Quand l'insomnie nous laisse dormir, il arrive
que l'on rêve. Parfois, on rêve de musique, de
chansons qui n'existent pas encore : par exemple que Solomon Burke, une des grandes voies de la soul, aux côtés d'Otis Redding, d'Al Green, chante des inédits de Dylan, de Tom Waits, de Dan Penn (l'homme derrière plusieurs standards d'Aretha Franklin, comme Do right woman ou le magnifique Dark end of the street magnifié par James Carr), de Costello..Un matin, on se réveille pour apprendre que ce disque existe, qu'il s'appelle Don't give up on me. Comme quoi, rêver n'est pas tout à fait inutile, et toutes les aubes ne sont navrantes...