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Commentaires client les plus utiles
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Multiples splendeurs.,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Don Giovanni (DVD)
Tout a été excellemment dit sur cette représentation de Don Giovanni et mon premier mouvement est de me taire, dans le silence qui suit Mozart et qui est encore de Mozart..., je suis sans voix.Mais les ondes de choc de l'admiration sont telles que le silence est frustration, le désir de partage est plus fort que la censure du repli. Admiration constante et polychrome, on ne sait "où donner de l'admiration" au fur et à mesure que se déploient les multiples splendeurs d'une telle réussite. Les chanteurs ? L'orchestre de Vienne ? La direction de Herbert Von Karajan ? La mise en scène ? Les costumes ? L'harmonie du tout ? Parce que tout, absolument tout rend grâce ici à l'intelligence, à la beauté et à la grandeur d'un chef d'œuvre monumental. Les interprètes ne se contentent pas d'être doués de leur splendeur vocale, ils sont tous physiquement beaux et crédibles, ils sont tous acteurs autant que chanteurs, Ferruccio Furlanetto nous donne de Leporello une incarnation théâtrale éblouissante, Kathleen Battle nous offre une Zerlina exquise de grâce et d'esprit, elle est ravissante, elle chante divinement, comment la rageuse jalousie de Masetto n'abdiquerait-elle pas devant une telle magicienne ?! Quant aux autres, je laisse la parole aux commentateurs qui en ont très bien parlé, on est dans la perfection, voilà tout. Et puis il y a Herbert Von Karajan qui fait monter nos larmes, après que le rideau est tombé sur ces multiples splendeurs. Perclus de douleur, vrillé par la conscience de sa fin proche, ivre d'amour pour la Musique, ne se tenant debout qu'avec la force du public qui l'acclame, auquel il envoie un baiser du bout de ses doigts déformés, dans un sourire figé mais tendre, enfantin presque, il est bouleversant. Quant à sa direction, même si elle est discutable, elle est tout autant indiscutable, paradoxe très bien exprimé par notre Ami Roger Dominique. Ces multiples splendeurs sont accessibles, veuillez excuser la trivialité de cette remarque, pour un prix dérisoire en regard du contenu, c'est l'ultime argument pour ne pas passer à côté d'un tel don fait à la postérité par d'immenses artistes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
21 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
LA REFERENCE,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Don Giovanni (DVD)
Si la perfection existe, la voici!Herbert Von Karajan avait très peu enregistré cette Œuvre majeure... Il affirmait quelques années plus tôt, qu'il attendrait la maturité de l'âge... avant de pouvoir en obtenir "La version" qu'il espérait créer. Il aura attendu sa fin de vie, en effet. Et cette interprétation, enregistrée en live au festival de Salzbourg, peu avant sa mort, fut ultime. Son ultime point d'orgue ! Une forme de testament musical. Sans doute! Après une audition approfondie, j'en perçois la profonde intensité, dans tous les registres (et en particulier le registre émotionnel), mieux que dans toute autre version que j'ai pu écouter... même célébrissime!(Y compris la version dite de légende, de W. Furtwängler datée de 1954)... N'est-ce pas justement le cœur de l'œuvre qui rejoint ici parfaitement le nôtre, (pour l'emporter, à travers la brise nuancée ou dans la tempête sonore, que soulèvent le Maestro autrichien... et sa phalange de réels talents...)? A l'opposé de la flamboyance musicale, qui déroule ici un tapis de notes enchanteresses, on évolue visuellement entre chiens et loups... Dans un espace énigmatique et crépusculaire... Comme à la lisière du jour et de la nuit. A l'aune des forces qui ne cessent de se faire front tout au long de cette aventure théâtrale. Regardez : le décor voulu par Michael Hampe pour cette édition rencontre, sous vos yeux, à sa juste dimension, la noirceur du personnage éponyme du chef-d'œuvre de Mozart. Parcouru de quelques embellies, lorsqu'il s'ajoure à l'aplomb de toitures baignées de soleil, il se déploie dans l'ensemble entre l'ombre et la pénombre... Comme un écrin de moire... Comme destiné à souligner d'un trait nocturne le rayonnement obscur (ou le charme ténébreux) d'un Don Juan finement ciselé (et drapé des plus sombres atours). C'est peu dire que Samuel Ramey est enjôleur et cynique à souhait dans son rôle porteur, modulant d'une gravité plutôt virile les intonations les plus mielleuses qu'on attend de sa bouche : celle d'un séducteur invétéré... Anna Tomowa-Sintow, développe un timbre déchirant et bouleversant comme, je crois, nulle autre chanteuse n'y parvint avant elle (et qui sied à merveille au répertoire de Donna Anna qu'elle endosse avec conviction). Sa voix, vibrant d'un frémissement sensible, traversée d'émotion, a la tessiture tourmentée et les inflexions douloureuses qui émanent d'un personnage affligé... Elle en épouse avec talent tous les contours. Ferruccio Furlanetto se montre plus que crédible dans le costume d'un Leporello désabusé et néanmoins espiègle, comme il se doit...(Le meilleur Leporello qu'il me fut donné d'entendre... et de voir)... Kathleen Battle incarne une Zerlina féline à croquer... dont la beauté n'a rien à envier au charme, ni la grâce à la légèreté... tant elles se confondent dans l'image idyllique que l'on pouvait présumer de ce personnage... Gösta Windbergh donne une réplique passionnée et habitée, à l'élue du coeur d'un Don Ottavio attachant et touchant... Sa maîtrise vocale, s'ajuste à l'expressivité dont il étend bien la maîtrise lyrique. Que dire de Julia Varady qui place très haut son rôle de Donna Elvira? (Elle expose, toutefois, un rien de rigidité qu'on imaginerait plutôt chez une gouvernante aux "arguments" plus réservés... ce qui peut décontenancer le spectateur, et amplifier l'ambiguïté sous-jacente de l'œuvre...). Paata Burchuladze, quant à lui, s'approche davantage de l'archétype du rôle qu'il tient. Comme un bon messager d'outre-tombe, qui ne se contenterait pas du silence des pierres, il nous hante de sa voix caverneuse ou sépulcrale... pour introduire sur scène une sorte de "spectre" sonore... dont l'effet s'avère très saisissant... Reste un Alexander Malta qui ne fait pas défaut au personnage "Masetto" ... et dont les sentiments contrariés nous parviennent sans fard... Tous ces "Maîtres-Chanteurs" évoluent avec précision et justesse sous la baguette magique de leur "enchanteur" très inspiré : Karajan... et dans les turbulences musicales d'un orchestre de haute tenue... qui n'aura jamais trahi sa légende. Sacha Guitry le disait : " Lorsqu'on vient d'entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui "... Le silence ne fait vraiment pas long feu ce jour-là : il est vite rompu par une cascade d'applaudissements ! A la fin du spectacle, le Maestro rejoint alors la scène, porté par les mille ovations d'un public conquis, mais comme marqué par l'empreinte d'un grand âge et d'une maladie qui ne devait plus lui laisser aucun répit... et aussi, sans aucun doute, par l'effort soutenu d'une magistrale prestation de près de trois heures qu'il aura exécutée à bout de bras... A bout de souffle... On est soudain pris d'émotion, de compassion et d'admiration face à ce témoignage d'un don total, au service de la Musique, qu'Herbert Von Karajan chérissait tant. On peut contempler la marque de son engagement, concentrée là, dans ce corps épuisé qui avance lourdement sous les caméras et les bravos... tout arc-bouté sur des jambes qui le portent si difficilement, et cependant... Cependant... on peut lire dans ce regard soudain fragile, comme juvénile, empreint de tant d'humilité, de gratitude et de nostalgie, peut-être, (ce regard inoubliable qu'on avait connu si acéré...) on peut lire, déchiffrer... l'humanité profonde d'un homme qui a voué son existence entière à son art. Il se sentait investi d'une telle mission, disait-il d'ailleurs : qui le contesterait, honnêtement, à l'écoute du résultat atteint ? Merci à lui. Merci Monsieur Karajan de ne jamais avoir "renoncé" ! L'opéra "Don Giovanni" fut donné pour la première fois en 1787. Cet enregistrement a été réalisé 200 ans exactement après cette date: en 1987. Pouvait-on rêver plus belle célébration? Karajan devenait dans ce Don Giovanni, comme en maintes occasions déjà, le plus parfait médium de son compatriote salzbourgeois, au génie universel. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Merveilleux !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Don Giovanni (DVD)
J'avais, depuis sa sortie, le coffret CD de Don Giovanni, réalisé en 1986 par Karajan.L'achat de ce DVD m'a tout de suite comblé. Dès l'ouverture, la présence magnétique du Maître domine la production et sait la conduire au plus haut niveau. Les chanteurs sont merveilleux et la mise en scène sobre et respectueuse de l'oeuvre. C'était une époque où les metteurs en scène d'opéra ne sentaient pas encore le besoin d'étaler leurs fantasmes personnels au préjudice de l'oeuvre. Bienheureux les mélomanes qui peuvent profiter de telles rééditions. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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