La Stivellmania est encore loin d'être finie, mais Alan choisit de se poser un peu. Il choisit un cadre intimiste, de nous amener dans sa maison de Langonned passer la journée.
Sur la première face, il se livre à des expériences très diverses : chanson tragique avec accompagnement de guitare et violon, duos de bombarde avec l'ami Youenn Sicard, kan ha diskan avec Yann-Jakez Hassold, morceaux écossais avec caisses claires... On peut s'y perdre un peu jusqu'à la seconde face qui, à part un sublime duo harpe-flûte traversière ("Bal fisel"), est exclusivement consacré à la harpe et la voix. Et ce ne sont que des chansons magnifiques, à commencer par "Jenovefa" (un drame bouleversant), ou les deux morceaux qui ne sont pas cités sur cette page et qui ferment pourtant le disque : "Faili faili oro" et "Oye vie".
Un petit retour aux sources qui pourra surprendre au premier abord, voire désorienter ceux qui voulaient un successeur à Chemins de terre. Mais un très grand disque à nouveau.