Description de l'album
Paper-sleeve edition of the 1979 album. Digitally remastered in 2001. With added tracks 'Die Young Stay Pretty(BBC live)', '7-Rooms of Gloom(BBC live)', 'Heroes(live)', and 'Ring of Fire(live)'.
Critique
Les Anglais savent. Ce sont eux – bien davantage que les Américains - qui ont réservé un accueil triomphal à
Eat to the Beat. Car les Britanniques savent que Blondie n’est pas la merveille cachée de la musique populaire, mais simplement l’occasion de passer un bon moment. Ainsi, il ne viendrait à personne outre-Manche l’idée de reprocher à ce disque de tenter de sonner comme son prédécesseur (le triomphal
Parallel Lines, entraîné par le hit planétaire
« Heart of Glass »), puisque c’est exactement ce qu’on en attend. Ainsi, Blondie tente (et réussit) une fusion surréaliste entre la pop américaine des années soixante, la disco continentale bercée des pulsations infinies d’un Georgio Moroder (pudique, on n’évoque pas même Cerrone), et le parfum exotique de certaines berceuses tropicales, qui trouveront un aboutissement impérial dans certaines prestations ultérieures, inspirées du reggae. Il en est en fait de cet album comme d’une chaîne de montage automobile : parfois, c’est une limousine qui en sort, parfois simplement un véhicule plus banal, l’essentiel restant d’avancer.
Eat to the Beat avance donc, grâce à un partage assez équitable des tâches (Harry se charge de pratiquement toutes les paroles, Stein, Destri, Harrison et Infante jouent aux petits maîtres de musique), et on relève même la visite impromptue de la choriste Lorna Luft, plus accoutumée au répertoire de Judy Garland.
« Atomic » (belle attaque de guitare) fut donc numéro un à Londres (
« Dreaming » a très bien fonctionné, aussi), et
Eat to the Beat atteignit la dix-septième position des classements pop aux Etats-Unis. Vous reprendrez bien un peu de sucre ?
Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story