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Drukqs
 
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Drukqs [Import]

Aphex Twin Album vinyle
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Détails sur le produit

  • Album vinyle (22 octobre 2001)
  • Nombre de disques: 4
  • Format : Import
  • Label: Warp
  • ASIN : B00005QJH7
  • Autres éditions : CD  |  Album vinyle
  • Moyenne des commentaires client : 3.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (13 commentaires client)
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Descriptions du produit

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Aphex Twin le technomonstre, le fou numérique à l'image forte. Ce nom électronique hyperfédérateur, reconnu dans les cercles techno de toutes obédiences, est aussi l'ami d'un public pop-rock attaché au ressenti émotionnel intense – névropathe – de son œuvre. Ainsi, le musicien surdoué, capable de techno émue, organique comme l'on dit, est doté d'une envergure unique parmi les artistes dont le sang est sample. Quand les filles disent "Björk !" en pointant la gorge, les garçons rétorquent "Aphex Twin.", l'air sûr de soi et entendu. Bon.
Porté au pinacle depuis les EP Come To Daddy et Windowlicker promus par les clips malsains de Chris Cunningham, D. James s'était muré dans un silence protecteur. Légumisé devant sa Playstation ou plongé dans ses synthétiseurs d'images, s'effrayait-on. Mais fi : Drukqs est un double album sur lequel la percée avant-gardiste n'est pas aussi fulgurante que sur l'album Richard D. James. Dépositaire désormais d'un univers sonore identifiable entre tous, l'Aphex (du nom de la marque de processeurs d'effets AFX ?) s'y promène comme l'un des enfants pervers que ses clips schizo agitent comme des rats du labo de son cerveau. Drukqs joue plus la circonvolution horizontale que le feu d'artifice stratosphérique, donc.
Toujours, cette drum'n'bass flippée, régurgitée de séquenceurs maltraités et de samplers pliés en 2 par un effort contre-nature. Les déchaînements breakcore s'encastrent dans des nappes d'une inhumaine pureté, après quoi des passages exécutés au piano soulignent qu'Aphex sait jouer l'émotion hors numérique. Ce double album amène la syncope digitale à un orgasme dû à la longueur de l'objet et la finesse de ses programmations, d'où l'effet forage ("drill" en anglais) de cerveau, drill'n'bass. Unique, évidemment, Drukqs laisse les enchaîneurs de BPM à leur froide musique dépersonnalisée et remplit son contrat : laisser les suiveurs à leur manuel d'utilisation du sampler quand lui pare l'air de volutes névrosées.
Excellent trop long disque de producteur, Drukqs fédère, ralliant les uns sur la base d'étirements emphatiques autorisés par le format double, les autres conquis dès le titre. Ou bien le sous-titre : "Come on You Cunts Let's Have Some Aphex Acid". Miam. --Florian Pittion- Rossillon

Critique

Disque schizophrénique par excellence, drukqs est l'oeuvre atypique d'un Aphex Twin dans toute son explorativité musicale. Tantôt calme et caressant, tantôt brusque et déconstruit. Les 30 morceaux, 15 par disque, offrent beaucoup de textures, d'ambiances et d'alternatives à l'auditeur qui ne peut qu'être dérouté. Certains titres sont imprononçables, l'imagerie paraît labyrinthique et la continuité inexistante. Richard D. James présente donc sa face la plus inaccessible, mais aussi la plus intéressante, la plus riche, la plus démente. Il apparaît à la fois machiavélique et génial de mêler une tendre mélodie avec cette explosive rythmique ahurissante sur «Vordhosbn». Seul un esprit au mental torturé peut produire le sombre «Omgyjya Switch 7» qui s'accompagne à nouveau d'un tempo hors-norme et l'enchaîner avec une petite pièce de piano rappelant Erik Satie. Car le maître de ces lieux ne s'est jamais embarrassé des conventions et il ne commence pas avec ce disque. Ses créations font donc entre quelques dizaines de secondes et plus de huit minutes proposant de minimales plages atmosphériques, des comptines au piano et de denses explosions drum'n'bass, même s'il reste toujours aussi difficile d'apposer une étiquette sur son style. Cet album est d'ailleurs sûrement le plus dur à classer avec tant de variété au programme. Aphex Twin y fait aussi bien fuser les BPM que planer les nappes de synthétiseurs et les plus ouverts ne s'y laisseront pas décontenancer. Car quand nos oreilles semblent perdues, elles retrouvent leurs marques avec des thèmes plus classiques, tel «Bbydhyonchord» qui séduit en toute simplicité. Le second disque est le reflet du premier avec la même diversité, les mêmes sensations surprenantes, le même tout autre chose. Le réussi «Meltphace 6» est ainsi précédé d'un message de répondeur des ses parents qui lui souhaitent un bon anniversaire enchaîné par quelques mystérieuses secondes d'harmonium. Plusieurs rumeurs ont couru sur ce disque dont la sortie fut plutôt imprévue. Son auteur aurait perdu la totalité des morceaux qu'il souhaitait publier et aurait offert à la place diverses productions non publiées à l'époque. Certaine mauvaises langues diront aussi qu'il a sorti ce disque fait de bric et de broc pour finir son contrat avec Warp avec qui il travaille encore. Ce qui est sur est que le résultat semble finement travaillé et n'a pas pu être conçu sans une recherche approfondie en matière de sons et de rythme. Sûrement son album le plus introspectif.

Raphaël Richard - Copyright 2012 Music Story

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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le meilleur d'Aphex Twin, 16 mars 2006
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Drukqs (CD)
Ce disque, difficilement écoutable en société, est une sorte d'invitation à la folie, on en sort désorienté. Richard David James disciple de Stockhausen, de Cage et de Satie expérimente la déconstructuration musicale produisant des perceptions nouvelles. Chaque infime variation d'une note, d'un bruit, nous permet toujours de nous rattacher à une ligne mélodique, à un refrain, ou à un simple son qui, revenant de facon regulière comme une bouée dans un océan, nous empêche de perdre complètement pied.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un album qui se déguste comme du bon vin : avec le temps ..., 28 février 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Drukqs (CD)
Suitre aux commentaires ci-dessus (ou dessous ...), je tenais à faire part de mon avis. Effectivement, j'ai acheté "Drukqs", j'ai été moi-aussi déçu, ou plutôt surpris. Ce n'était pas le disque auquel je m'attendais, car il coupe avec la ligne que semblait suivre Richard D. James.
Cependant, cet album vieillit trés bien. Comme pour tout album d'Aphex Twin, il regorge d'audace et de créativité. Les morceaux calmes (cf Erik Satie ?) s'inscrivent avec le temps dans la logique de cet album, car ils procurent une réelle charge émotive.
Enfin, Aphex Twin est un (le ?) compositeur majeur de notre époque : un tel disque, s'il peut effectivement surprendre son auditoire habituel, reste tout de même exceptionnel ...
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 IL FAUT ECOUTER LES DEUX CD DE DRUKQS EN MEME TEMPS, 28 mars 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Drukqs (CD)
Aphex Twin ne qualifie t il pas lui meme sa musique de Braindance ? C'est dans ce sens qu'il faut aborder DrukQs : Richard D James attend de ses auditeurs, de l'intelligence et un sacré sens de l'expérimentation. Certains ont trouvé à DrukQs un trop grand désiquilibre, les uns dénigrants les morceaux lents au piano préparé ou les passages expérimentaux tels que gwelly mernans, ou gwarek, et d'autres encore ne pouvant supporter les achevements fréténique des morceaux les plus 'hardcore' (afxv237, 54 cymru beats). Mais le Maestro, par humilité, mais aussi par dédain vis à vis de son public (cf le double album "26 mixes for Cash"), n'a pas tenu à livrer le secret de son bijoux, DrukQs : LES DEUX CD SONT DESTINES A ETRE ECOUTES SIMULTANEMENTS. Et c'est alors que la rythmique fofolle qui caractérise une première personnalité du "Twin" accompagne à merveille les langueurs de son autre double, plus doux, plus nostalgique, plus enfantin. Les deux cd forment alors un tout cohérent, mais parceque chaque morceau a été composé séparément on assite à une véritable musique bicéphale, où les deux entités qui fondent ce compositeur de génie n'ont jamais été aussi éloignées et aussi proches l'une de l'autre. La pléthore de sons disponibles à l'oreille permet une liberté d'audition jamais égalée, bien au-dela des célèbres mélodies bistables d'un Bach ou d'un Haydn ; d'une musique en 2 dimensions, on est passé ici à la troisième,et qui dégorge dès lors des plus impressionantes illusions auditives, nous encourageant à palper le son.

Ecouter Drukqs un Cd après l'autre est faire preuve d'idiotie. Il faut avoir une Nature de bête pour trouver gwarek 2 glauque et sinistre, avec ses cris atroces de souffrance, et ses crissement de baskets qui résonnent surement dans les longs couloirs d'un hopital psychiatrique. Lorsqu'il se mèle à Ziggomatic v17, ce que l'on entends, c'est un peintre à l'ouvrage, et qui peint, et qui peint des fleurs tout comme Vang Gogh était le plus simple des peintres. Résolument, Richard D. James est un très grand génie de la musique, et qui le cache avec pudeur. On pourra aussi se réferrer à ses dernieres productions sorties sur le label rephlex, les Analords, (compilés dans "Chosen Lords") qui sont de véritables paysages. Et vive la liberté !

PS : Ecouter les 2 cd simultanéments ne signifie pas qu'il faut écouter piste1-cd1 avec piste1-cd2 etc. Il faut en fait lire littéralement les deux cd en meme temps, n'en déplaise aux possesseurs de versions mp3 qui ne contiennent pas les blancs laissés dûments entre les pistes.
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