Il y a comme ça des albums où on ne s'ennuie pas.
« Douze fois par an », pour les douze règles d'une année de femme a permis à la jeune femme de se faire connaître par le grand public.
Dans la veine de Bénabar pour la qualité des textes et hélas.. un peu trop de Vincent Delerm quant à la voix..
Les chansons sont des petits portraits de la vie de tous les jours, avec humour et tendresse.
« la station » comprenez d'épuration, ramène à la vision que peuvent parfois donner les parents dans l'enfance, « le petit voisin » croque la vie d'un étudiant insouciant avec humour et détachement, sans critique, « un couple normal » rappelle la souffrance d'être la maîtresse, « les photos de mariages » plein d'humour peint la bêtise de certains couples avec une naïveté tranchante.
Musicalement l'ensemble est très mélodique, riche et simple, sans chichi. « les chiens de faïence » ou « ca sent le sapin » étant sans doute les plus agréables.
A noter le duo avec Jacques Higelin qui termine l'album.
Franchement, Jeanne Cherhal qui peu agacer certains, reste parmi la nouvelle scène française, la plus attachante des artistes.