Un drôle de sentiment nous parcourt quand on met l'album dans la platine, ça faisait tellement longtemps qu'on ne les avait pas entendus, et il suffit des premières notes pour qu'on ait la chair de poule. On y retrouve les grands succès du dernier album Des visages et des figures, les grands classiques comme "L'homme pressé", "One trip one noise", des titres moins connus comme "Septembre en attendant", mais aussi trois morceaux inédits : une superbe reprise de Brel ("Ces gens là"), "21st century Schizoid man" de King Crimson, et "Ce n'est pas moi qui clame", dernier titre de l'album, emprunté au poète hongrois Jozsef Attila. La voix écorchée vive de Bertrand Cantat nous fait frissonner tant on ressent tout son charisme et sa prestance sur scène quand il chante amour, douleur, colère. Côté musical, le son est d'excellente qualité ; quant aux musiciens, le batteur Denis Barthe, le guitariste Teyssot-Gay, le bassiste de Jean-Paul Roy offrent ici une prestation surprenante, entre rock énergique (excellente interprétation pour "Tostaky") et morceaux quasi-acoustiques. Une boule à l'estomac se forme quand on entend la reprise de Léo Ferré "Des armes" ou encore "A ton étoile", toute l'émotion transparaît : "Si tu cherches un abri inaccessible, dis-toi qu'il n'est pas loin, et qu'on y brille, à ton étoile...". Ce live est tout simplement excellent, il saura ravir tous les fans