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24 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Céline (toujours) vivant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : D'un château l'autre (Poche)
Moi qui ai lu tout Céline, ou presque, vous pouvez me faire confiance : c'est tout bonnement son meilleur roman. Bon courage à vous pour discerner le vrai de l'imaginé. Les frontières sont brouillées à l'extrême. Le début de l'œuvre, complainte très politiquement incorrecte d'une vieillard anticonformiste mais fatigué, est éblouissante par son style et son réalisme. Céline vous parle! Le reste aborde une page méconnue de l'histoire de France, le tout sur fond guignolesque et grotesque, comme à l'habitude. Juste milieu enfin atteint entre plaisir à donner au lecteur et sentiment de malaise à partager, ce qui n'était pas le cas de Maudits soupirs qui est d'une lecture autrement plus difficile. Le plus célinien des écrits de Céline, c'est celui-ci et aucun autre.
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23 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
de la colère sénile au témoignage épique,
Par equentric "manu" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : D'un château l'autre (Poche)
livre très surprenant !Durant près de 100 pages, celine est tres remonté : les vexations de l'après guerre, ses manuscrits volés, les années de prisons ... tout cela donne un début d'ouvrage haché, pendant lequel céline radote et peste contre tous (notamment des personnages difficilement identifiables de nos jours). Puis petit a petit, a la faveur d'une fièvre, celine se calme, son style devient plus fluide et il nous témoigne de façon saisissante l'épique aventure des "prisonniers" de sigmaringen. On y coutoie tous les pontes de la collaboration et l'on y apprend beaucoup de petits détails savoureux. Ce qui constitue donc au final une oeuvre contrastée, mémorable qui ne laisse pas indemne le lecteur. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
22 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
chronique de l'abjection,
Par fawnes (Paris France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : D'un château l'autre (Poche)
"Ca doit avoir de la dégaîne, au château de Siegmaringen", ricanait Aragon, qui ne croyait pas si bien dire. Après quatre-vingt pages de radotages séniles, le récit bascule dans une résurrection de ce moment sinistre et grotesque où les anciens potentats de Vichy se pavanent,, une dernière fois, dans un décor de carton-pâte. Le stuc avant le sang. Une chose ne bouge pas, et ne bougera jamais: le sens de la hiérarchie. Aux notables, le château, aux manants les bas quartiers! Cette stylisation accentuée fait de Céline un témoin aigu, terriblement lucide. Est-ce que Siegmaringen existerait dans la mémoire collective sans lui? On peut en douter.
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