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5.0 étoiles sur 5
Dans Darko y'a dark..., 16 août 2006
Voilà une histoire bizzare fondée sur la mélancolie et le malaise des ados et que je nous raconterais pas, vu que tout est bien dit dans le synopsis ci dessus! Sachez cependant qu'elle prend la forme d'une narration bien construite et bien menée qui mêle la fable, le rêve, le fantasme et l'étrange à la réalité banale et cruelle. Tout ça forme une critique des US, (classique) mais donne surtout un film sombre ( dark en anglais ) et angoissant où le caractère et la psychologie du personnage principal sont particulièrement fouillés. Autre qualité majeure du film : les effets spéciaux prolongent et soulignent l'histoire à l'inverse de nombre de productions hollywoodiennes où le scénario est au service des effets spéciaux. Vous ajoutez à l'ensemble une super bande son et vous obtenez un film qui formerait un chouette trio avec "Virgin Suicide" et "American Beauty". Rien moins.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Entre American Beauty et Stephen King, avec un soupçon de David Lynch., 8 décembre 2009
Le pitch : Donnie est un adolescent américain intelligent et confiant mais perturbé, il subit l'hallucination d'un homme déguisé en lapin géant qui lui prédit la fin du monde à une date fixée. Suite à une de ses visions il s'égare en somnambule dans la ville, revient au matin et constate qu'un réacteur d'avion s'est écrasé dans sa chambre. Son mystérieux interlocuteur l'enjoint de commettre divers délits. A priori, rien de tentant dans ce pitch ?...Voici un film qui a échoué en salle mais qui connut sa gloire en DVD. Les déclarations d'amour à l'endroit de ce petit chef d'oeuvre écrit et réalisé par Richard Kelly sont légion; La finesse émotionnelle et intellectuelle du film ne laisse en rien deviner qu'il a 25 ans au moment du tournage de ce premier long métrage. Linéaire, un pitch ne peut rendre le "pouvoir" de ce petit film, qui est de mêler la critique acerbe de la société américaine, le thriller psychologique, la science, la religion, le rêve, l'amour, avec réussite. Dans un équilibre que l'on ressent comme juste. Je dis volontairement "que l'on ressent" car Donnie Darko fait partie de ces films dont l'on ne saisit pas toute la cohérence - cela sans nous laisser pour autant sur notre faim! Par conséquent, si vous avez besoin d'un scénario carré pour aimer un film, ne vous y risquez pas, vous vous ennuierez. Mais les tempéraments rêveurs, philosophes, voire religieux, les amoureux du fantastique et surtout des histoires de paradoxes temporels, les amateurs de thriller et de films à charge contre la société actuelle, eux y trouveront probablement un grand plaisir, et émergeront de ces deux heures quinze de film avec un délicat sentiment de gratitude envers le réalisateur. Seuls ceux qui ont vu Donnie Darko pourraient comprendre ce que je veux dire.
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4.0 étoiles sur 5
"Où est Donnie?", 26 mai 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Donnie Darko [Blu-ray] (Blu-ray)
Le film se balade entre David Lynch et Stephen King : ça commence comme dans "Blue Velvet" et ça se termine par un puzzle résolu (?), comme dans "Mulholland Dr". Mais entre les deux, Richard Kelly, le réalisateur, a préféré la science-fiction pour nous entrainer dans les tourments de cet adolescent, qui, par l'intermédiaire d'un Lapin Géant, est chargé d'une mission tragique : sauver sa famille de la chute d'un réacteur d'avion qui va tomber sur sa maion. Donnie est intelligent, mais il est aussi somnambule, et il est suivi par une psy (Katharine Ross qui, pour l'occasion, réapparait au bout de 15 ans de silence cinématographique). Dans son interview, assez bref, Richard Kelly conseille aux spectateurs de revoir le film plusieurs fois s'ils veulent vraiment parvenir à tout comprendre dans cette histoire tortueuse où se mélangent le rêve, la lecture de Graham Greene, la spirale de Fibonacci, la porte du cellier, et l'implication de "Grand-mère-la-Mort". Il faut reconnaître le bienheureux concours du commentaire audio (sous-titré) du réalisateur et de son interprète principal, ce dernier apportant une note d'humour bienvenue dans le déroulement du récit, alors que Kelly insiste sur "la brêche dans le continuum spatio-temporel" plutôt que sur les troubles psychiques de son héros. Bref, il s'agit d'un film difficile qui frise avec la fin de l'époque Reagan, et qui peut être abordé de plusieurs façons : vigoureuse critique de la société (l'école régressiste, l'hypocrisie de certains "prédicateurs" -Patrick Swayze incarne un bonimenteur qui n'est rien d'autre qu'un pédophile- ou encore la méchanceté des élèves entre eux) mais aussi et surtout comme le conte d'un univers parallèle qui se refuse à toute explication logique. Un film qui peut être l'occasion de discussions passionnantes entre amis intéressés par le fantastique. PS. la musique est superbe, mais le traitement "blu-ray" n'est pas exceptionnel.
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