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Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l'Angleterre, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l'attendrait. Un roman décadent, virtuose, où les ressorts les plus noirs de l'univers romanesque du XIXe se mêlent au réalisme incisif et décomplexé du XXIe siècle.
Née au pays de Galles en 1966, Sarah Waters a été libraire puis enseignante. Depuis la parution de son premier roman, Caresser le Velours (Denoël, 2002), sa notoriété n'a cessé de croître. La publication de Du bout des doigts marque sa consécration. Élue « auteur de l'année » par le Sunday Times, elle reçoit en 2003 le prix des libraires et le British Book Awards. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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Commentaires client les plus utiles
40 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
l'Angleterre de 1860 génialement revisitée en 2003,
Par Laure (Sarthe, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Du bout des doigts (Broché)
Ce livre est une surprise dans le cru 2003. En dépit d'une démarche éditoriale française surprenante - le livre est présenté comme un chef d'oeuvre de la littérature érotique, la couverture française se veut aguichante alors que la couverture anglaise est on ne peut plus sobre, présentant des gants blancs - c'est de tout autre chose dont il s'agit. Point d'érotisme, mais une grande perversité. Pas dans le sens où l'on pourrait l'entendre. Ce livre s'inscrit tout droit dans la lignée de Dickens et de Wilkie Collins à qui il m'a fait penser également. L'histoire se passe dans un quartier populaire de Londres en 1860, le repaire des voleurs et des receleurs. Gentleman, brigand de première, monte une arnaque avec Sue, orpheline élevée par une "gardeuse" d'enfants, pour escroquer une riche héritière, Maud Lilly. Et c'est à travers le récit de la jeune Sue que l'on va d'abord suivre l'intrigue. J'avoue que j'ai eu du mal à franchir les 75 premières pages, l'argot façon Mystères de Paris et Mémoires de Vidocq (dixit la traductrice) m'étant parfois pénible, mais une fois franchi ce cap, je ne me suis plus détachée des 750 pages. Certes il y a parfois quelques longueurs, mais l'on va de surprise en surprise. La bibliophilie érotique sert de toile de fond à l'histoire, et si elle en est un des moteurs, elle laisse place à des retournements de situation d'une grande perversité et à des manipulations déroutantes. Ce roman hors du commun est une bonne surprise de la rentrée littéraire 2003.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Grand coup de coeur!,
Par Lilith Fredon (Restinclières, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Du bout des doigts (Poche)
Sue Trinder, orpheline vivant au milieu de voleurs et autres receleurs, est convaincue par Gentleman, qui est loin d'en être un, de partir à la campagne escroquer une jeune héritière, Maud Lilly. Mais tout ne se passe pas comme prévu, loin de là. Enfin tout dépend pour qui (là je sais, c'est pas très clair, mais si je vous explique il n'y aura plus le même suspens à lire le livre!). Mais les retournements de situations et les surprises sont nombreuses dans cette intrigue qui se déroule au milieu du XIXème siècle,et nous fait entrevoir l'envers du décors de l'Angleterre victorienne que l'on se représente souvent si prude, si attachée aux convenances.Le talent de l'auteur est de nous faire sentir, humer les odeurs, les horreurs de l'époque. Les bas fonds de Londres, les manoirs en passe de se transformer en ruine, la perversité des hommes, le sort peu enviable de femmes qui n'étaient considérées que comme des objets, vite mises au rebus lorsqu'elles devenaient encombrantes. Deux narratrices nous content cette terrible histoire: Maud et Sue. J'ai trouvé le procédé très intéressant, car nombre de scènes sont racontées selon le point de vue de l'une puis de l'autre. L'ironie de l'histoire n'en est alors que plus mordante. un excellent livre! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Machiavélique,
Par Lorelei (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Du bout des doigts (Poche)
Sarah Waters est sans conteste un auteur de grand talent. Cette histoire est d'un machiavélisme tout à fait surprenant. Un vrai labyrinthe de sentiments et de rebondissements qui aurait pu être à force lassant et farfelu, mais qui demeure passionnant de bout en bout. Il faut le lire et même le relire !
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