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Commentaires client les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Impérial,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
Je persiste à penser que cet album est LE meilleur du groupe de Seattle et de plus un des plus grands albums du genre sorti depuis les premiers Iron Maiden et Van Halen.La musique de Quensrÿche est ici à son zénith, portée par une production d'une incroyable clarté et qui laisse beaucoup d'espace sonore entre les cinq protagonistes. Pas pour rien que Peter Collins à produit Rush. Rush, Yes, Pink Floyd (Opération Mindcrime n'était en fait qu'un "The Wall" façon heavy metal) sont devenu pour Queensrÿche des influences majeures au même titre qu'Iron Maiden et Judas Priest. On se retrouve donc avec sur les bras une poignée de chefs d'oeuvres tels que l'écrasant "Empire" le cinglant "Resistance", le cynique "Jet City Woman", le désespéré "Della Brown", le plus classique "Another Rainy Day" et la ballade ultime "Silent Lucidity". L'univers de Queensrÿche n'est pas très gai c'est certain, mais notre pauvre monde l'est il ? (Silent Lucidity). Sur une rythmique rendue encore plus imparrable par l'espace crée par Peter Collins, Eddie Jackson (Bass) et Scott Rockenfield font un travail formidable, les riffs et autres chorus de Micheal Wilton et Chris De Garmo font mouche à tous les coups. Mais ici pas de solo tourbillonnants, juste le chorus tendus et précis qui apportera au titre son lot de lyrisme ou d'agressivité (ce que doit être un chorus de guitare en fait). Au sommet de l'édifice, sa seigneurie Goeff Tate, plus discret mais tout aussi efficace, une voix comme on n'en rencontre que trés rarement, le parfait compromis entre le lyrisme de Freddy Mercury et la puissance de Rob Halford. Après ce Chef d'Oeuvre, plus novateur à mon humble avis qu'Operation Mindcrime mais nettement plus accessible (et un peu moins désespéré) le groupe n'arrivera jamais à retrouver la magie qui court tout au long de ce disque. Car la force principale du groupe fut d'avoir accouché d'un disque terriblement neuf et aventureux tout en restant d'un abord d'une étonnante facilité. Comme pour "The Dark Side of the Moon" avec Pink Floyd, Queensrÿche essaira de renouveler la recette sans y parvenir. Mais laisser à la postérité une oeuvre telle que "Empire" n'est de toute façon pas donné à tout le monde. Nota Bene : les trois titres bonus n'apportent pas grand chose, "Empire" se suffisant à lui même. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
DU GRAND ART !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
1990, année riche, placée au coeur d'une explosion musicale de la scène hard/métal, qui a vu durant naître durant les eighties des formations mythiques, la NWOBHM, le trash, le prog, et j'en passe, et qui annonce une décennie sans pareille, qui donnera naissance aux (parmi les) meilleures galettes de hard de tous les temps.En cette année ô combien symbolique, le modernisme enterre l'amateurisme (relatif) et le coté désuet des eighties (mais c'était la ruée vers l'or, alors on faisait comme on pouvait pour rester dans la course), ses couleurs fluos et son tape à l'oeil, et lorgne vers le futur... un futur tourné vers le nouveau millénaire, vers les hautes technologies, vers plus de subtilité, d'élaboration. Et Queensryche, qui deux ans auparavant avait atomisé tout l'intelligentsia musicale avec son époustouflant album concept Operation : Mindcrime, se fait le chantre de cette nouvelle ère sophistiqué. Le métal classieux, en quelque sorte. Intelligent. De haut vol. Certes à l'époque Queensryche s'était placé lui-même la barre très haut et était attendu au tournant, normal, après un chef d'oeuvre aussi machiavélique que poétique et puissant, les fans autant que la presse étaient dans une expectative féroce. Et là, dans son altesse la plus impériale, le quintet de Seattle (qui connait déjà Boeing - voir Jet City Woman, la ville étant surnommée Jet City - mais pas encore le grunge) livre au monde ce fabuleux Empire le fort bien nommé, diamant pur à onze facettes, reflet d'un talent immense et d'une créativité sans bornes. Altier et sophistiqué, Empire n'est pas un album concept à proprement parler, ses titres ne racontant pas une histoire suivie. Cependant, un thème récurrent lie ce disque, et l'occurence, c'est la ville. La ville dans tout son concept de plus symbolique : sa grandeur, sa noirceur (le titre éponyme qui traite des gangs), ses gens (Jet City Woman). On retrouve en outre d'autres thématiques, toutes très sérieuses (Best I Can parle d'un enfant paralysé), qui montrent bien que Queensryche n'est pas là pour plaisanter, tout comme le fera Dream Theater peu après avec Image & Words et surtout Awake. Axé sur des compos denses d'une moyenne de cinq minutes trentes (sauf les plus de sept minutes de Della Brown et du sublime et final Anybody Listening), l'ambitieux Empire est doté d'un son moderne, de la technique sans faille de son team en béton, qui met son savoir au service du feeling, avec notamment la paire exceptionnelle Geoff Tate au chant (pfff, quelle maîtrise écoeurante) et Chris De Garmo à la lead guitar (père de la majeure partie des titres, créateur de mélodies imparables et dégaineur de soli aussi précis que fins et efficaces). Derrière eux, un backteam de choc avec Michael Wilton à la six-cordes, Scott Rockenfield à la batterie et Eddie Jackson à la basse. Le disque attaque bille en tête avec un Best I Can énergique campé sur une rythmique alambiquée et inquiétante, une atmosphère rapide et nerveuse, sur laquelle se pose à merveille le chant puissant mais subtil de Tate, avec au refrain une première baffe que les choeurs des copains viennent doubler. Derrière, The Thin Line se veut plus compliquée, sortant là encore des sentiers battus, avec sa structure à tiroirs qui demande à être apprivoisée sur quelques écoutes. Jet City Woman se base sur une excellente ligne de basse qui ouvre pour un bon gros riff introduit par un solo de départ venu de nulle part. Ebouriffant par son bouleversement des codes, ce morceau se développe sur un refrain qui tape après une belle montée sombre en mid-tempo. Judicieusement placées en quatrième position, les sept minutes de métal progressif alambiqué de Della Brown permettent à l'auditeur qui a déjà essuyé trois titres variés d'appréhender positivement cette compo résolument moderne, avant de laisser place au sublime Another Rainy Night (Without You), pure tuerie : rythmique en béton, chant seigneurial de Tate sur des lignes mélodiques que seul lui pouvait chanter, crescendo de bonheur qui fout les poils, et, cerise sur le McDo, un solo de De Garmo à pleurer de talent. Quelle classe ! Histoire de bien enfoncer le clou, Queensryche continue de maintenir l'auditeur dans les nuées avec le titre éponyme, Empire, qui raconte les gangs sur une atmosphère ténébreuse, un mid-tempo saccadé lancinant mais puissant, des montagnes russes vocales (woaaaa, la mélodie mortelle) et un refrain qui emporte tout sur son passage. Une sorte de reportage sonique métal et choc de la guerre de la rue avec ses barons et ses crimes. Dur, dur, dur, de s'en remettre. Resistance vient donc apporter une bouffée d'oxygène, sans non plus verser dans l'oisiveté, mais permet une excellente transition vers un autre grand moment du disque, Silent Lucidity, plus grand hit du groupe à ce jour. Tout en finesse et mettant à merveille la voix de Tate en valeur, ce titre est structuré sur une moldie de guitare sèche belle à pleurer rehaussée de claviers non-moins fins, façon violons. Un vrai voyage auditif qui transporte sur cinq minutes quarante cinq dans une autre galaxie. La dernière partie de l'album des plus vigoureux Hand On Heart et One And Only, encore une fois sophistiqués et non-conformistes, révélant la volonté du groupe de se démarquer. Puis le grand final de Anybody Listening, perle de puissance contenue, sur laquelle Geoff Tate brille de mille feux, alors considéré comme l'un des meilleurs chanteurs du circuit. Crescendo de chair de poule servie par une mélodie en or, ce titre clôture en beauté ce joyau intemporel qui mettra des années à déployer sa magnificence et en inspirera beaucoup. Plus gros succés commercial du groupe à ce jour, Empire a gagné ses galons avec panache et en évitant les pièges faciles d'un mimétisme alléchant des rejetons de MTV (même si quelques titres y sont passés massivement !). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Tout bonnement génial,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Empire (CD)
J adors cet album comme les deux précédents, après l original et lyrique rage for order, le conceptuel opération mindcrime, voici empire plus accessible, différent, mais tout bonnement génial!! Morceaux éclectique,tous memorisable avec toujours cette touche queensryche qui fait que ça ne peux ressembler a rien d' autre, et une production a la hauteur des ambitions d' un tel album!!! L empire queensrychien règne et continuera de régner au firmament du métal pour encore de tres nombreuses années!!!
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