Dans Ecstasy, Murakami nous entraîne dans une plongée violente au sein du milieu du sexe sado-masochiste. Il n'y a pas de censure, tout est dit crûment. L'auteur appelle un chat un chat. Ca plaît ou ça ne plaît pas, toujours est-il que ce roman, un peu dur, amène le lecteur aux limites de sa moralité. Voyeur, il parvient difficilement à se détourner de l'humiliant spectacle qui se joue sous ses yeux. Un roman sur les marges de la société, sur l'hypocrisie et sur le plaisir né de l'humiliation, servi par une prose brutale et sans concessions. Agréablement déroutant.