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Don Carlo

DVD
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Détails sur le produit

  • Format : Classique, Import, PAL
  • Langue : Italien
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 1.33:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Sony Classical
  • Date de sortie du DVD : 26 mai 2008
  • Durée : 10267 seconds
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
  • ASIN: B0017HT6TG
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 27.613 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Karajan triomphe chez lui à Salzbourg dans "Don Carlo", 14 avril 2010
Par 
Lamouche Jean-Luc (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Don Carlo (DVD)
Ce DVD est la reprise (publication en 2008) d'une ancienne captation faite lors du Festival de Salzbourg. Il s'agit du "Don Carlo" de Verdi, entièrement réalisé sous la direction du grand Karajan, avec la collaboration de Michael Glotz.
On a ici d'excellents chanteurs, même si l'Elisabeth (de Valois) de Fiamma Izzo d'Amico - soprano italienne, découverte par Karajan - semble un peu en retrait : elle n'a pas vraiment les moyens vocaux de ce rôle si lourd. Elle débuta en effet dans Mimi de "La Bohème", ce qui correspond davantage à son registre. Toutefois, elle est ici assez crédible physiquement dans l'incarnation de son rôle.
Dans cette Espagne si terrible du XVIe siècle, où se joue un drame politico-religieux (voir l'Inquisition), c'est Ferruccio Furlanetto (le roi Philippe II) qui apparaît comme le plus impressionnant, aussi bien sur le plan vocal que dramatique. C'est un véritable tragédien ! Ainsi incarne-t-il un souverain souffrant (bien que tyrannique) dans la grande aria pour basse du début de l'Acte III : "Ella giammai m'amo...". Sans parler de son affrontement assez terrifiant avec le Grand Inquisiteur (Matti Salminen, grande basse wagnérienne et verdienne, lui aussi remarquable dans son rôle d'ayatollah avant le mot...). Pierro Cappuccilli (grand baryton verdien - ici dans le rôle de Posa, ami de Don Carlo et défenseur de la Flandre), ainsi que José Carreras (ténor célèbre incarnant le fils du roi), sont globalement très bons. Un bémol toutefois : une gestuelle souvent un peu trop exagérée, "opératique" traditionnelle (trop démonstrative). Mais, les voix de ces deux grands chanteurs - certes - ne sont pas en cause. Agnès Baltsa (mezzo-soprano grecque, en Princesse Eboli) donne une grande consistance vocale et dramatique à son personnage de femme jalouse.
Quant aux ch½urs (bulgares et autrichiens), à l'orchestre (la Philharmonie de Berlin...), et au maestro... , ils sont vraiment à la hauteur du plateau. Un exemple : la "Scène de l'autodafé", au second tableau de l'Acte II... ! On est alors vraiment très impressionné par cette incarnation historique qu'a voulue aussi montrer Verdi : à savoir, ce qu'est un pouvoir politico-religieux plus qu'autoritaire.
La mise en scène, les décors, les costumes, les lumières (on pense au Greco), tout va dans le sens d'une reconstitution historique - qui nous parle beaucoup aujourd'hui -, comme les aimait justement Verdi. Le son du DVD est excellent et la définition des images très bonne (par rapport à l'année de captation).
Voilà donc un spectacle total, un peu traditionnel - diront sans doute certains... Mais, des "traditions" comme celle-ci, on en redemande ! Ovation du public - Rideau...
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un moyen, parmi d'autres, de découvrir un chef d'oeuvre., 12 juillet 2011
Par 
Carmen (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Don Carlo (DVD)
Ne pas confondre tour et alentour...
Cette représentation salzbourgeoise date des années 1980 et elle se veut la réédition d'une précédente représentation, incendiaire, qui s'est tenue dans ce même lieu sacré de l'art lyrique mais datant des années 1970.
Même lieu, mais plus tard.
Même chef, mais plus tard.
Même distribution, mais plus tard.
Même distribution ?
Non, pas tout à fait, car en ont disparu Mirella Freni (Elisabeth de Valois) et Nicolaï Ghiaurov (Philippe II).
Un couple (à la scène comme à la ville) de chanteurs splendides, ici respectivement remplacés, façon de parler, par Fiamma Izzo d'Amico et Ferruccio Furlanetto.
Quant à ce dernier, chapeau bas.
Même s'il n'égale pas la splendeur de son prédécesseur bulgare, il est grand, en voix, en stature, en théâtralité, en nuances.
Quant à elle, la compassion s'impose.
Dès qu'elle a articulé ses premiers mots, l'on ne se demande plus si sa voix est belle ni si elle possède les moyens vocaux de l'héroïne verdienne.
Certes, sa voix est objectivement belle, elle offre des sons purs et flatteurs, mais cela n'a jamais suffi ni ne suffira jamais chez Verdi.
Très vite, trop vite et cruellement, elle exhibe sa vulnérabilité de débutante gauche et désemparée, que l'engouement, sinon le caprice, d'un chef vieillissant en quête compulsive de découvertes providentielles a aveuglément projetée sur une scène trop grande pour elle, dans un rôle trop grand pour elle, dont elle ne peut pas, c'est l'évidence, assumer les enjeux dramatiques, passionnels, psychanalytiques (Phèdre n'est pas loin...).
Tétanisée par l'ampleur de ses responsabilités, aussi lourdes et paralysantes que les robes sarcophages qui l'engoncent, elle est pathétiquement concentrée sur la nécessité vitale de chanter sa partition sans défaillir, avec une immobilité et une inexpressivité sidérantes.
Certes, son visage et sa silhouette sont plaisants à voir mais comment ces seules qualités d'apparence pourraient-elles suppléer à un défaut rédhibitoire d'incarnation théâtrale et psychologique chez un personnage verdien ?
Verdi, c'est le génie du théâtre en musique, le génie des passions en musique, le génie de toutes les expériences existentielles en musique, le génie du récit de la vie humaine en musique.
Et Don Carlo, chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvre, est une suprême illustration de tous ces génies confondus.
Honte à Karajan d'avoir ainsi jeté dans la gueule du lion verdien une agnelle inexorablement vouée à être dévorée.
Karajan, parlons-en.
Compassion encore, forcément, quand on voit cet immense musicien, si irritant ait-il pu être parfois, rongé par la maladie qui l'emportera bientôt, mains déformées et tremblantes, corps prisonnier de la douleur, visage grimaçant, gestuelle figée.
Tout choix esthétique mis à part, cette déchéance physique poignante explique-t-elle la lenteur parfois incompréhensible de la direction d'un chef qui fut l'un des plus ardents et fiévreux chefs lyriques ?
Quand on a en tête certaines de ses lectures somptueuses et inspirées, on peut en avoir les larmes aux yeux si l'on n'est pas froidement critique.
D'autant plus que, par moments, la direction de "HVK" reste grandiose, avec un orchestre magnifique (Berlin).
Pour le reste, quelques mots.
Piero Cappuccilli fut un formidable "baryton Verdi", il n'est pas ici à son sommet car il est en phase descendante, outre qu'on le grime et le déguise d'une manière grotesque en regard du personnage humaniste et visionnaire qu'il incarne, mais il est ce qu'il est, un grand chanteur et un grand artiste.
José Carreras...
Ah, ce chanteur follement sympathique, si émouvant dans son engagement, dans sa sincérité, dans son élan, si noble dans l'incarnation du héros qui "a tout faux" du début à la fin : vaillante victime de la machine à broyer les héros.
Impossible de ne pas aimer José Carreras, il est beau, touchant, convaincant.
Oui, mais il n'a pas l'étoffe vocale de Don Carlo et, dans le courant des années 1980, cela s'entend douloureusement.
Impressionnant et admirable Grand Inquisiteur en la personne de Matti Salminen.
J'allais oublier la princesse borgne, la jalouse et violente Eboli, incarnée de manière électrisante par Agnès Baltsa, voix de toute beauté et tempérament de feu, elle incarne la fascination particulière de l'art lyrique qui, contre toute raison, nous atteint dans toutes nos instances.
Mise en scène, lumières, décors et costumes très classiques, certes, mais ceci ne saurait être une critique de ma part, je préfère le classicisme assumé et de bon aloi à un avant-gardisme ridicule et... hérétique (ben oui, Inquisition oblige !).
Les scènes spectaculaires de ce "grand opéra français", oeuvre de commande donnée par un génie Italien à la "Grande Boutique" de l'Opéra de Paris, sont objectivement somptueuses.
Cette représentation salzbourgeoise est la version "Milan 1883" de Don Carlo.
Version italienne en quatre actes d'un opéra dont il ne faut pas oublier qu'il a l'étrange destin d'exister, par la main volontaire ou contrainte de Verdi, en quatre "versions originales".
Depuis la version originelle en français, en cinq actes, créée à Paris en 1867, jusqu'à la dernière version italienne, en cinq actes, créée à Modène en 1886.
Rien à objecter, donc, sur le fait que, ici, c'est l'une des quatre versions du Maestro qui est proposée, même si l'on y regrette l'absence de l'admirable acte dit de "Fontainebleau", supprimé dans la réduction de l'oeuvre à quatre actes.
Il reste que Don Carlo est un chef d'oeuvre, un absolu chef d'oeuvre.
Musique d'une inspiration, d'une beauté, d'une puissance, d'une profondeur et d'une grandeur qui nous laissent sur le flanc.
Et il reste encore que cette représentation ambivalente donne assez d'arguments pour s'en convaincre, sans discussion oiseuse.
Imparfaite mais luxueuse.
À compléter, au disque, par l'indispensable version Solti des années 1960.
Mais assurément, ce DVD est un moyen, parmi d'autres, de découvrir (ou de reconsidérer) un chef d'oeuvre.
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4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Bémol, bémol,, 21 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Don Carlo (DVD)
Ce n'est pas une version complète, (il manque un acte) et, si, par respect, les voix sont agréables, je n'ai pas éprouvé un réel plaisir à l'écouter, ni à le voir; il dort parmi toutes les interprétations d'un opéra révolutionnaire, car ce n'est pas l'interprétation de Don Carlo, qui nous retient (sauf, bien sur, la voix de Pavarotti) mais ce sont Rodrigue, Philippe et le grand Inquisiteur; ici, pour moi, tout est faux avec en plus la direction, germanique de HvK: celle qui reste mon repère, c'est la co-pro du MET objet d'un précédent commentaire. Mais bon'.
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