Initialement rédigé par deux magistrats, qui semblent avoir travaillé à la Chancellerie au moment de la préparation du nouveau code pénal entré en vigueur en 1994, puis par un seul magistrat, ce traité est remarquable à plusieurs égards. Adoptant un plan très classique pour un ouvrage de droit pénal général, il prend soin de consacrer des développements nourris pour restituer sur chaque thème la diversité des sources du droit pénal (internationale, européenne, constitutionnelle, législative, réglementaire, jurisprudentielle). Prenant résolument parti en faveur de l'exposé du seul droit positif, il ne sombre jamais dans l'exposé exhaustif des querelles académiques qui enchantent nombre d'universitaires, et se borne tout au plus à rappeler les principales positions doctrinales en présence avant d'indiquer clairement, chaque fois que c'est possible, dans quel sens la jurisprudence a tranché. Comme tout traité digne de ce nom, il traite en détail de thèmes souvent négligés ou carrément passés sous silence dans d'autres ouvrages, tels que l'influence du droit communautaire sur le droit pénal français. Et, cerise sur le gâteau, il est mis à jour tous les ans avec, en fin d'ouvrage, la liste des paragraphes mis à jour en conséquence de l'adoption des nouveaux textes applicables. Pour toutes ces raisons, je recommande l'usage de cet ouvrage aux étudiants en droit soucieux d'aller à l'essentiel, à savoir le droit positif et rien que le droit positif. A condition, bien entendu, de s'investir dans sa lecture durant tout le semestre, et non seulement dans la semaine qui précède l'examen partiel...