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Elektra, l'intégrale
 
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Elektra, l'intégrale [Relié]

Bill Sienkiewicz , Frank Miller
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Elle est insaisissable. Elle est implacable et sans pitié. Elle est plus rapide avec son sabre qu'une armée d'agents surentraînés.

Qui est-elle ? Certains l'appellent Elektra. Une tueuse à gage, une ninja aux pouvoirs surhumains dont la structure du cerveau semble avoir été modifiée par un narcotique inconnu, décuplant ses capacités, faisant d'elle une bête fauve dont la férocité n'a d'égale que la beauté. On la soupçonne d'avoir tué plusieurs policiers, d'avoir massacré la direction d'un asile, d'avoir assassiné le président Carlos Huevos. D'autres sont en danger : l'ambassadeur Reich et peut-être même le sénateur Wind, super-favori dans la course à la présidentielle. De quoi inquiéter les agents du S.H.I.E.L.D. Car Elektra n'aura de pitié pour personne. Elle est là pour combattre les démons. Les siens comme ceux qui menacent le monde libre...

En reprenant ce personnage issu de comics, Frank Miller (Sin City, Dark Knight) montre encore une fois sa capacité à détourner brillamment l'univers des super-héros pour mieux dénoncer le pouvoir. Il offre de plus à Bill Sienkiewicz l'occasion de prouver qu'il est un des dessinateurs les plus talentueux et inventif de la BD américaine. Son univers graphique, qui multiplie les styles et les techniques, loin d'être incohérent, émerveille à chaque page. Du grand art. --Georges Louhans


Détails sur le produit

  • Relié: 261 pages
  • Editeur : Delcourt (1999)
  • Collection : Divers
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2840552426
  • ISBN-13: 978-2840552420
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
MASTERPIECE ! 8 avril 2010
Par Hellblazer TOP 100 COMMENTATEURS
Format:Relié|Achat authentifié par Amazon
Voilà bien un duo magique... Miller au scénario, Sienkiewicz au dessin. Que rêver de mieux ? Un sujet en or Eh bien voici : Elektra.

Cet ouvrage est un pavé dense et hautement artistique, qu'il vous faudra mériter... lire et relire pour en capter la substantifique moêlle, tellement l'oeuvre est fouillée, voire complexe. Il faut dire que si Miller aime les personnages torturés, son comparse dessinateur aime, lui, les graphismes du même accabit.

La rencontre des 2 monstres du roman graphique donne donc naissance à cette pierre angulaire de la BD sur Elektra, manifeste incontournable et déjà culte.

Cyborgs, guerillas, shield, politiciens verreux, tueurs, flic héros et président pourri... tout les ingrédients sont réunis pour une grande fresque violente et à la fois étherée, voire suggérée parfois, comme seul Sienkiewicz sait les mettre en image, avec sa maestria habituelle. Ses traits très vifs, ses techniques mixtes d'aquarelles, collages, gouaches, markers, dessins infantiles et autres outils graphiques donnent à l'opus un relief à la fois glaciale et incroyablement riche... qu'il faut vraiment déguster case à case pour savourer intégralement.

Miller s'est également défoulé avec une pléthore de personnages déjantés, dont le bad guy... le cyborg aux allures chétives et d'autant plus terrifiant et impitoyable.

Un véritable chef d'oeuvre vous attend derrière cette couverture aquarellée superbe, en gros one shot s'il vous plait...
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Présence TOP 50 COMMENTATEURS
Format:Relié
Ce tome regroupe les 8 épisodes de la minisérie initialement parue en 1986/1987.

Quelque part dans un asile de San Conception, un pays d'Amérique du Sud, une jeune femme subit l'incarcération primitive réservée aux malades mentaux tout en examinant ses bulles de souvenirs. Elle se souvient quand elle était le ventre de sa mère, de la mort de sa mère, de sa tentative de suicide, de ses années de formation d'arts martiaux avec un sensei, puis avec des ninjas mythiques (Star, Shaft, Flame, Claw, Wing, Stone et Stick), etc. Petit à petit elle se rappelle l'enchaînement des événements qui l'a conduite à cette situation. Elle doit maintenant s'évader et empêcher la Bête de déclencher une apocalypse nucléaire. Elle doit également échapper aux équipes du SHIELD (une organisation étatsunienne de contrespionnage aux gadgets haute technologie). Pour ça elle va manipuler sans vergogne John Garrett, un agent très spécial, même parmi ceux du SHIELD.

L'introduction apprend au lecteur que ce projet était un souhait de Frank Miller qui a eu la latitude d'être publié par Epic Comics (la branche adulte de Marvel à l'époque) et que dès le départ il avait souhaité que l'histoire soit illustrée par Bill Sienkiewicz. Pour les puristes, le récit se situe avant qu'Elektra ne réapparaisse aux cotés de Matt Murdock dans la série Daredevil. En cours de lecture, il apparaît que le rôle à venir d'Elektra dans l'univers partagé Marvel n'a aucune espèce d'importance et "Elektra : assassin" peut lu, doit être lu indépendamment de la continuité.

Frank Miller n'y va pas avec le dos de la cuillère (c'est d'ailleurs un peu son habitude) : Elektra est une ninja qui maîtrise plusieurs techniques surnaturelles dérivées de sa formation avec les 7 maîtres ninjas. Elle est capable de télépathie rudimentaire, de manipulation mentale complexe, de prouesses physiques dépassant les possibilités naturelles du corps humain. Cet aspect superhéros peut devenir un trop exagéré dans certaines scènes (2 combats d'affilé sous l'eau, sans respirer). Miller s'en sert également à plusieurs reprises comme d'un deus ex machina permettant de trouver une porte de sortie artificielle d'une situation désespérée. Le récit n'est donc pas à prendre au premier degré, et s'il possède sa logique interne, Miller tourne en dérision plusieurs péripéties. Comme à son habitude, il charge également la barque sur la représentation des politiques : tous pourris, menteurs, névrosés, hypocrites, à moitié fou (le président en exercice remportant la palme haut la main). Malgré tout, au premier degré, l'aventure tient la route et entretient un suspense soutenu, dans un pastiche mêlant ninja, complot et contrespionnage, avec une franche violence.

Ce ton narratif décalé et ironique doit beaucoup aux illustrations de Bill Sienkiewicz, avec qui Miller avait déjà collaboré pour une Graphic Novel de Daredevil Guerre et amour en 1986. Sienkiewicz prend grand plaisir à interpréter à sa sauce chaque scène, chaque case, avec le style graphique qu'il juge le plus approprié au propos. La première page commence avec une illustration pleine page à la peinture d'une plage paradisiaque avec la mer, le ciel et des cocotiers dont le feuillage est d'un vert saturé. Page suivante, Elelktra évoque ses souvenirs et le rendu devient un dessin d'enfant aux crayons de couleur. 3 pages plus loin 3 illustrations mélangent peinture et collage. 1 page plus loin, Sienkiewicz a recours à des formes simples au contour presque abstrait avec des couleurs plates et uniformes. La page d'après il semble avoir découpé des forme dans une feuille de papier blanc, qu'il a collé sur une feuille orange dans une variation de tangram. Quelques pages plus loin, une pleine page à l'aquarelle représente les femmes internées dans des conditions concentrationnaires. Contrairement à ce que le lecteur pourrait craindre, le résultat ne ressemble pas à un patchwork indigeste, ou à un collage psychédélique pénible. Le saut d'une technique à l'autre est plus intense dans le premier épisode que dans les suivants parce que l'histoire est racontée du point de vue d'Elektra dont le fonctionnement intellectuel est perturbé par la rémanence d'un puissant psychotrope dans son sang.

Il faut dire également que Frank Miller accompagne parfaitement chaque changement de style en établissant un fil conducteur d'une solidité à toute épreuve. Avec cette histoire, il a parfait ses techniques de narration. Il écrit les flux de pensées des personnages en courtes phrases parfois interrompues quand une idée en supplante une autre, parfois avec des associations de mots sans former de phrase. Ces pensées sont écrites dans de petites cellules dont la couleur du fond change avec le personnage. John Garrett dispose de cellules de pensée, à fond bleu, Elektra à fond blanc, Sandy à fond rose, etc. Frank Miller adopte également un style rédactionnel différent pour chaque personnage, le pompon revenant à Sandy avec ses cellules à fonds rose et ses phrases à la guimauve fleurant bon les romans de gare à l'eau de rose.

Ainsi Miller assure la continuité narrative et justifie chaque changement de style. Mary Jo Duffy indique dans l'introduction américaine que Miller rectifiait ses textes (et même son scénario) après avoir vu chaque planche pour s'adapter à la démesure graphique de Sienkiewicz.

Sienkiewicz ne se contente pas de changer de style pictural régulièrement, il interprète également la réalité. Le scénario de Miller ne fait pas dans la dentelle, il incorpore un niveau de violence très élevé avec des éléments surnaturels, Sienkiewicz relève le défi. Dans le deuxième épisode, Elektra se souvient des 6 instructions fondamentales de son sensei. Il est représenté uniquement sous la forme des yeux et des sourcils qui dépassent sous un calot blanc et un foulard qui lui mange le bas du visage. Ses consignes sont directement lettrées sur le calot et sur le foulard. Épisode 3, Garrett est attaché à une machine technologique futuriste dont la forme est fortement inspirée par celle d'une machine à coudre du début du vingtième siècle. Dernière page de l'épisode 5, Elektra et Garrett sont sur un engin volant dérobé au SHIELD qui évoque fortement une locomotive à vapeur.

Ce qui achève de rendre cette lecture agréable est l'humour ironique, sarcastique, moqueur, vachard, tant dans les textes que dans les images. Il faut voir Elektra et Garrett assis sur un lit en forme de coeur et fourbir leurs armes amoureusement, Chastity (une agente du SHIELD) déguisée en nonne, Perry (l'ex coéquipier de Garrett), parler le plus naturellement du monde alors qu'il a un couteau fiché en plein du front, le caleçon logotisé SHIELD de Garrett, la forme des aides laborantins clonés, etc.

Avec cette histoire, Frank Miller a écrit un gros défouloir sadique à l'humour corrosif dont il a le secret. Sous les pinceaux de Sienkiewicz, ce récit potache est sublimé en un tour de force picturale hors norme. En écrivant les textes après avoir vu les pages dessinées, Miller eut la présence d'esprit et le talent de les revoir pour s'adapter à ce foisonnement d'idées, en renforçant le fil conducteur, et en recourant à des techniques narratives plus élaborées. Le tout est un produit de divertissement cynique, drôle et méchant, assez trash. Après cette histoire, Frank Miller est revenu encore une fois à ce personnage dans Elektra : le retour (1990). Bill Sienkiewicz a écrit et illustré une histoire de grille-pains intitulée Stray Toasters (1990).
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3 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
Aller-retour en enfer 17 décembre 2003
Format:Relié|Achat authentifié par Amazon
Prêts pour le grand voyage? Oui? Et bien, allons-y! Fermez les yeux et imaginez... Non, ne les fermez pas tout de suite, en fait... Finissez d'abord de lire le commentaire... Je disais donc, fermez les yeux et imaginez un monde au bord du chaos, un monde mêlant conspirations, cybertechnologies et mysticisme... Un monde où les personnages (espions, politiciens, ninjas et milliardaires...) sont toujours sur la brèche, à deux doigts de basculer dans la folie... Un monde où les apparences sont trompeuses... Un monde où les corps, les membres, l'esprit et les pensées sont modulables, interchangeables... Imaginez maintenant que ce monde soit merveilleusement mis en scène par le maître, Frank Miller, et parfaitement illustré par son compère, Bill Sienkiewicz... Vous y parvenez? Si c'est le cas, parfait... Sinon, vous ne devriez pas attendre plus longtemps pour vous plonger dans l'univers d'Elektra...
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