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Les Marseillais de Troublemakers, Fred Berther, Arnaud Taillefer et Lionel Corsini, ont réussi à signer sur le label de Chicago Guidance réputé pour ses productions deep house classieuses. Derrière une imagerie fortement inspirée par les sixties et les seventies, le trio cache une musique qui puise sa source dans le patrimoine des 30 dernières années. Entre une guitare hispanisante ("Street Preacher"), des ambiances jazzy à la mélancolie affirmée ("Get Misunderstood", "Fatigue Universelle"), une intro soul-funk que n'aurait pas reniée Isaac Hayes (le captivant "Too Old To Die") ou une BO imaginaire et hypnotique ("Awake"), les Troublemakers dosent parfaitement mélodies neurasthéniques et grooves énergiques.
--Laurent Gilot
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Trois Marseillais se lancent à la conquête du monde via Chicago…
Avec un tel CV, on était prévenus : Doubt and Conviction, premier album des Troublemakers, devait emballer. Pas encore sorti en France, la presse anglaise, Jockey Slut en tête, s'en gargarisait avant tout le monde. Des Marseillais signés sur le mythique label Chicagoan Guidance, il fallait un solide potentiel. Les trois jouent la miousic depuis longtemps : Fred Berthet, producteur parisien installé dans la cité phocéenne, travaille déjà sous d'autres pseudos, comme Venus Attack ou South Fork. Arnaud Taillefer, photographe, étudie la musique électroacoustique au conservatoire et apporte sa touche BO 70's et hip-hop. Le troisième larron, DJ Oil, arrose Marseille de downtempo et de funk 70's depuis dix ans, en plus de performances avec des musiciens jazz ou afro. "Complémentarité !", comme dirait Abel Braga.
Les ingrédients réunis, la bébête se réveille. Dès le premier morceau, on sent la grande classe internationale, tube en puissance funky-jazz à la Tosca, avec des petits breaks improbables à la guitare classique. Miam. Tout continue dans une harmonie atteignant parfois des sommets, comme "Huh Huh", ballade en suspension d'une rare délicatesse, ou "Electrorloge", sexuel et proche de Nightmares On Wax. Ajoutez à cela quelques clins d'oeil à Gainsbourg période "Melody Nelson", à la blaxploitation ou à la Nouvelle Vague (via des samples de dialogues), tout est réuni pour un carton international. Et la révolution, dans tout ça ? --Sébastien Pruvost