Critique
Si Oasis reprend avec cet album le logo des débuts, force est de constater que les choses ont changé au sein du groupe. Pourtant, après quelques albums qui n’ont pas véritablement marqué leur époque, le sixième du nom est prêt à sortir, et la critique en parle déjà comme le digne successeur de
(What’s the Story) Morning Glory ?. Au rayon des similitudes, notons tout d’abord qu’Oasis se trouve dans une situation identique à celle qui précédait la sortie de
Morning Glory, c’est-à-dire sans batteur puisque Alan White, après Bonehead et Guigsy en 1999, finit lui aussi par quitter le navire après la sortie de
Heathen Chemistry en 2002.
Don’t Believe the Truth est donc à ce jour le seul album d’Oasis sorti alors que le groupe ne compte plus cinq mais quatre membres. Par ailleurs, partis outre Atlantique expérimenter une nouvelle collaboration auprès des Death In Vegas, le quatuor revient insatisfait et retravaille l’essentiel de l’album de retour sur le vieux continent. C’est que le partage est de mise depuis qu’Oasis a survécu à l’an 2000 et changé la moitié de son effectif. En effet, depuis l’album précédent, la composition n’est plus le domaine réservé de Noel et chacun est à présent libre d’apporter sa contribution. Côté batterie, même s’il n’est pas encore véritablement crédité comme un membre à part entière du groupe, c’est Zak Starkey qui l’assure sur dix des onze titres. A l’arrivée, cela sonne bien et même très bien.
«Turn up the sun» et ses arpèges électriques,
«Mucky fingers» et son harmonica quasi-hypnotique ou
«Part of the queue» et son rythme ternaire non sans rappeler le
«Golden brown» brillamment repris par les Stranglers ne manquent pas de prouver que le groupe a, s’il le souhaite, encore de bien belles années devant lui. Et si
«Love like a bomb» sonne comme
«You’ve got to hide your love away» des Beatles et
«The Meaning of soul» comme un
«Proud mary» remis au goût du jour,
Don’t Believe the Truth surprend comme si l’on ne pouvait plus attendre d’Oasis un album digne de ce nom. Comme au bon vieux temps, Noel se fend même d’une de ces belles et longues chansons toute en envolées de cordes pour conclure (
«Let there be love») et sur laquelle il partage le chant avec Liam. L’eau a coulé sous les ponts et on ne parle plus d’Oasismania mais ce sixième effort du groupe montre contre toute attente que la machine marche toujours aussi bien.
Keep the dream alive… Pricilia Decoene - Copyright 2012 Music Story
Descriptions du produit
OASIS Dont Believe The Truth (2005 UK Limited Edition 2-disc set comprised of 11-track CD album including the single Lyla plus
BONUS DVD featuring exclusive band interviews track-by-track insight into the making of the album and Lylavideo presented in sealed hard-back book style picture sleeve)