- Bénéficiez d'un bon d'achat de 3 euros valable sur les téléchargements d'albums MP3 pour tout achat de 15 euros minimum en CD ou vinyles sur Amazon.fr Plus d'informations (des restrictions s'appliquent)
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés inspirés de produits similaires(De quoi s'agit-il ?)Soyez le premier à ajouter un mot-clé pertinent (fortement associé à ce produit)
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Crépuscule sur l'Empire,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elgar : Enigma Variations / Pomp and Circumstances 1 & 2 / Crown of India March (CD)
Attention, ce disque irritera ou fascinera, c'est selon !Comme souvent dans le Bernstein dernière manière, les tempos sont très contrastés (ce qui est lent l'est vraiment, mais ce qui est doit être rapide l'est), et Elgar est restitué au travers du prisme mahlérien que Bernstein avait fini par adopter pour de nombreuses oeuvres. Est-ce un contresens ici ?La "première" américaine eut lieu à New York sous la baguette de.. Gustav Mahler, et de nombreux chefs allemands ont défendu cette oeuvre. Quoi qu'il en soit, Lenny dirige cette oeuvre en véritable amoureux, comme si, au soir de sa vie, il faisait une rencontre et nous emmenait avec lui en voyage dans l'Angleterre impériale du début du siècle. Il sait être attentif à chaque climat, à la spécificité de chaque variation. Le BBC Symphony, très malléable, répond au quart de tour (cela n'alla pas sans peine au début de leurs répétitions, apparemment). Lenny sait en tirer des couleurs automnales, parfois crépusculaires : cette logique est poussée à son comble dans "Nimrod", qui scandalisa, paraît-il, le public anglais et la critique : 6 minutes, oui, 6 minutes sont nécessaires à Bernstein ! Oui, c'est très lent, mais ce n'est pas poussif, car il se passe des milliers de choses à chaque note : les altos et violoncelles sont admirables, les graves de l'orchestre dosés avec une précision confondante, et le crescendo qui mène au climax, étiré au possible, procurera des frissons : quelle science du dosage des nuances ! quelles couleurs !L'Orchestre de la BBC est tendu à craquer et joue, à cet instant, comme si sa vie en dépendait! A elle seule, cette variation justifie l'acaht du disque. Si vous ne pouvez plus écouter les "Pomp & Circomstances", faites un dernier effort : Bernstein les dirige avec une noblesse sans grandiloquence inutile, très post-romantique. La "marche des empereurs mogols" amusera par la vulgarité assumée de l'oeuvre, et l'orchestre et le chef s'y déboutonnent joyeusement. A l'arrivée, on gardera de ce disque, si l'on souscrit à l'optique si particulière de Bernstein, l'impression d'avoir assisté en musique au crépuscule de l'empire britannique, et même, au crépuscule d'une certaine période de la direction d'orchestre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Cette étonnante interprétation des "Enigma Variations" annonce son parti de subjectivité dès le prologue introductif,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Elgar : Enigma Variations / Pomp and Circumstances 1 & 2 / Crown of India March (CD)
Bernstein semble y entrer en communion avec l'essence spirituelle de cette musique, au prix d'une lenteur désarmante. La partition fixe pourtant la noire à 63 pour cet Andante qui, sous cette baguette, s'éveille ensuite paresseusement pour évoquer le premier portrait (Lady Elgar) comme dans un état de torpeur léthargique."Nimrod" s'affranchit totalement des indications prévues par le compositeur. Rappelons quelques durées de référence : parmi les versions que je connais, le plus fidèle serait John Barbirolli en 1947 (2'56), qui prendra 3'34 dans son enregistrement en août 1962. 3'21 pour Charles Groves (Emi, 1977) 3'51 pour Pierre Monteux (Decca, 1958) 3'52 pour Adrian Boult (Emi, 1970) Bernstein étire ce portrait en... 6'08 ! On pourrait s'irriter de telles libertés métronomiques, dire qu'elles trahissent les intentions descriptives de cette galerie de personnages dont certains s'en trouvent momifiés ou en état d'hibernation. Mais on peut aussi saluer l'incroyable talent du maestro américain, qui réussit à ralentir le pouls d'une oeuvre en lui instillant une dimension presque mystique, grâce à un art du sostenuto et de la nuance expressive. Sans se déliter, l'orchestre de la BBC se plie à cette expérience de languide subtilité. Les autres variations sont dirigées à un tempo plus légitime. Quoique le Finale frise le contresens quand on le déploie sans démonstration d'enthousiasme mais comme l'expression réminiscente de souvenirs chaleureux. Voilà en tout cas un témoignage partial, très émouvant, à écouter en connaissance de cause, comme un hommage à l'inspiration recréatrice du « Lenny » dernière période. Egalement captées en avril 1982 à Londres, deux "Pomp and Circumstance", dirigées assez conventionnellement : panache et solennité bien dosées. Mais ne manquez surtout pas cette délirante "Marche des empereurs moghols" : harnachée, cornaquée par un Bernstein qu'on imagine en transe ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
|
|
|
|