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Drugstore [CD]

No 1 Is Innocent CD
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Page Artiste No 1 Is Innocent

Discographie

Image de lalbum de {0}

Biographie

No One Is Innocent tire son nom d'un single des Sex Pistols sorti en 1978. Ce groupe parisien de fusion rap/rock metal se rassemble autour du chanteur Kémar Gulbenkian au début des années 1990 et comprend Jérôme-David Suzat (basse, synthétiseurs, boîte à rythmes), Guy Perrot et Hakim Ouazad (guitares), et Thierry Molinier (batterie).

Rap, metal et expérimentation

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Détails sur le produit

  • CD (1 février 2011)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD
  • Label: Naive
  • ASIN : B004DEKP04
  • Autres versions : Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 2.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
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Echantillons
Titre Durée Prix
Écouter  1. Cheri Moog 3:18EUR 0,89
Écouter  2. Drugs 3:14EUR 0,89
Écouter  3. Paris 3:31EUR 0,89
Écouter  4. le monde entier 3:24EUR 0,89
Écouter  5. Les opposants 3:53EUR 0,89
Écouter  6. Qui je suis 3:11EUR 0,89
Écouter  7. Come On 3:47EUR 0,89
Écouter  8. Hurry up (City Boys) 3:02EUR 0,89
Écouter  9. K.O 2:54EUR 0,89
Écouter10. The Doll 3:19EUR 0,89
Écouter11. Johnny Rotten 3:38EUR 0,89


Descriptions du produit

Critique

Avant de prendre de longues vacances, No One Is Innocent enregistre en 2007 « La Peur », chanson en bilan sarcastique de l’action d’un président de la République qui va, et vigilance vis-à-vis d’un président qui vient. Même si cela ne justifie pas forcément l’enregistrement d’un nouvel album, le moins que l’on puisse dire reste que l’Arménien Kémar Gulbenkian et ses compagnons de route faisaient alors preuve de la plus extrême des perspicacités.

Mais, au fait, qu’est-ce qui peut valider un nouveau disque ? De nouvelles choses à (pro)clamer (et le choix de le faire désormais très majoritairement en français) ? L’appréhension de la sclérose ? Ou le sentiment persistant que, somme toute, on est bien que dans cet exercice (et les concerts qui vont avec), et bon qu’à cela ? On est prêt à parier que le tout a présidé à la genèse d’un Drugstore qui, par sa chaleur humaine, les odeurs (et bruits) étranges qui y planent, et sa disponibilité de chaque instant à générer danse et réflexion simultanées, s’apparente plutôt au sympathique épicier arabe de quartier.

Pour le plaisir et tout d’abord, le groupe parisien éprouve une maligne jouissance à jouer avec les sonorités (le satiné « Cheri Moog » d’ouverture), les tempos (du talking-blues et très intime exercice d’introspection portant sur la problématique de l’identité nationale de « Qui je suis », enregistré en duo avec Guizmo de Tryo, à la techno élégiaque de « Drugs », en passant par la pulsion urbaine de « Hurry Up (City Boys) »), et les étiquettes : de la techno à la chanson française et au rock, qui retrouvera ses petits ? Puis, le disque édifie des barricades face aux fâcheux : ceux qui escomptent mener le monde comme autant de messies auto-proclamés (« Le Monde entier »), et ceux qui veulent nous faire prendre les paillettes électriques de la vaine agitation urbaine pour des phares de la raison (« Paris »).

Enfin, le constat est net : à l’occasion de ce cinquième album, et conscient que l’âge d’or de la fusion versait désormais dans la nostalgie, Kémar (seul rescapé du line-up originel, à l’exception du guitariste Shanka, présent depuis le troisième épisode) a choisi d’élargir le prisme de son inspiration, et de goûter à de nouvelles ivresses mélodiques (on peut sans rougir évoquer quelques fondamentaux de la pop). Moins brutal, moins aride, mais peut-être plus profond, Drugstore lorgne donc, mais sans putasserie, vers l’univers des dance-floors, puisque, comme chacun sait, la révolution se fera en dansant, ou ne se fera pas. Les nostalgiques des jours anciens pourront se consoler avec « Johnny Rotten », conclusion survitaminée du disque, et évocation d’une algarade entre le groupe et le musicien anglais.

Tous les autres se réjouiront de ces bonnes nouvelles de ces étoiles du rock hexagonal, qui ont vieilli (nous aussi), tentent de ne pas stagner (nous aussi), et d’apparier rage et sentiment républicain dans un même cœur (nous aussi).




Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story

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DRUGSTORE

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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Du gâchis..., 3 avril 2011
Par 
Pastre (france) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Drugstore (CD)
Une nouvelle fois les NO ONE perdent leur identité musicale et surtout leur authenticité!!??Après le virage rock plutôt réussi des années 2000(prestations scèniques rageuses et une guitare prédominante)ils nous sortent là un album sans âme,noyé par les machines et sans convictions.Amateur de rock ou métal s'abstenir..
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17 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Qu'est ce que c'est ?, 4 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Drugstore (CD)
La sortie d'un album de No one is innocent est quelque chose de précieux. Quelque chose de rare. Premièrement, car le groupe distille ses productions au compte goutte, à raison d'une sortie tout les 3-4 ans dans le meilleur des cas. Ensuite, car No one a toujours fait office de 'label qualité' dans le milieu de la musique électrique et énervée : Un chanteur charismatique et enragé, des morceaux passés à la postérité, des prestations live convaincantes, des zicos qui tiennent la route. Bref, une réputation qui n'est plus à faire. Inutile également de revenir sur le passé du groupe, ressassé dans chaque article, chaque chronique les concernant. On sait que No one faisait office de fleuron du 'metal français' dans les 90's, que Utopia est considéré par beaucoup comme le meilleur disque hexagonale du genre, qu'un virage rock s'est opéré en 2004' Le tout en maintenant un niveau d'exigence capable de ravir, à quelques exceptions près, la majorité des fans et amateurs de musique rock et metal.

C'est fort de ses acquis en béton que No one revient nous proposer son cru 2011, sobrement intitulé Drugstore. Nous étions alors en droit de nous demander vers quelles orientations se dirigerait le groupe, ce dernier cultivant habituellement l'art du mystère autour de ses sorties. Les compos des deux précédents albums semblant se stabiliser autour de l'idée d'un rock pêchu sans être hard, il était facile de se laisser berner en pensant retrouver les choses telles que le sympathique Gazoline les avait laissées. C'était faire fausse route. Drugstore se veut un nouvel exercice de style, le manifeste d'un groupe qui souhaite apparemment ne pas se reposer sur ses lauriers. Une nouvelle mutation, comme si le bébé de Kemar ne supportait pas l'immobilité d'un style bien particulier sur plus de 2 albums à la suite. Alors, retour au metal fusion ? Cessons d'espérer. Drugstore creuse à l'extrême un sillon déjà entraperçu dans le passé récent de No one. Si la guitare de Shanka menait la danse jusqu'à présent, la part belle est désormais faite aux sonorités électro, aux machines, qui en viennent bien souvent à supplanter la 6 cordes dans les morceaux. Drugstore se veut iconoclaste, un brin expérimental sur des titres comme « cheri moog », dansant la plupart du temps, avec « Drugs », titre complètement pensé comme un nouvel hymne dancefloor... Même les quelques braises encore luisantes d'un passé rock sont imbibées d'un esprit groovy ( le monde entier) se voulant le fil rouge de l'album. Si l'originalité consistant à proposer un disque aux styles différents est bien volontaire de la part du groupe, il n'en demeure pas moins que Drugstore laisse l'impression d'un hybride un peu maladroit. Certes les No one surprennent, jouent la carte du contrepied, et se positionnent la ou on ne les attendait pas. Drugstore se voudrait presque un album « flash », en quête d'efficacité, d'immédiateté. Mais à qui s'adresse-t-il ? Quel souvenir laissera t'il dans l'histoire de No one, si ce n'est d'être la première grosse faute de gout du groupe qui nous avait laissé penser ne jamais pouvoir se vautrer ?

4 années pour produire 37 minutes de musique à l'intérêt et l'orientation discutable... Pour la première fois, les No one donnent l'impression d'avoir choisi la facilité. Gazoline laissait déjà entrevoir quelques faiblesses, mais on acceptait bien volontiers de se laisser embarquer par toute cette bonne énergie et le capital sympathie dont bénéficie le groupe, compte tenu de son passé. Impossible désormais de fermer les yeux. Drugstore manque définitivement de subtilité pour parvenir à réaliser le tour de force consistant à séduire à la fois les auditeurs mainstream non metaleux et les fans historiques du groupe. L'exercice semble d'ailleurs irréalisable. Mais sa mission ne se situe d'ailleurs même pas totalement à ce niveau. Drugstore est un appel à renouveler les troupes, à constituer de nouvelles légions. Des légions FM. No one semble, à l'écoute de cet album, avoir fait le deuil de son passé et son public historique. Drugstore résonne donc comme une sorte d'opération sauvetage. No one se situerait dans une urgence commerciale, une obligation de réaliser un chiffre honorable.

Ces suppositions sembleraient pertinentes dans la mesure où, artistiquement, No one is innocent n'avait surtout pas besoin de se mettre en danger de la sorte. Le pari de faire un album électro-pop-rock à orientation dancefloor n'était en rien nécessaire à la carrière du groupe. Les velléités électro du passé semblent donc avoir constitué le prétexte idéal à la création d'un album ou les machines règnent et donnent leur couleur à l'ensemble. La ou ces dernières étaient présentes avec parcimonie dans les précédents efforts, en soutien du combo rock habituel guitare-basse-batterie, on se retrouve aujourd'hui en présence de nappes sonores, de bruitages, de bidouillages omniprésents. Si les machines sont utilisées de manière efficaces, par exemple, dans Revolution.com, force est de constater que la mixture actuelle ne fait plus mouche. A mettre encore et toujours de l'eau dans son vin, No one finit par nous livrer un breuvage bien insipide, et bien trop moyen. Le compromis a marché jusqu'à ce que la supercherie nous saute violemment aux yeux. Drugstore, ou comment tendre le bâton pour se faire battre.

A vouloir s'engouffrer dans la chanson catchy et easy listening, a proposer des compositions (trop) courtes, No one prend le risque de s'inscrire dans l'anecdotique. Il n'est ainsi pas inapproprié de s'interroger sur la capacité de cet album à perdurer dans le temps. Rien de déplacé à lui prédire un avenir plutôt médiocre, faute de profondeur et de gravité, notamment. Si Kemar nous fait bien comprendre que certains débats agitant la scène politique et médiatique ne sont pas à son gout, force est de constater que la crise d'identité que traverse son groupe laisse des séquelles lourdes, et qu'il ne semble parfois pas illégitime de se poser les bonnes questions afin de savoir 'qui l'on est' et ou l'on va...

Mais ne nous complaisons pas dans la médisance : Drugstore a des qualités et des aspects positifs. Car si No one ne fait plus de metal et presque plus de rock, No one reste suffisament talentueux pour composer avec une certaine intelligence. On peut donc affirmer sans trop se tromper que cet album est plutôt réussi... dans son genre. D'une certaine façon, le groupe à réussi le tour de force qu'il s'est imposé. Oui, les titres sont entrainants. La prod tient la route et la section rythmique de l'arménien n'est pas totalement à la ramasse, Cheri Moog à l'appui. Et surtout, Kemar a eu le bon gout de nous offrir au moins un titre fort, digne de ce qu'il a fait de meilleur, avec 'les opposants'. Il fallait au moins ça pour supporter la mièvrerie de la collaboration avec Tryo que l'on nous inflige une piste plus tard...

Rien de suffisant toutefois pour sauver le navire du naufrage. Cet album ternit assez considérablement une carrière quasi exemplaire, et un bel exemple de reconversion du metal vers le rock. Drugstore sonne comme le pari ridicule que se seraient lancés 4 metalleux bourrés après un concert violent à souhait, comme nos camarades savent (encore) en donner. Cet album dispose au moins d'un mérite certain, celui de nous rappeler et mettre en valeur la qualité voir l'excellence des précédents opus. Et finalement, c'est aussi la marque des grands que de se planter un jour, de s'attirer les foudres de son public, Megadeth et Metallica sont passés par la.

A force de se laisser aller, Kemar en a définitivement oublié son passé... Qu'à cela ne tienne, du coup, le plan comm' pour le prochain effort studio est déjà écrit : « Avec cet album, on a vraiment voulu revenir aux sources de ce qui faisait No one. Drugstore fut une belle parenthèse, mais on a tous ressenti l'envie de revenir aux guitares, à la violence de nos débuts... »

Alors, cher ami, remets toi en selle, réconcilie toi s'il le faut avec la team Utopia, range tes gadgets électro, et utilise à bon escient les doigts de feu de ton guitariste pour nous pondre des morceaux dignes de ce nom. Concrétise donc le rêve secret de tout metalleux trentenaire de ce pays, et surprend nous à nouveau...dans 4 ans... avec un opus incendiaire qui lorgne, cette fois, du bon coté de tes influences.

Un écart inattendu qu'on leur pardonnera toutefois bien volontiers, pour services rendus disons...

2,5/5
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Quand même pas mal du tout ...., 8 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Drugstore (CD)
Bon je ne referais pas l'historique du groupe ni me risquerais a redefinir l'essence même de la muzik de no one, le commentateur precedent "Johandelassiere" l'a déjà trés bien fait ... rien a ajouté
Je tiens juste a dire que si effectivement il y a certains titres quasi "inaudibles" en tant tant que fan du groupe de la 1ere heure (tire groupé avec "hurry up", "K.O" & the Dolls", "Paris" aussi ...), d'autres morceaux sont trés loin d'être ininterressants.
Déja le morceau d'intro "Cheri Moog", assez lent,Dark,electro, est assez envoutant ... "Drugs" qui vient aprés est plutôt "rafraichissant", puis successivement "le monde entier" et "les opposants" qui , pour ce dernier, est effectivement du 100% NO oNE pURE jUS.
Mentions Speciales pour le trés bluesy-Rock "Come on" et l'electro - punk - rock "Johnny Rotten" (un peu a la Punish Yourself) qui clôt l'album ..
Bref, un album relativement agréable qui, bien que beaucoup moins brut, rock, violent et engagé que ce que nous a habitué le groupe, reste tout de même de trés bonne facture.
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