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le 26 septembre 2014
Beaucoup de sang, tuerie des jours de folie, encore du sang et des morts... presque à toutes les pages. Oui.
A travers se dessine une faible histoire aussi faible qu'improbable.
On sait qu'on est en train de lire un livre ; je n'ai pas été transportée. Rien à voir avec le livre précédent : La Religion qui était passionnant.
Déçue ; tant pis.
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le 7 janvier 2015
Après avoir lu et apprécié "La Religion", je ne pouvais que lire cette nouvelle aventure de Mattias Tannhauser et les siens mais, quelle déception ! du sang encore du sang et toujours du sang à toutes les pages. À lui seul, il doit étriper plus d'une centaine d'adversaires tout en se retrouvant lui-même à peine blessé.
Finalement il y a erreur sur le titre, "Rambo à Paris" aurait été tout aussi bien.
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le 9 avril 2015
Beaucoup de sang, jusqu'à la nausée. Mais une vraie plume qui nous plonge dans le Paris de 1572 et qui nous y fait ressentir très fortement les émotions des héros, pris au piège dans cet enfer. Je n'ai pas beaucoup de sympathie pour Tannhauser, mais l'auteur sait prendre ses distances avec ce "Dexter" imprévisible. Les descriptions sont souvent somptueuses et peuvent se rapprocher de Malaparte, qui a très bien su aussi magnifier l'horreur ("Kapput"). Par contre, l'invulnérabilité du héros me dérange un peu : alors qu'il éventre, étripe, éviscère, décapite, lui ne reçoit qu'une seule petite blessure (une pierre envoyée par un gamin) et se casse un ongle vers la fin. Pas très crédible… Mais ce n'est pas grave : le souffle épique vaut le détour. Et me donne envie de découvrir "la Religion".
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le 3 août 2014
D'abord, j'ai trouvé les commentaires déjà publiés absolument appropriés: même veine mais sans doute moins riche que 'Religion', sanguinaire à en éprouver soit la nausée, soit une rare pointe d'ennui, unité de lieu, unité d'action. Si je fais référence à un chef d'oeuvre, c'est pour la profondeur donnée à chacun des personnages et la force, le réalisme de leurs émotions. Il est presque dommage de devoir comparer ce livre à 'Religion'. Si je n'ai mis que quatre étoiles, c'est pour reconnaître la comparaison, et valider ma préférence pour le roman précédent. Dans l'absolu, 'Les Douze Enfants de Paris' reçoivent les cinq étoiles.
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le 5 mars 2015
La religion était un roman massue, puissant, choral massif. Prompt à tout ravager comme une charge de soldats fanatisés. Willocks y exprimait une réflexion poussée sur la guerre, l'âme humaine. Ici, hélas, rien de cela, pire. Mathias semble un automate en pilotage automatique, frôlant la psycho pathologie, et déploie sa névrose sur 900 pages. Certes l'idée d'inscrire le récit dans la nuit mythique de la Saint Barthélémy, l'unité de temps, de lieu donnent une densité à l'ouvrage remarquable. Mais, le récit lui n'est pas à la hauteur du cadre, là où la religion racontait l'histoire au travers du regard d'un "passant"qui ne voulait pas être là. Les douze enfants narrent d'abord une vengeance personnelle. Avec les limites même de ce type de récit.
Alors la qualité narrative de l'auteur y est incontestable, mais contrairement à Religion, celui-ci ne marquera pas aussi durablement les lecteurs.
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le 18 mai 2014
Si vous avez aimé "La religion", vous aimerez "Les douze enfants de Paris".
On y retrouve le même souffle épique qui nous avait suffoqué avec son héros, Mattias Tannhauser, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, 7 ans après avoir vaincu les ottomans lors des 4 mois du grand siège de Malte. Sombre à souhait lorsqu'il manie les armes et totalement lumineux dans son rapport avec les humbles, alliant l'aisance d'esprit à la capacité de tuer sans broncher, Tannhauser va débarquer à Paris en pleine Saint Barthélémy pour retrouver son épouse, enceinte.
Prenez un maître d'arme, expert dans l'art de tuer rapidement, dites lui que sa femme est morte après de grands sévices, jetez le au milieu d'un massacre de masse qui a lieu en toute impunité dans la ville la plus grande, la plus sale et la plus corrompue du monde, et vous obtiendrez évidemment un chaudron explosif et jouissif qui va vous tenir en haleine 900 pages. Attention toutefois, âmes sensibles s'abstenir, le sang coule à flot au milieu des poèmes persans, des violes de gambe et des rossignols enchanteurs.
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le 3 mai 2015
Avec la religion, j'avais l'impression d'être au cœur des événements et de revivre l'histoire du siège de Malte. Et bien qu'impressionnant, cela me semblait plausible.
Dans "Les douze enfants de Paris", le héros est trop "super héros" invincible mon gout ce qui n'aide pas à rendre le contexte historique (aussi réel soit-il).
Ça n'empêche pas de se régaler à lire ce roman qui reste un excellent divertissement très bien écrit et d'attendre la suite!
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le 20 octobre 2015
Autant j'ai vraiment aimé "La Religion" et sa description au jour le jour d'un des sièges les plus célèbres de l'histoire méditerranéenne, dans sa complexité politique, stratégique et sociale, autant ce second opus m'a déçu. Par sa violence gratuite, tout d'abord. Tuer pour tuer, sans plus aucune réserve, avec des pics de cruauté totalement indignes pour un chevalier de Malte (par ailleurs marié ?). Pour l'absence d'intrigue, ensuite : impossible de comprendre ce qui a déclenché la folie meurtrière qui s'étale sur les pages du livre, ne fut-ce que les mobiles de ses ennemis. Pour son caractère invraisemblable enfin : Matthias Tannhauser est invincible, même quand il se bat seul contre des dizaines de miliciens. Que dire de son amitié avec un jeune protestant dont il a assassiné les trois frères, de celle qui le rapproche du tueur qui devait mutiler sa femme, de tous ces hommes qu'il connaît par leur prénom avant de les trucider...
Il reste le tableau absolument tragique du massacre de la Saint-Barthelemy, qui est décrit dans toute son atrocité (à défaut d'être analysé dans toute sa complexité historique). Il reste les portraits très émouvants de certains personnages, au tempérament lumineux, comme Clara ou Alice, ou plus complexe, comme ceux de Grymonde, de Pascale ou d'Esther. La description du Paris médiéval fait froid dans le dos, mais elle évoque une série de réalités concrètes dont on a vraiment oublié l'existence.
Dommage que le récit véhicule si peu d'humanité, malgré les moments d'introspection psychologique de plusieurs personnages. Pas facile de vivre dans l'ombre d'un héros aussi dominateur, combattif et imprévisible que Matthias Tannhauser, en particulier pour son fils adoptif Orlandu, relégué à un rôle tout à fait secondaire, si terne (voire incompréhensible) par rapport à celui qu'il jouait dans le premier roman de la trilogie...
Dommage. Qu'est-ce qui se passe donc dans la tête de ce brillant romancier ?
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 30 juillet 2015
J'avais aimé La Religion, dont j'ai largement parlé autour de moi, et qui a remporté un franc succès. Pour cet opus ci, en revanche, je me garderai de toute publicité et laisse ceux qui veulent le lire en prendre le risque seuls. Car ce volume énorme comporte tellement de scènes atroces que ça en devient caricatural. Tannhauser se vautre sans vergogne dans une violence totale. La Religion déjà m'avait bien écoeurée par moments, mais au moins le fond du récit comportait un enjeu héroïque, historique et religieux fascinant. Alors que là, c'est plutôt une histoire personnelle qui tourne à la boucherie, la toile de fond historique étant traitée de manière assez superficielle et secondaire. Par-delà la violence à laquelle le lecteur s'habitue au bout de plusieurs centaines de pages, il faut aussi digérer les quelques tentatives philosophiques émaillant le récit. La préparation de l''accouchement de Carla, entre autres, est un fatras de lieux communs et de billevesées ésotériques, servant probablement de remplissage pour tenter de donner un peu de répit au lecteur. Quant à la fin, l'épopée sur la Seine est carrément grotesque.
Pour finir, il y a malgré tout de bons moments dans ce roman. La plume de l'auteur y est toujours de très belle qualité mais c'est vraiment nettement inférieur à La Religion.
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Notation sans rapport avec l'appréciation générale, allez-vous dire. C'est vrai, et je m'en explique. En parfait tragédien britannique l'auteur n'a pas failli à la règle des trois unités:
1) Unité d'action: le héros de l'oeuvre, Tannhnauser, est accaparé par le souci de récupérer sa femme enceinte, Carla, arrivée à terme, tombée, à l'occasion du mariage de Margot avec le futur Henri IV, entre les mains de comploteurs machiavéliques dont l'objectif est de faire assassiner Carla, l'épouse du célèbre chevalier du siège de Malte et d'en imputer le crime aux huguenots afin de justifier le terrible massacre qui va s'ensuivre.
2) Unité de temps: malgré ses 937 pages ce roman se déroule sur 36 heures à partir du 23 août 1572.
3) Unité de lieu: Paris sur fond de Massacre de la St Barthélémy. Là, c'est un peu plus discutable, je reconnais que ça fait une scène très vaste mais relativement puisque Paris a été transformé en souricière.
Ce roman cependant pèche par certains côtés. Je pense que pour être au fait et bien comprendre, il fallait avoir lu au préalable "La Religion" ce que je n'ai pas fait et ça ne semblait pas une condition requise. Le style reste limité (à moins que sur ce plan la traduction n'ait pas tenu toutes ses promesses, mais j'en doute un peu) C'est souvent que Tannnhauser pose l'arc d'Atlan, prend son carquois, se sert de sa "spontone" mot sans doute italien dont je n'ai pas souvenir d'une traduction précise, ou fait l'inverse, c'est bien beau mais ça doit représenter pas mal de lignes. Les sentiments de Carla pour Tannhauser et vice et versa sont à la mesure de ceux "Rodrigue et Chimène" ça fait un peu pompeux...
Mais ce roman est inoubliable par la violence qu'il recèle. Le sang coule continuellement, on a droit à des descriptions anatomiques continuelles dans la façon de donner la mort avec un poignard, un couteau, une flèche, un carreau d'arbalète... et les dégâts que font ces armes font dans un corps humain...Ce qui est stupéfiant c'est qu'à lui tout seul Tannhauser tue au moins cent miliciens à croire qu'il n'a affaire qu'à des moutons de Panurge dont les chefs sont dépassés par les évènements...Ont peut pourtant difficilement reprocher l'architecture générale de l'oeuvre à l'auteur, c'est cohérent même avec l'Histoire du moins pour ce qu'on en sait.
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