Amazon.fr
Découvrir la face obscure voire intime des hommes politiques... voilà une perspective bien alléchante ! De la passion presque animale pour le pouvoir à la raison qui rationalise et structure pour y parvenir, le tout agrémenté d'exemples concrets d'hommes politiques, le psychanalyste Jean-Pierre Friedman a largement analysé le rapport si particulier qui lie l'homme et le pouvoir. Avec, en toile de fond, l'infantilisme (comportement égoïste d'enfant gâté, caprices et réactions affectives primaires) et la complexité de l'adulte qui caractérisent ces grands hommes auxquels personne ne reste indifférent. Alors oui, ce goût du pouvoir est en chacun de nous. Pour preuve certaines expériences menées par des psychiatres et psychanalystes (parfois par l'auteur lui-même) qui amènent à une même constatation : peu d'hommes échappent, s'ils en ont les moyens, aux vertiges et excès du pouvoir. Il aborde aussi le problème délicat du "roi" (symbole même de la toute-puissance) et de ses "sujets" oscillant entre admiration, crainte, respect, et haine. Mitterrand, Roosevelt, Chirac ou Staline en sont, chacun à sa manière, un exemple frappant. "Le pouvoir satisfait la soif de puissance de celui qui l'exerce et la soif de certitude et de sécurité de ceux qui le subissent." Cette citation de Krishnamurti illustre à merveille ce paradoxe humain. Comme celui qui peut faire regretter certains régimes despotiques où "au moins, tout le monde mangeait et avait un toit sur la tête".
L'analyse subtile du Pouvoir et des hommes permet d'appréhender la "bête politique" comme un sujet d'étude qui dépasse les notions simplistes du "j'aime, j'aime pas" : d'après Jean-Pierre Friedman, "le pouvoir est une maladie mentale". Vu sous cet angle, la campagne électorale en France s'avère nettement plus drôle... --Marine Segalen
L'analyse subtile du Pouvoir et des hommes permet d'appréhender la "bête politique" comme un sujet d'étude qui dépasse les notions simplistes du "j'aime, j'aime pas" : d'après Jean-Pierre Friedman, "le pouvoir est une maladie mentale". Vu sous cet angle, la campagne électorale en France s'avère nettement plus drôle... --Marine Segalen
Quatrième de couverture
«Le pouvoir est une maladie mentale. On peut la diagnostiquer à divers stades, depuis les intoxiqués légers dont l'état peut empirer brusquement, jusqu'aux malades en phase terminale. La Fontaine disait : "Ils n'en mourraient pas tous, mais tous étaient atteints"... Aidé par beaucoup de curiosité et un peu de chance, j'ai pu côtoyer nombre d'hommes de pouvoir. Psychothérapeute, j'ai reçu leurs confidences. Consultant, j'ai travaillé avec eux. Dans l'entreprise, en politique ou à l'université, j'ai reconnu la même odeur de sang et retrouvé les mêmes grands fauves, de la race de ceux qui, à défaut de devenir roi des animaux, veulent régner sur les Français.» Un essai corrosif qui décrypte les types de pouvoir et la personnalité de ceux qui l'incarnent.
Jean-Pierre Friedman est docteur en psychologie et psychanalyste. Consultant auprès de grands groupes industriels, il a enseigné la psychologie du pouvoir dans de nombreuses grandes écoles, dont l'ENA.