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3.0 étoiles sur 5
A propos d'Eloge pour une cuisine de province,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Eloge pour une cuisine de province - La Vie promise (Poche)
J'ai commandé ce recueil parce que j'avais été intriguée et charmée par la qualité poétique de la prose de Guy Goffette dans Les derniers planteurs de fumée.Les poèmes sont, comme c'est généralement le cas actuellement, écrits en vers libres. Les textes font rarement plus d'une page (d'un livre de 17,5cm de haut), ce qui à mon avis est un atout : ils suggèrent un moment, une ambiance, une scène, sans risquer de devenir discursifs ou de noyer le lecteur. C'est que certains poèmes me semblent plus accessibles que d'autres qui, du fait de l'absence ou de la pauvreté de la ponctuation, exigent du lecteur qu'il lise et relise, jusqu'à trouver les pauses et intonations qui donneront un sens au texte. J'ai parfois planté le bouquin là, essoufflée. .... Mais il y avait toujours ça et là des images fortes, très belles et inattendues, qui m'ont poussée à reprendre le recueil. Comme souvent en poésie, les textes paraissent plus accueillants quand on n'est pas en quête de contenu et de message, lorsqu'on qu'on a l'esprit ouvert à une promenade de vers en vers, d'image en image. A vous de voir donc, en profitant d'une collection qui met de la poésie soigneusement choisie à la portée de bien des bourses. Voici un des petits textes de la section "Herbertstrasse" (à Hambourg, apparemment, un quartier chaud p. 110). Il porte comme titre un numéro (1.): Petits pêcheurs derrière la vitrine réparant les filets comme si l'aquarium était dans la rue la rue dans l'aquarium: patiemment les sirènes rajustent leur bas. Et un extrait de "retour des muses". Le poème s'intitule Aiolé (p. 95) Cet arbre debout dans son squelette quelle voix ranime-t-il en nous sous la tuile obtuse qui bat que l'espoir nous reprenne si facilement de voir enfin tourner la terre (comme l'enfant au bord du bassin misant tout l'avenir sur son trois-mâts de carton) et si facilement nous laisse le matin à quai, brutalement déserts avec un corps d'homme qui tremble Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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