et tués pour autant.