undrgrnd Cliquez ici Livres Fête des Mères nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_HPTV Cliquez ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Fête des Mères

Commentaires client

5,0 sur 5 étoiles3
5,0 sur 5 étoiles
5 étoiles
3
4 étoiles
0
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0
Format: DVD|Modifier
Prix:109,55 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

Un cofftret proposé à un prix très attractif qui pourra satisfaire pleinement ceux qui n'ont encore rien acquis de ces six spectacles-là qui disent l'état assez inquiétant où se trouve, aujourd'hui, le Festival de Bayreuth. Quoique les scénographies soient devenues souvent très contestables quand elles ne sont pas des horreurs absolues, la musique demeure ensorcelante. Quelques spectacles sont musicalement au meilleur niveau en dépit des l'assauts irresponsables des chantres du Regietheater. Mises à part les deux pistes audio du récent Tannhäuser, tous les Blu-ray de ce coffret sont d'excellente facture audio et vidéo. Un coffret qui permet d'ausculter, à moindre coût, l'état d'un malade qui ne s'ignore plus. Ci-après, un passage en revue chronologique des six spectacles proposés depuis des Maîtres-Chanteurs façon action-painting (2007) jusqu'à un Tannhäuser façon usine à gaz (2014). Où l'on finira par se convaincre que cet affreux Lohengrin infesté de rats (2011) est loin d'être la pire ratatouille que le Festival de Bayreuth aura servi depuis une dizaine d'années.

Les Maîtres-Chanteurs (2008). Dans Le Chef-d'œuvre inconnu de Balzac, Maitre Porbus et Nicolas Poussin, cherchent vainement se qui se cache dans 'La Belle Noiseuse', le supposé chef-d'œuvre que le peintre Frenhofer a peaufiné pendant dix ans. Il y aurait une femme là-dessous, submergée par les couches de peinture. Une femme dont on ne distinguerait que le pied... "Un pied délicieux, un pied vivant... qui apparaissait là comme le torse d'une Vénus en marbre de Paros qui surgirait parmi les décombres d'une ville incendiée". Ainsi, la peinture est-elle partout dans cette mise en scène des Maîtres-Chanteurs mais, là-dessous, rien qui puisse faire songer à un chef-d'œuvre de l'art wagnérien. Pas même le pied d'une Eva que l'on chercherait à chausser. Katharina WAGNER s'emploie, opiniâtrement, à commettre une espèce de crime de lèse-majesté en forme de règlement de compte avec l'héritage dynastique. L'on s'amuse un moment de ces provocations en forme de pied-de-nez permanent mais les gratuités finissent par desservir une interprétation somme toute très honorable. Klaus-Florian VOGT est un Wather vocalement ensorcelant. Franz HAWLATA (Sachs) et Michael VOLLE (Beckmesser) sont convaincants quand la mise en scène ne leur facilite pas les choses qui est accueillie par une bronca justifiée au terme d'un concours où l'on touche au sommet du grotesque et du contresens intentionnel.

Tristan (2009). Blu-ray n°1 - Acte I - Dans le grand-salon d'un transatlantique. Si l'on y décroche peut-être pas le Ruban Bleu, c'est malgré tout un fort beau moment. Christoph MARTHALER propose quelques belles idées avec des chanteurs convaincants qui captent l'attention. Irène THEORIN, au premier chef, qui compose une Isolde fascinante du seul point de vue théâtral en dépit d'une voix qui bouge dangereusement dans les moments les plus attendus. Face à cette grande-bourgeoise, Robert DEAN-SMITH soigne la ligne qui compose un Tristan émouvant en fonctionnaire engoncé dans son imperméable. Blu-ray n°2 - Acte II & III - Plongée dans les sixties. Isolde en avatar de Jackie K. pour un duo distancié d'où la passion érotique est théâtralement gommée qui, pourtant, se retrouve dans les élans vocaux des deux protagonistes en dépit d'une gestuelle quasi ironique. Pour finir, un lit d'agonie dans le même grand-salon devenu espace médicalisé dans une usine désaffectée menacée d'écroulement. L'on se fixe sur le kilt du très bon Kurwenal de Jukka RASILAINEN... C'est alors qu'il revient à Robert DEAN-SMITH, et au chef, Peter SCHNEIDER, de montrer que tout n'est pas perdu dans ce Bayreuth-là qui peut toujours subjuguer l'auditeur par la seule force de la musique. Mision accomplie d'autant plus qu'avec le retour d'Irène THEORIN, le metteur en scène trouve une belle idée de clôture.

La Walkyrie (2010). Un spectacle qui pourrait passer pour traditionnel si l'on entendait faire de Patrice CHÉREAU le chantre de cette nouvelle tradition. Peu de gratuités visant à subvertir le conformisme et, au passage, de très belles images qui, à l'Acte II, révèlent leur filiation "neue Bayreuth" avant que de convoquer, à l'acte III, un déjà vu faisant hommage au Ring du Centenaire. Tanked DORST, né en 1925, est assurément un homme de culture qui ne cherche pas à déconstruire le patrimoine. L'on ne pourra lui reprocher que les accoutrements vestimentaires des Walkyries. Pour ce qui est de l'Acte I, passé le coup du poteau électrique effondré dans lequel Nothung est fichée, c'est très réussi et l'on se laisse facilement emporter par les trois chanteurs-là : Johan BOTHA (Siegmund), Edith HALLER (Sieglinde) et Kwangchul YOUN (Hunding). Sans être aussi brillants, Lilian WATSON (Brünnhilde), Albert DOHMEN (Wotan) et Mihiko FUJIMURA (Fricka), profitent de l'esthétique confortable de l'Acte II et tout le spectacle s'élève avec le retour de Sieglinde et Siegmund. Enfin, à l'Acte III, c'est Brünnhilde qui semble aux limites de ses moyens quand Sieglinde gratifie l'auditeur d'une belle envolée sur l'ensorcelant motif de la Rédemption par l'Amour. Belle direction de Christian THIELEMANN dont on aurait apprécié que toutes les journées du Ring aient été mises sur le marché.

Lohengrin (2011). Juste histoire d'habiller une splendide interprétation d'une scénographie ridicule qui commence par choquer puis, virant au grand-guignolesque, finit par faire hurler de rire avant que de vous prendre aux tripes, au finale, les rats ayant enfin déserté le plateau. Là-dedans, un Lohengrin à tomber, Klaus-Florian VOGT qui relève de cette filiation lumineuse et éthérée dont sont faits les plus grands chevaliers au cygne. Lequel animal est ravalé au rang de simple symbole héraldique au sein d'une colonie de rongeurs pestiférés. Au dernier tableau, quelques beaux plans d'une esthétique chromatique renversante faite de sable et d'argent avant que ne survienne une espèce d'horrible nouveau-né destiné à en imposer à tous. Et le public d'ovationner tous les protagonistes qui aurait, sans doute, conspué le metteur en scène. Fermez le ban !... Pour s'apitoyer sur ces metteurs en scène qui massacrent tout au nom des "valeurs" de notre époque éclairée, un entretien livré en bonus laisse à penser que Wagner était un humoriste anti-allemand et que Hans NEUENFELS est son prophète post-moderne.

Le Vaisseau fantôme (2013). Juste histoire de bannir toute référence à l'univers maritime, fors une barcasse échouée, l'action semble se dérouler dans une salle de marché. Cette fois-ci, le protagoniste éponyme, Samuel YOUN, n'en impose aucunement qui doit grossir un timbre étroit. Quant à la fille, elle n'est pas dotée d'une voix très agréable que son père s'emploie à valoriser sur un coup de bourse pendant qu'elle se fabrique un totem alter-mondialiste. Ce spectacle assez médiocre n'est pas musicalement au niveau de la Colline Sacrée quand bien même le chef serait-il un expert de ce répertoire-là et, de surcroît, coutumier des lieux. On s'ennuie assez dignement en rêvant des fastes d'antan. Du temps où des Hollandais possédés émergeaient comme des survivants (Hans HOTTER ou Hermann UHDE). Du temps où les Senta avaient de la voix et vous collaient des frissons bourrés d'embruns. Fort heureusement, les chœurs rattrapent l'affaire.

Tannhäuser (2014). Une mise en scène très pénible, véritable usine à gaz, où l'on doit se farcir des séquences dilatoires interminables qui mettent à mal la continuité musicale. Heureusement, le menu permet de contourner ces fatrasies ridicules qui conduisent à encoder l'opéra sur deux disques. Un Tannhäuser qui comporte presque une heure de remplissage indigeste fait de scènes montrant le travail des ouvriers de cette improbable usine où se déroule toute l'action, la pause repas, le nettoyage des lieux et quelques provocations en forme de saillies à l'adresse de la germanité qui semblent les seules priorités de Sebastian BAUMGARTEN. Ce que l'on doit subir est affligeant et, c'est sûr, s'il y a une prochaine fois, l'on activera le menu qui permet le contournement de ce pensum. Cependant que l'on doit supporter souvent le pire du Regietheater, ce que l'on entend n'est pas toujours en mesure de racheter l'affaire. Le niveau de sortie des pistes sonores est insuffisant et l'interprétation est loin d'être enthousiasmante en dépit de rares moments de grâce. Torsten KERL, très estimable ténor par ailleurs, n'a pas le format pour tenir au Venusberg qui parvient à délivrer un convaincant retour de Rome. Camilla NYLUND a le physique qui sied aux belles wagnériennes blondes mais son interprétation est vocalement décevante au moment où, Acte II, Torsten KERL est maintenant en mesure de tenir sa partie et d'élever le spectacle au meilleur niveau. En dépit d'un Wolfram acceptable, il faut oublier une Vénus totalement massacrée par la mise en scène du Venusberg dont le retour, pendant la romance à l'étoile, n'est pas du meilleur goût. Une Vénus qui, enceinte depuis l'Acte I, pourrait être la parturiente qui aurait donné naissance à cet enfant du miracle que l'on exhibe au finale du III. N'ayant rien compris de toute cette affaire, je préfère sursoir au jugement.

Quoique mieux accueilli en 2014 qu'en 2011, ce Tannhäuser est éclairant du grand n'importe-quoi qui s'est imposé sur la Colline Sacrée depuis quelques années allant, maintenant, jusqu'à charcuter la continuité dramatique. L'examen de ces six spectacles (huit Blu-ray discs) conduit à escompter que le Festival de Bayreuth aille vers un aggiornamento salutaire. À se demander si Katharina WAGNER, qui a encouragé et cautionné nombre de ces expériences oiseuses, est bien la personne requise pour opérer le redressement qui s'impose. Pour le moment, l'orchestre et les chœurs sont encore manifestement à la hauteur. L'on se doute bien que cette musique peut résister à n'importe quelle scénographie iconoclaste mais il convient de s'interroger sur ce qu'un jeune public pourrait retenir qui ne connaîtrait que ce nouveau livre d'images que diffuse maintenant le Festival de Bayreuth
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 mai 2016
Pour l'instant, je n'ai visionné que deux DVD, à savoir "Le vaisseau fantôme" et "Die Walküre". Ce sont des voix grandioses et une interprétation excellente.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 octobre 2013
Pour moins de 100 Euros aujourd'hui on a la chance de se payer en DVD une bonne partie de l'oeuvre de ce génial compositeur
Je n'ai pas tout écouté,Mais a part Thanhauser ou je constate une faiblesse dans l"enregistrement, Les maitres chanteurs et le Vaisseau fantôme (a part la scène que j"aurais préféré + classique) J'ai beaucoup aimé
Je ne connais pas la qualité des autres opéras que je n'ai pas mentionné mais je ne vois pas pourquoi je serais déçu.
Merci Amazon de la livraison aussi rapide.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)