Présentation de l'éditeur
Ce livre pourrait aussi s'appeler " une femme dans la guerre ", tant le regard qu'il porte sur les événements qui ont ensanglanté l'Europe à la fin du XXe siècle, est un regard de femme, empli d'étonnement et de compassion. Alexandra Boulat est l'une des très rares personnes à avoir suivi le conflit yougoslave, du tout premier assaut sur la Slovénie à l'entrée des troupes de l'OTAN au Kosovo. Avec un talent qui lui a valu l'admiration de ses pairs et du grand public, elle n'accuse ni ne stigmatise. Ce qu'elle fait est bien plus beau et bien plus important que cela : elle en appelle à nos consciences. En montrant la guerre telle qu'elle est, avec sa violence, son malheur mais aussi, pourquoi le cacher, avec la fascination qu'elle exerce sur nous tous, elle témoigne. Et cette modestie donne une force inouïe à ses images " quotidiennes " au premier abord. Leur indéniable beauté ne naît de surcroît jamais d'une recherche esthétique pure, mais d'un désir profond de rendre un peu de leur dignité à ceux qui souffrent.
Quatrième de couverture
Alexandra Boulot a suivi le conflit yougoslave du tout premier assaut sur la Slovénie à l'entrée des troupes de l'OTAN au Kosovo. Avec un talent qui lui a valu l'admiration de ses pairs comme celle du grand public, elle n'accuse ni ne stigmatise, elle en appelle à nos consciences.
« Il faut aller au bout de ses images, écrit Bernard-Henri Lévy dans sa préface. Parce qu'elles sont la vérité de cette guerre. Et parce que les regarder en face, c'est comme réouvrir le livre du crime. Nous le devons aux morts. Nous le devons aux survivants. »
Photographe de réputation mondiale, Alexandra Boulot a été récompensée par de nombreux prix, dont l'Infinity du Centre international de la photographie de New York, le Visa d'or du Festival international de la photographie de Perpignan et le prix Paris-Match.
L'auteur vu par l'éditeur
- Le Harry Chapman Media Award 1994 aux USA pour sa couverture de la vie quotidienne à Sarajevo pendant la guerre de Bosnie.
- Le Prix du festival d'Angers 1996 pour un reportage sur Zahwa, fille de Yasser Arafat et sur sa femme Suha.
- Le Prix Paris-Match 1998 (considéré comme le Goncourt de la photographie), pour son travail sur la violence au Kosovo.
- Le Visa d'Or 1998 du festival de Perpignan, également pour son travail sur la violence au Kosovo.
- Le prestigieux Infinity Award 1999 du Centre international de la photographie de New York pour l'ensemble de son travail sur la vie quotidienne et sur la violence au Kosovo.
- Le Eisenstat Award 1999, prix conjoint de l'université de Columbia (New York) et de Life Magazine, toujours pour le Kosovo.