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Eléonore Broché – 29 août 2013


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Extrait

Elle s'appelle Éléonore. Éléonore Kallos. C'est son nom déjeune fille et son nom d'actrice qu'elle a repris depuis la mort de son mari, Edmond Dantine. Elle habite le rez-de-chaussée donnant sur le jardin d'un hôtel particulier, avenue Molière, à Bruxelles. Autrefois, du vivant de son époux, ils occupaient l'ensemble du bâtiment mais depuis qu'elle vit seule avec Fernanda, la gouvernante qui l'a aidée à élever ses enfants, elle loue les étages dont elle n'a plus l'usage.

ÉLÉONORE, FERNANDA

Une odeur de chocolat s'échappe de la cuisine.
- Fernanda, Fernanda, n'oubliez pas que le gâteau ne doit rester au four que pendant sept minutes. Au-delà, il est trop cuit et devient sec.
- Je sais, Madame, je sais. Cela fait trente-cinq ans que vous me le répétez. Pourtant vous le trouvez toujours délicieux.
- La dernière fois, lorsque René Angeleau est venu déjeuner - quand était-ce ? Jeudi, vendredi ? - il n'était pas assez moelleux. Trop sucré.
- Madame, permettez-moi de vous le dire, vous êtes difficile ! C'est vraiment impossible de vous satisfaire.
La réflexion de Fernanda égratigne la cuirasse d'indifférence qu'arbore Éléonore qui, pour la première fois de la journée, lève les yeux sur elle.
- Vous ne savez pas ce que c'est.
- Quoi donc, Madame ?
- D'être vieille.
Femanda regarde sa patronne avec un air où se mêlent compassion, perplexité et impuissance puis marmonne :
- Chacun doit porter sa croix sans nuire à son prochain.
Éléonore, qui a encore l'oreille fine en certaines circonstances, la fait répéter bien qu'elle ait parfaitement entendu. C'est l'une de ses coquetteries : laisser croire à ses interlocuteurs qu'elle est sourde et préparer une réponse ou une attitude pendant qu'ils recommencent leur phrase. Elle a classé les gens en trois groupes distincts : ceux qui répètent, à voix plus haute, mot pour mot ce qu'ils ont déjà dit, ceux qui ajoutent une nuance atténuante ou grossissante et ceux qui modifient carrément leur propos. Elle sait bien que Fernanda appartient au premier groupe. Pas assez futée pour infléchir la trajectoire d'un énoncé. N'empêche, elle éprouve un malin plaisir à la forcer à redire une sentence idiote et à l'observer n'en pas démordre par pur entêtement. Leur rapport sado-maso ne date pas d'hier. Engagée du vivant du mari d'Éléonore, Fernanda avait à peine vingt-deux ans quand, débarquant de son Andalousie natale, elle avait abordé l'opulente et pluvieuse Belgique. Le couple Dantine l'avait adoptée presque aussitôt. C'était dans les années soixante. Éléonore avait la quarantaine épanouie, son jeune fils encore à charge à la maison.

Revue de presse

C'est tendre, grave. Vif. Drôle et indulgent. Avec Bruxelles en permanent décor, Colette Lambrichs a ciselé une petite tragi-comédie des existences. Le beau mélange des genres... (Xavier Houssin - Le Monde du 3 octobre 2013)

De ce petit roman émane un charme troublant. Il y est question d'une famille, avec ses non-dits et ses rancoeurs, mais aussi d'art, de théâtre, de littérature, de chanson, 
de cuisine. Et tout autant de Bruxelles, ville de l'enfance et de l'adolescence de Colette Lambrichs. La métropole de bric et de broc propice au romanesque, en laquelle tout cela vient à se fondre. Au point qu'il apparaîtrait inconcevable d'imaginer ailleurs un tel récit. L'écriture 
se présente en l'espèce comme indissociable de la ville...
À l'image de Bruxelles, restituée dans la crudité et parfois le mauvais goût de ses contrastes, le roman dégage ainsi une impression mélangée de chaleur 
et d'acidité, de sublime et de kitsch. Son écriture, tour à tour neutre et enflammée, donne au récit une allure bigarrée de constat clinique et de charge à l'eau-forte. C'est la forme même de la ville qui transparaît dans 
ce récit d'une formidable vitalité. (Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 19 septembre 2013)


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