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| 1. Slip Inside This House |
| 2. Slide Machine |
| 3. She Lives In ( A Time Of Her Own) |
| 4. Nobody To Love |
| 5. Baby Blue |
| 6. Earthquake |
| 7. Dust |
| 8. I've Got Levitation |
| 9. I Had To Tell You |
| 10. Postures (Leave Your Body Behind) |
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Commentaires client les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Historiquement indispensable.,
Par JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Easter Everywhere (CD)
Mon Dieu ! Que cette cruche amplifiée électriquement est envoûtante et mystique, avec ce son circulaire caractéristique de la musique de cette formation. Gérée de main de maître par Tommy Hall, chef spirituel des texans du 13th Floor Elevators, elle confère à leur rock garage une touche psychédélique sublime, à nul autre groupe comparable. Leur acid-rock tourbillonne au rythme de ce « jug » et Roky Erickson ne se prive pas d'en rajouter en gémissant, comme aspiré dans un bad trip. Si ça, c'est pas du psyché, je mange mon chapeau. Les p'tits gars d'Austin sont vraiment des allumés de première. Après le géant The Psychedelic Sounds de 1966, qui instaure le genre musical acid-rock, les voilà qui nous refont le coup avec Easter Everywhere, deux ans plus tard. Entre, rien n'a changé. Leur état peut-être, car ils sont de plus en plus sous carburant chimique. Expérimentations et créativité obligent. Deux albums, deux opus exceptionnels, conceptuellement et musicalement psychédéliques. Ces gars-là, qui étaient les égaux des Dead ou de l'Airplane dans le genre (sans toutefois toucher les dividendes de la notoriété) sont une légende du rock et personne ne les connaît vraiment, ni ne connaît leur aeuvre. On peut être réfractaire, mais il est une chose qu'il faut leur laisser, c'est leur sincérité dans ce qu'ils faisaient. Ils étaient réellement convaincus que le LSD pouvait leur faire visiter l'autre face du miroir. Ce qui, à la manière d'un Syd Barrett, les a fait s'aventurer très loin dans le sillon psychédélique qu'eux-mêmes ont préalablement tracé. Là où certains n'ont osé tremper qu'un orteil, eux ont carrément plongé dedans. Ils en ont récolté les méfaits plus tard (Roky Erickson, interné et démoli, jouera les Mc Murphy de Vol Au Dessus D'un Nid De Coucou et Stacy Sutherland se fera sauter le caisson par sa bonne femme). Le LSD a été leur prison dorée, mais leur aura permis de pousser à l'extrême leur créativité. Beaux chants, mais étranges (Roky est vraiment un grand chanteur), belles guitares, sur des beaux textes noircis d'ésotérisme et de mysticisme, nous sommes confrontés à un album abouti et inspiré d'un groupe qui fait du rock avant tout (et rien d'autre que du rock), un rock qui laissera les Beatles en personne sur le cul ! Dans les détails, Easter Everywhere fracasse d'entrée avec le mystérieux, frénétique, hypnotique et convulsif Slip Inside This House. C'est une merveille de son à transes. Jusqu'au palpitant Pictures de clôture, les bulles psychédéliques vous transportent dans un trip monumental. Entre les deux, d'excellentes pièces d'acid-rock du nom de Slide Machine, She Lives (In A Time Of Her Own), le planant Nobody To Love, porté par la voix douce de Sutherland, Earthquake, l'instrumental Levitation (moins bonne piste cependant avec le morceau qui suit, I Had To Tell You), une sublime reprise d'un Baby Blue de Dylan très trippy et orientalisée de même que Dust, une belle ballade acoustique, en guise d'intermède dans cette transe continue. Dur d'accès, mais tellement époustouflant, Easter Everywhere est le symbole d'un genre acid que les « pro-psychédélisme » et adeptes de garage rock apprécieront. Album historique.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Texans allumés,
Par Ben "http://autre.chose.over-blog.com" (France) - Voir tous mes commentaires (TOP 1000 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Easter Everywhere (CD)
Souvent résumés à un premier album considéré comme référentiel et fondateur, bien que bancal et souvent médiocre, les 13th Floor Elevators sont de fait catalogués dans le registre garage sauvage et psychédélique. Comme beaucoup de groupes, l'oeuvre soi-disant 'incontournable', présente dans tous les bouquins à la con du style "Les 100 disques à avoir chez soi afin de posséder un semblant de crédibilité", s'avère bien pâlotte quand on creuse un peu la discographie complète.C'est le cas ici. Car face à "The Psychedelic Sounds Of The 13th Floor Elevator", on trouve ce "Easter Everywhere", deuxième et dernier album de la formation original. Et c'est bien ici que se trouve l'ultime album psychédélique du groupe. Exit les fatiguants hurlements et les tempos frénétiques, on ralenti le tempo et on laisse les morceaux partir. Défoncés, trippés, hallucinés, les texans posent les bases des morceaux à partir de quelques mélodies, quelques riffs de blues et étirent le tout sans fioriture. Seul "Levitation" s'inscrit dans la lignée de la première galette. Ici, ni montée, ni descente, aucune variation, les structures sont d'une simplicité maximale. Même dépouillement au niveau des arrangements : rien hormis l'habituelle cruche électrique (dont on pourrait souvent se passer). Ni Mellotron, ni bandes inversées, ni clavier, tout repose sur la voix de Roky Erickson. Fini les hurlements. Calme, posée, habitée, gorgée d'echo, c'est elle qui va déclencher l'envol des morceaux, déroulée sur de magnifiques mélodies vocales. On frise la perfection à de multiples reprises : "Slide Machine", "Dust", "Slip Inside This House", "She Lives"... Même la reprise de "It's All Over Now, Baby Blue" de Dylan, totalement métamorphosée, ne dépareille pas au milieu de cette orgie psychédélique. Dommage pour le groupe. Ce disque sera officiellement leur dernier. Peu de temps après, Roky Erickson sera arrêté en possession de diverses substances psychotropes. Etant de plus schizophrène, il sera envoyé en hôpital psychiatrique (ça se passe comme ça au Texas). Il y subira une thérapie par électrochocs pendant plusieurs années, cramant ses derniers neurones et le laissant définitivement perché. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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