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4.0 étoiles sur 5
S'ouvrir l'esprit, 7 juin 2007
Pour apprécier cet album, plusieurs écoutes seront nécessaires. La première sera pour se rendre compte qu'on ne tombe pas du tout sur quoi on s'attendait. La seconde, pour s'imprégner de l'ambiance. A partir de la troisième, on se rend compte que quoi qu'en disent tout ces pseudos métalleux ou autres goths de pacotille, cet album est bon. Rien à voir certes avec les autres albums du Révérend, c'est sûrement le disque le plus accessible de Manson, mais cela n'en fait pas sûrement pas un "disque de pop" comme on a pû lire dans les commentaires précédents... Les mélodies sont certes vraiment accrocheuses, avec de nombreux soli de Tim Skold (qui pour la future tournée de MM, passera de la basse à la gratte) mais l'ambiance en général du disque n'en demeure pas moins mansonienne ! L'album est marquée par une atmosphère bien particulière, à la fois glam et par moment sinistre, le God of Fuck explorant les différentes facettes de l'Amooouuurrr. D'ailleurs attention, dans la jaquette ya tout plein de petits coeurs !! Si vous êtes un minimum ouvert, que vous acceptez que Marilyn Manson, à bientôt 38 ans, ait cessé de jouer au brûleur de sorcière et puisse avoir des sentiments, n'hésitez pas à jetter une oreille attentive à ce nouvel opus qui peut paraître déconcertant au premier abord ("Quoi, il ne braille pas ? Il ne sodomise plus le petit Jésus comme avant ?") mais qui n'en demeurera pas moins important dans la discographie de Manson. Ceci étant, si vous souhaitiez headbanger sur cet opus, ben c'est rater :)
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Le Manson de trop..., 29 avril 2008
Fan des premières heures du révérend, sorti transfiguré par Antichrist Superstar, j'attends toujours chaque album mansonien avec impatience et intérêt, un peu comme naguère on se devait d'attendre chaque nouvel opus de Bowie. L'attente ici s'est faite angoisse tant le déclin du maître semblait indiciblement latent dans son précédent et itératif "Golden âge of grotesque". Passons sur le mariage/divorce tabloïd avec Dita, passons sur la poseur attitude de plus en plus fâcheuse d'une désormais icône totalement "corporate" de l'industrie du disque, passons sur l'insoutenable nonchalance du père Warner en matière de créativité se vautrant de plus en plus dans son propre personnage ego sérialisé; homme produit cynique mais merchandisé tout de même. Passons et restons en à la musique, à l'art, à la création. Là l'attente ne peut déboucher que sur une déception... une immense déception ! La problématique mansonienne est intimement liée à sa genèse. De Reznor est né Manson. Et si le premier a su donner un souffle vital d'un incommensurable génie au second, ce dernier s'est éparpillé comme des pétales de fleurs soufflés au vent. Aujourd'hui Manson c'est une volonté farouche de s'incruster au firmament de la postérité cinématographie hollywoodienne; c'est le désir d'être reconnu comme un poly artiste sachant peindre, acter, réaliser, écrire et chanter; c'est aussi la compulsive et maladroite tendance à singer son propre ego, son image de poète maudit façon dark 19ème siècle (il fait fabriquer en Suisse sa propre production d'absinthe). Il résulte de ceci un profond déséquilibre qui se résume dans le paradygme suivant: tout pour le personnage, le minimum pour la musique. Eat me en est l'illustration explicite. Indigence des textes qui sont un polycopié de Manson plagiant Manson. Une musique formatée et figée dans une sorte de gangue confortable à l'oreille qui donne à l'ensemble l'impression d'aucune évolution notoire depuis Golden Age (on pourrait même croire qu'il s'agit d'un album de face B à l'ancienne). De sa souffrance amoureuse, de ses déceptions sentimentales, le révérend ne semble pas en tirer autre chose qu'un artefact de ses originales créations , juste bon pour le tout venant de la grande consommation musicale. Le vice est poussé à l'extrême tant l'absence de créativité épouse à la fois l'architecture de l'album (d'une indigence angoissante en comparaison de la glorieuse trilogie Antichrist, Mechanical et Hollywood ou la cohérence interne du Cd confinait à l'aboutissement le plus ultime) et également le packaging douteux et totalement indigne de ce qui fût produit naguère (on aurait aimé par exemple voir une de ses peintures à la place de cette encore photo de lui en couv du CD). Au final donc un produit, une marchandise et non une oeuvre d'art; à des années lumière des sublimes et innovantes créations de Monsieur Trent Reznor ! Il ne reste plus qu'à attendre le prochain en espérant un sursaut...
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16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une tuerie!, 4 juin 2007
Jusqu'à présent, ce que je préférais de Manson, c'était "The Nobodies" sur "Holy Wood" et "Coma White" et "The Dope show" sur "Mechanical Animals". "Eat Me, Drink Me", si c'est clair qu'il est certainement le plus "mainstream" des albums de Manson, c'est sûrment le plus abouti mélodiquement parlant: c'est tout simplement une tuerie du début à la fin, allant de titres clairement pop-rock ("They Said That Hell's Not Hot", "Putting Holes In Hapiness", "Evidence"), à des titres plus enlevés ("Are you the rabbit", "Mutilation..."). A signaler aussi un titre plus lent, tout simplement énorme, "Just a car crash". La guitare, énorme elle aussi sur tous les titres : Tim Skold, le monsieur qui la manie est tout simplement trop fort, des solos comme j'en avais pas entendu depuis longtemps... Bref, perso j'adore.
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