Autant, dans la réalité, je trouve les hôpitaux flippants et la simple vue d'une blouse blanche anxiogène, autant, paradoxalement, j'adore ce show "médical". Ce qui en fait tout le piment, c'est que House, en fait, s'y comporte moins en docteur qu'en limier du corps humain, en Sherlock Holmes qui aurait troqué sa loupe pour un stéthoscope et qui traquerait les maladies comme Holmes traquait les criminels. Ce qui différencie toutefois les deux hommes, c'est que House est encore plus pittoresque que ce brave Sherlock! Avec ses manières fantasques et son humour décalé, il campe un personnage à la fois éminemment loufoque et follement attachant. Dans cette cinquième saison, on le retrouve égal à lui-même, c'est-à-dire toujours aussi anticonformiste et toujours aussi perspicace. Pourtant, au fil des épisodes, on sent bien que son destin se précise: sa relation avec Lisa évolue, son addiction s'aggrave. Aux deux tiers de la saison, on commence même à pressentir sinon un drame, du moins un gros rebondissement, lequel survient en effet dans le dernier épisode, laissant présager une saison 6 hors des sentiers battus! Mais c'est là aussi l'un des charmes de cette série: elle n'hésite pas à prendre des risques et à briser la formule qui a fait son triomphe pour explorer des voies nouvelles. Puisse-t-elle rester longtemps aussi brillante et aussi audacieuse!