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Electric Ladyland [CD, Import]

Jimi Hendrix Experience CD
5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
Prix : EUR 13,73 Livraison gratuite dès 15 euros d'achats. Détails
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Détails sur le produit

  • CD (26 novembre 2010)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD, Import
  • Label: Sony
  • ASIN : B00369K138
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 82.879 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
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1. ...and the gods made love
2. Have you ever been (to electric ladyland)
3. Crosstown traffic
4. Voodoo chile
5. Little miss strange
6. Long hot summer night
7. Come on (let the good times roll)
8. Gypsy eyes
9. Burning of the midnight lamp
10. Rainy day, dream away
11. 1983...(a merman I should turn to be)
12. Moon, turn the tides...gently gently away
13. Still raining, still dreaming
14. House burning down
15. All along the watchtower
16. Voodoo child (slight return)

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5.0 étoiles sur 5 Au Mage . 27 mai 2012
Par Hervé J. COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 50 COMMENTATEURS
Format:CD
Jimi jouait trop bien de la guitare...Et il est mort.

Depuis, d'autres ont joué plus vite(John McLaughlin)

D'autres ont joué plus longtemps(Carlos Santana)

Certains ont même joué plus fort(Ted Nugent)

Et Duane Allman qui jouait trop bien du bottleneck,sa moto lui a glissé des mains!

Faut pas jouer trop bien de la guitare,c'est mauvais à la santé!
(n'est-ce pas messieurs Stevie Ray Vaughan,Paul Kossof ou Rory Gallagher?)

D'ailleurs le général Custer ne disait-il pas?:

_"Un bon guitariste est un guitariste mort!"
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "JIMI HENDRIX" de BENOIT FELLER 29 décembre 2011
Par VIRY 02 TOP 500 COMMENTATEURS
Format:CD
"JIMI HENDRIX" de BENOIT FELLER (Albin Michel - 1976)
3° Album 1968 33T Réf : Reprise RS 6307 us - Track 2657 012 gb - Barclay CA 920060/61
.....Les séances d'enregistrements d'"Electric Ladyland", qui s'étalèrent au fil d'une demi-année, illustrèrent avec précision la nature des conflits qui habitaient Jimi Hendrix. L'évolution musicale se manifesta très rapidement. Hendrix, que l'Experience ne satisfait déjà plus, fit participer à son disque quelques-uns des meilleurs musiciens anglais et américains du moment. A Mitch Mitchell et Noël Redding s'ajoutent Buddy Miles, batteur de l'Electric Flag, Jack Casady (1), bassiste du Jefferson Airplane et aujourd'hui d'Hot Tuna, ce Jack Casady qui est à la basse ce que Jimi Hendrix était à la guitare. Existe-t-il meilleur compliment ? L'on verra au fil du chapitre suivant combien les interventions de Chris Wood et de Stevie Winwood, respectivement flûtiste et organiste/leader de Traffic, enrichissent la musique du Voodoo Child, ainsi que celles du très talentueux Al Kooper , organiste du Blues Project. Tant de contributions diverses, qui sont le fait d'hommes issus de familles musicales parfois fort éloignées (Buddy Miles et Jack Casady par exemple), dotent "Electric Ladyland" de couleurs multiples, d'une palette sonore qui devient sous les doigts de Jimi Hendrix véritable kaleidoscope......
(1) le nom de Jack Casady s'est transformé en Cassidy sur la pochette du disque, pour de simples motifs contractuelles.
.....Si "Are You Experienced", puis "Axis : Bold As Love" avaient été accueillis avec chaleur, "Electric Ladyland" connut, par un jeu curieux du hasard, un sort moins flatteur, à ses débuts au moins. Paru le 9 Novembre 1968 en Angleterre, l'album dut être retiré de la circulation une semaine après sa mise en vente, les détaillants refusant de l'exposer en vitrine et d'en assurer la distribution. Motif de ces réactions insensées : sur la pochette du disque s'étalaient les corps adorablement dénudés d'une vingtaine de jeunes femmes très croustillantes, au goût d'Hendrix en tout cas, qui semblait avoir fort à faire avec ce bel entourage et affichait - une fois n'est pas coutume - un sourire bien gaulois. Il fallut donc imprimer à la hâte de nouvelles pochettes, très belles également, mais plus conventionnelles. Lorsque l'édition définitive parut enfin, ce fut à la presse de se montrer réticente, un peu dépassée, et surtout désenchantée. Au Melody Maker, par exemple, "Electric Ladyland" apparaissait comme un brouillard électronique manquant par trop de direction et de fermeté, une longue jam-session d'où étaient absentes l'énergie du premier album, et la finesse du second. Quelles qu'aient été les véritables explications de ces réactions, rarement disque pop aura été plus mal jugé. Mais le temps a calmement réordonné les choses et aujourd'hui plus qu'hier peut être "Electric Ladyland" apparaît comme la plus belle oeuvre de Jimi Hendrix. Parce qu'elle est la plus peaufinée, d'abord : six mois de travail, c'est beaucoup, même pour un double album, surtout lorsque le musicien qui enregistre s'appelle Jimi Hendrix : lorsqu'on est capable de mener à bien la réalisation d'un disque aussi bon que "Are You Experienced" en moins d'une semaine, capable encore, et sans qu'il semble en coûter, d'enregistrer sur la lancée du premier un album qu'on jurerait être le fruit d'un an d'évolution, c'est que l'on possède une énergie et un esprit de synthèse absolument uniques, dans le monde du rock au moins. L'on eût aisément pu craindre qu'avec le départ de Chas Chandler ne disparaissent la fermeté, la direction musicale, et la grande qualité de la production, qui font tant pour le brio des deux albums précédents ; il n'en est rien, et l'on éprouve même une sensation exactement inverse. Car "Electric Ladyland", en alliant la force sauvage d'"Are You Experienced" à la subtilité de "Axis : Bold As Love", les transcende tous deux et trouve dès les premières notes, sa propre dimension ; celle d'une immense libération, d'un envol total, irrésistible. Tous les éléments de la musique de Jimi Hendrix, de ces racines (le blues en particulier) à ses trouvailles les plus personnelles, sont ici magnifiés, emportés par un élan absent des deux créations précédentes, et cet élan a un nom, que j'emploierai pour la première et dernière fois dans ce livre, parce qu'une utilisation désordonnée en a par ailleurs dénaturé la signification : le génie.
Le jugement qu'apporta sur le coup Jimi Hendrix à son ouvrage différait cependant assez de celui que j'ai énoncé ici. Musicien très pointilleux, Hendrix avait cette exigence que manifestent tous les grands artistes face à leur oeuvre et vis-à-vis d'eux mêmes. Cependant, pour une fois - et le fait, sans précédent, resta sans suite - le guitariste se montra satisfait, modestement, mais satisfait tout de même :
"Tous les morceaux de l'album sont personnels ; cette musique incarne ce que nous sommes. Ceci est très différent de ce que nous avons produit par le passé. Je ne prétends pas qu'"Electric Ladyland" soit génial, je dis seulement : c'est l'Experience. Et quelques titres sont porteurs d'une émotion brute, violente."
De l'aveu même de Jimi Hendrix, "Electric Ladyland" débute par "90 secondes de représentation sonore des cieux".
Quelle meilleure invitation au voyage ?
L'amour....Il baigne l'album tout entier, comme si la musique de Jimi Hendrix voulait gonfler la terre de celui dont elle a tant besoin.
..."Voodoo Chile", ce blues de l'infini, recèle quelques-uns des plus beaux instants de la musique d'Hendrix tout entière. Formidablement appuyé par Stevie Winwood (dont les prouesses manifestent, davantage que dans le cadre de Traffic, l'exceptionnel talent d'organiste ; un don de Stevie parmi tant d'autres....)
Jimi Hendrix joue une partie de guitare incroyablement givrante, où les élans d'une intense douceur coupent ceux d'une violence sauvage, avant que le groupe ne soit emporté dans une reprise finale irrésistible, comme une crise de colère qui monte et qu'on ne peut plus contrôler. Il est regrettable de ne pas pouvoir reproduire ici, pour des raisons d'espaces, l'intégralité des paroles de "Voodoo Chile", qui constituent un poème difficilement dissociable de la musique. L'analyse en serait trop longue et surtout vaine. J'engagerai donc seulement le lecteur à se procurer le song book de Jimi Hendrix, et à lire en écoutant. Sa jouissance s'en trouvera doublée, si cela est possible, car l'univers d'Hendrix lui apparaîtra dans l'intégralité de sa dimension et non plus coupé de ce qui reste une des grandes oeuvres poétiques du rock.
..... La seconde face s'ouvre sur une courte composition de Noël Redding "Little Miss Strange". On y entend les seuls accords de guitare sèche jamais enregistrés par Jimi Hendrix, avec son Expérience, délicat fond sonore pour une Stratocaster qui décolle, et joue un extraordinaire passage à la guitare wah-wah.
"Long Hot Summer Night", "Come On", "Gypsis Eyes", et "Burning Of The Midnight Lamp"sont les quatres morceaux suivants. A l'atmosphère moite et comprimée du premier, l'histoire d'une baby que Jimi désespère de joindre mais qui lui téléphone finalement : "Je suis heureux que ma baby vienne à mon secours", succède cet ouragan de swing qu'est "Come On", magistrale reprise d'un titre du bluesman Earl King. Et partout la guitare chante, trouve des sonorités différentes, égrène des phrases terriblement touchantes.
Les paroles d'un blues, encore ; les orgies de la guitare, toujours. Plus que sur les deux titres précédents, le travail sonore et les astuces électroniques frisent ici l'apothéose. Tout au long du morceau, le son semble tourner, alors que la voix d'Hendrix, déformée, revêt d'inhabituels accents que viennent seulement trancher quelques accords de cristal, purs et sobres. "Gypsy Eyes", osmose d'énergie, de chaleur et de blues, est noyé dans une brume où baignera plus encore le morceau suivant, "Burning Of The Midnight Lamp".
.....Des quatre faces d'"Electric Ladyland", la troisième est la plus originale et aussi celle qui vole le plus haut. J'écrirais volontiers encore qu'elle est la plus belle du disque, la plus intense, la plus achevée. Est-ce un hasard si Jimi Hendrix a enchaîné les trois morceaux qui la composent, engendrant ainsi la sensation d'une longue rêverie poétique et musicale ? Voici venu le temps où sont transcendés le blues, le rock et la musique de l'Experience elle-même en quelque chose de profondément différent, libre et total. A travers "Rainy Day, Dream Away", "1983" et "Moon Turn The Tides ...Gently, Gently Away", Jimi Hendrix est parvenu à incarner musicalement des sensations gluantes qui ne laissent pas si facilement capturer.
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand Jimi régale... 20 juillet 2011
Par JEAN-CLAUDE TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:CD
Ce troisième LP (1968) de Jimi Hendrix est un double album. Pour qui fut des précédents et excellents Are You Experienced et Axis:Bold As Love (tous deux de 1967), le format du disque prend de court les aficionados, surpris que le gars de Seattle s'engage dans un tel projet. Effet de mode? Hendrix veut-il imiter les Beatles, seuls audacieux à s'être lancés sur le terrain du double disque? Caprice de star? La réponse est ailleurs. Jimi Hendrix, à ce moment de sa carrière, fragilisé par la prise massive et répétée de psychotropes, se sépare, dès le début des sesssions d'enregistrements, de Chas Chandler, son producteur des albums antérieurs et vaque seul aux destinées de cette nouvelle entreprise. Livré à lui-même et désormais seul décisionnaire, il complète le trio qu'il forme avec Mitch Mitchell et Noel Redding (le Jimi Hendrix Experience) en invitant dans les studios Plant de New-York (certains titres ont été enregistrés en Angleterre et retravaillés sur le sol américain), Jack Casady, bassiste de Jefferson Airplane, Steve Winwood, leader et claviériste de Traffic, ainsi que les chevronnés Al Kooper, Buddy Miles, Chris Wood et Dave Mason. Cantonné jusqu'alors dans des titres relativement courts, Hendrix étouffe dans ce shéma imposé par les maisons de production discographique et, au risque de se brûler les ailes, laisse libre cours à une créativité dictée par son humeur et son état du moment. De fin décembre 1967 à la fin de l'été 1968, Hendrix, sous influence de substances hallucinogènes, se lâche dans cet album que je qualifierai de concept, dédié aux groupies, les Electric Ladies, comme il les appelle respectueusement (celles qui apparaissent sur la version anglaise du disque). D'où la différence avec les travaux qui précèdent Electric Ladyland au catalogue. Et, d'où la surprise des fans. Certains y voient un sommet de la star américaine, d'autres préférant s'en détourner, faute de ligne vraiment directrice et du fait de sa difficulté à l'écouter jusqu'à son terme. Pas faux du tout. Quoi qu'il en soit, Electric Ladyland a ses moments exceptionnels. J'en veux pour preuve le chef d'oeuvre de blues psychédélique qu'est Voodoo Chile, que sont Gypsy Eyes, Crosstown Traffic, Burning Of The Midnight Lamp, le progressif 1983 (A Merman I Should Turn To Be) ou la dimension monumentale qu'il donne à la reprise de Bob Dylan, All Along The Watchtower. Electric Ladyland traîne également ses boulets. Les inconditionnels du guitar-hero américain abonderont dans mon sens sur le fait que le Come On d'Earl King et le Little Miss Strange, sorti de l'imagination de Noel Redding, font vraiment casseroles au cul. Jazz, rock, blues, psychédélisme... ce disque, malgré ses petits accrocs, demeure un monument de la musique rock. Qu'il ait coûté la bagatelle de plus de 60.000 dollars ne change rien à l'analyse. Quand Jimi invite, il fait les choses en grand et Electric Ladyland est de cette race des très grands (PLO54).
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