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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Bravo et merci.,
Par jo "voosoci" (france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elephant (DVD)
L'étrangeté de l'adolescence est parfaitement rendue par les images de paysages et des longs couloirs de l'école. Ces adolescents cherchent qui ils sont et ce qu'ils vont devenir, à l'image du lycéen photographe. J'ai été marqué par l'absence des adultes auprès de ces adolescents qui sont livrés à eux-mêmes, sauf le personnage au t-shirt jaune qui est tenu par l'aide qu'il apporte à son père alcoolique et ce lien de souffrance va le sauver. Il est le seul à comprendre très vite ce qui se prépare sans doute parce qu'il est le plus vivant. Sinon, la phobie de cette société saute aux yeux avec les séquences de repas sous plastiques et le silence assourdissant autour de l'amour et du sexe. Faute de dialogue ces adolescents ne comprennent pas ce que c'est et plein de solitude traite la vie par la violence. Les filles qui se font vomir dans les toilettes sont tout ausi effrayantes que les tueurs par leurs platitudes. Peu de dialogue mais tout est dit par exemple quand un des tueurs préparant sa journée de massacre dit à l'autre qu'il va mourir sans jamais avoir embrassé. Comme dans "full metal jacket" l'arme est l'instrument de puissance virile qui marque l'échec de la rencontre avec l'autre qu'il ne reste plus qu'à détruire. On pense aussi à "twin peaks" tout aussi étrange autour de l'adolescence et à la bd "black hole".
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17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Bouleversant,
Par M. Mouyal Hervé "Simpsonspark_com" - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elephant (DVD)
"Elephant" ne nous donne pas les raisons exacts qui ont poussés deux adolescents à faire se carnage. Par contre il évoque avec force le malaise d'une société américaine qui ne communique plus ! Pourquoi deux jeunes adolescents, de bonnes familles, en viennent à tuer 12 personnes de sang froid et de façon préméditer ? La réponse se trouve peut être dans cette somptueuse façon qu'a eu Gus Van Sant à les filmer, à filmer leur solitude, leur détresse.Ce film nous glace le sang. On sait ce qu'il va se passer et pourtant les images choquent ! Quelle idée géniale de toujours filmer ces jeunes de dos, comme s'il n'arrivait pas à filmer leur visage à cause de l'opacité qu'ils dégagent ou encore parce que les n'arrivent pas se regarder dans la glace. La scène finale est dingue ? Il s'en dégage une sorte de fatalité inéluctable qui s'abat encore une fois dans leur quotidien ! Comment après avoir vu ce film les américains ne se posent pas plus de question sur cette loi qui autorise la vente d'armes ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Une réflexion,
Par Michel Juvenet "micheljuvenet" (belgique) - Voir tous mes commentaires (TOP 100 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elephant (DVD)
Palme d'or incontestable et incontestée du festival de Cannes 2003, « Elephant » est un film dérangeant et interpellant, surtout pour nous européens, car nous confrontés là à la froide violence de l'Amérique d'aujourd'hui, pas tellement différent de celui de la conquête de l'Ouest finalement. Après une présentation sommaire mais émouvante d'une série de personnages (étudiants, professeurs...) dont on devine le destin tragique, Gus van Sant nous livre une peinture froide, sans passion, d'une société qui semble si proche de la nôtre, mais pourtant si différente. Et c'est ce qui crée l'émotion : ces personnes nous ressemblent tellement, avec leurs petits problèmes quotidiens mais aussi leurs petites joies, jusqu'au dérapage propre à l'Amérique : la violence extrême provoquée en particulier par la libre circulation des armes, ce droit inaliénable malheureusement inscrit dans la constitution. Gus van Sant à le tact de ne pas insister sur le massacre lui-même (les victimes sont floues, les scènes de meurtre ne vont pas toujours jusqu'à la conclusion...) et le père désemparé d'un des survivants semble être une projection du spectateur et paraît comme nous évoluer dans un monde presque parallèle, qui n'est pas vraiment celui où s'est déroulée la tuerie, acte incompréhensible à première vue. Une aeuvre de réflexion donc, certainement pas un procès de la société américaine.
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