C'est après bien des discutions, et contraint par le fait que la co-production avec la Warner Bros américaine était conditionnée par sa présence dans le rôle titre, que Christopher lee endosse pour la 3ème fois la cape du comte Dracula. Dirigé par le renommé chef opérateur Freddie Francis, un accident de voiture immobilisant Terence Fisher qui avait réalisé les deux opus précédents, le film porte l'empreinte d'un technicien de l'image à chaque plan : décors, éclairages, couleurs sont particulièrement soignés et chaque apparition de Dracula entourée d'un halo lumineux crée par l'utilisation e filtres. Le titre français est passe-partout, les femmes étant les victimes privilégiées du comte dans tous les films de la série. On assiste ici à la seconde renaissance du vampire, cette fois aidé par un prêtre scélérat, et la vengeance s'abat alors sur toutes les (jolies) femmes à sa portée. C'est l'Amour, plutôt que la Foi, qui aura raison de lui. La nouvelle découverte de la Hammer, la blonde Veronica Carlson, donne la réplique à Christopher Lee et ils sont entourés d'une brochette d'excellents seconds rôles (Rupert Davies, Marion Mathie et l'incontorunable Michael Ripper en particulier). La bande-annonce est offerte en bonus d'une édition qui présente une image de bonne tenue et diverses versions dont la française.