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En cas de malheur

Jean Gabin , Brigitte Bardot , Claude Autant-Lara    Tous publics   DVD
4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (8 commentaires client)
Prix conseillé : EUR 14,99
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Jean Gabin, Brigitte Bardot, Edwige Feuillère, Franco Interlenghi, Julien Bertheau
  • Réalisateurs : Claude Autant-Lara
  • Format : Noir et blanc, Plein écran, Mono, PAL
  • Langue : Français
  • Sous-titres : Anglais
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 1.33:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : René Château
  • Date de sortie du DVD : 28 janvier 2002
  • Durée : 115 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (8 commentaires client)
  • ASIN: B00005RHD7
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 13.663 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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Contenu additionnel

Film interdit aux moins de 16 ans... dans les années '50
Filmographies
1 Bande-annonce
La scène censurée en 1958
Georges Simenon au cinéma
Galerie photos

Descriptions du produit

Description du produit

Avant le tournage, Gabin qualifia Barbot de "Chose qui se promène toute nue". Après, il parla de "vraie professionnelle". Grâce à Claude Autan-Lara et à Georges Simenon, Bardot trouve ici son plus grand rôle, dramatique et sensuel, face à un Gabin impressionnant en avocat oubliant toute respectabilité pour vivre une passion sans limite avec sa jeune et belle cliente.

Descriptions du produit

De Autant-Lara Claude - Avec Gabin Jean - Feuillere Edwige - Interlenghi Franco - Bardot Brigitte - Bertheau Julien - Berger Nicole - Barbulee Madeleine

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4.2 étoiles sur 5
4.2 étoiles sur 5
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'art du scandale... 22 novembre 2010
Par Hervé "horne" TOP 500 COMMENTATEURS
Format:DVD
Lorsque Gabin annonce en 1958 son intention de tourner un second film sous la direction de Claude Autant-Lara, son entourage reste quelque peu perplexe, car les deux hommes ne se sont guère apprécié, deux ans plus tôt sur le plateau de "La traversée de Paris". Gabin trouve le cinéaste colérique et Autant-Lara n'a jamais caché qu'il considérait Gabin comme un comédien limité... Seulement voilà, le comédien a le don d'attirer les foules, ce qui constitue un argument de poids auprès du réalisateur. Quant à Gabin, il a trois bonnes raisons de surmonter ses réticences pour se lancer dans ce nouveau projet.
La première tient à son goût prononcé pour l'univers de Georges Simenon ; en effet, Gabin deviendra (avec 10 films) le comédien ayant le plus souvent incarné des personnages issus de l'imagination du romancier belge.
La seconde motivation qui pousse Gabin à accepter ce projet, c'est la perspective de retrouver la grande comédienne Edwige Feuillère avec laquelle il y a eu l'occasion de travailler en 1934 dans "Golgotha". Cependant, elle ne sera pas la star féminine du film. Ce statut est réservé à la jeune Brigitte Bardot qui a explosé deux ans plus tôt dans "Et Dieu créa la femme". L'opportunité de donner la réplique à la nouvelle coqueluche du cinéma français n'est d'ailleurs pas étrangère à la participation de Gabin dans le film...
Sur le plateau, la rencontre des deux monstres sacrés fera moins d'étincelles qu'on a bien voulu le dire, même si Brigitte Bardot prend parfois ombrage d'une vieille habitude de Gabin : celle de donner la réplique à ses partenaires pour leurs gros plans alors que lui-même n'est pas à l'image. La jeune femme a le sentiment que son aîné agit ainsi pour contrôler son jeu... mais à ceci près, les relations entre les deux acteurs seront plutôt bonnes, et si Gabin se sent souvent mal à l'aise, c'est pour une toute autre raison. Depuis quelques années, il répugne à embrasser ses partenaires féminines, de peur de gêner ses enfants. A ce sujet, il déclare : "Je ne veux pas que mes mômes soient raillés par leurs camarades parce-qu'ils m'auront vu, moi leur père, filer un patin à la bardot". Aussi, "En cas de malheur" sera le dernier film dans lequel Gabin acceptera de jouer les séducteurs...

SYNOPSIS : Yvette Maudet, jeune délinquante âgée de vingt ans, est accusée d'avoir commis un hold-up. Pour se défendre, elle se présente auprès de Maître André Gobillot, célèbre ténor du barreau qui accepte de plaider gratuitement la cause de la belle jeune femme. En prenant l'affaire en main, il tombe amoureux de sa cliente... mais leur relation est rapidement découverte et aura des conséquences au sein des époux Gobillot, ainsi qu'avec Mazetti, l'amant d'Yvette...

Brigitte Bardot, belle créature à la longue chevelure blonde et aux reins cambrés, s'appuyant contre un bureau face à un quinquagénaire élégant qui la fixe... est l'une des images les plus célèbres du cinéma français des années 50. Plus d'un demi siècle plus tard, tout le monde connait encore cette affiche... le plus souvent, sans avoir vu le film dont elle est extraite. Certes, la scène où Brigitte Bardot, toute séduction dehors, s'offre sans détour au regard de l'avocat joué par Jean Gabin nous paraît aujourd'hui moins audacieuse qu'au public de 1958. A l'époque, ce passage provoqua les foudres des associations catholiques et bien-pensantes. Comme la plupart des films de Claude Autant-Lara d'ailleurs. Aux yeux des bonnes âmes, le film présente en outre, l'inconvénient de cumuler les sources de scandale. Le scénario signé par Jean Aurenche et Pierre Bost regorge en effet de situations "scabreuses", avec notamment une apparition de l'actrice dans le plus simple appareil.
Comme on s'en doute, les différents appels au boycott constitueront une publicité rêvée pour le film, et aboutiront à l'effet inverse, au grand dam des puritains...

Ce film me donne l'occasion et le plaisir de rendre un hommage appuyé à Edwige Feuillère, une grande dame du septième art qui, avec son élégance naturelle a su conquérir aussi bien le milieu du théâtre que ceux du cinéma et de la télévision. De "Mam'zelle Nitouche" aux "Dames de la côte"... de "L'aigle à deux têtes"" aux "Blé en herbe"... Au théâtre, elle fut "La Dame aux camélias"...
En 1935, c'est un autre rôle scandaleux qui en fait également une vedette de l'écran : dans "Lucrèce Borgia" d'Abel Gance, Edwige Feuillère a en effet l'audace de se montrer nue ! Elle sera également la vénale partenaire de Gérard Philippe dans "L'idiot"... et ne craint pas de composer avec Simone Simon, un couple Homosexuel relativement transparent dans "Olivia" en 1951... Avant d'enchaîner avec un autre rôle sulfureux : celui de Madame Dalleray, une quadragénaire qui, dans "Le blé en herbe", noue une liaison avec un adolescent de 16 ans. A la sortie de ce film d'Autant-Lara, la presse catholique se déchaînera contre tant d'immoralité, et des affrontements auront même lieu dans certains cinémas...
Au cours des années 60, l'actrice se consacre surtout au théâtre et triomphe dans "La folle de Chaillot"... ensuite, elle tourne plusieurs feuilletons et téléfilms jusqu'en 1995.
Elle nous quittera en 1998 et conformément à sa volonté, la cérémonie se déroulera sans fleurs ni couronne... La comédienne ayant préféré que l'assistance envoie des dons à la mutuelle des artistes.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Glenn75 TOP 500 COMMENTATEURS
Format:DVD
"En cas de malheur" de Claude Autant-Lara est un film noir franco-italien (1958- 2h00)
Photo de Jacques Natteau / Musique de René Cloërec.
Scénario de Jean Aurenche, Pierre Bost et Georges Simenon (d'après son roman).

avec : Jean Gabin (Maître André Gobillot), Brigitte Bardot (Yvette Maudet), Edwige Feuillère (Viviane Gobillot), Franco Interlenghi (Mazzetti), Julien Bertheau (l'inspecteur), Nicole Berger (Jeanine), Mathilde Casadesus (Anna). . .

L'Histoire : Un grand avocat, maitre Gobillot (Jean Gabin) accepte de défendre Yvette Maudet (Brigitte Bardot), qui a agressé, en compagnie d'une jeune amie, un vieil horloger pour le voler. L'avocat tombe sous le charme de sa jeune cliente au grand désarroi de son épouse Viviane (Edwige Feuillère). Mais Yvette à un amant de caeur, Mazzetti (Franco Interlenghi), qui n'accepte pas cette situation. . .

Claude Autant-Lara (1901-2000) était un réalisateur anticonformiste. Il trouve dans le roman de Simenon matière à choquer la France de cette époque en bouleversant les règles de bonne conduite hypocrites de la bourgeoisie des années 1950. Il bâtit son film autour de ses deux vedettes principales, Gabin et Bardot. Jean Gabin (1904-1976) qui a cette année-là 54 ans, se trouve face à Brigitte Bardot (1934) qui n'a que 24 ans et déjà 20 films à son actif. L'entente n'est pas immédiate car Brigitte, qui a un profond respect pour Jean Gabin, s'efforce de l'impressionner mais s'y prend mal car elle le choque lors des scènes où elle tourne nue devant lui. C'est en partie en raison de ces séquences que le film eût un grand retentissement cette année-là.

Ce bon film noir français est devenu un classique. La réalisation de Autant-Lara est soignée, c'est aussi la belle photo en noir et blanc de Jacques Natteau qui y participe. Le casting est parfait avec des comédiens à la hauteur, Edwige Feuillère, Madeleine Barbulée, toutefois Franco Interlenghi, le jeune amant, a subi un doublage (en français) raté en raison d'une mauvaise postsynchronisation. Nicole Berger (Jeanine la bonne) qui était née la même année que Brigitte Bardot, aurait sans doute fait une belle carrière mais elle est morte à 33 ans (1967) dans un accident de voiture.

Claude Autant-Lara c'est aussi : Fric-frac (en Coréalisation avec Maurice Lehmann 1939), Le diable au corps (1946), Le blé en herbe (1953), La traversée de paris (1956), Le rouge et le noir (1954), L'Auberge rouge (1951), Le bois des amants (1960) etc. . .

Conclusion : un film avec Jean Gabin ne se refuse pas, surtout avec B.B. toute jeunette.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Gwen COMMENTATEUR N° 1 1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR
Format:DVD
C'est peu dire que Simenon fut abondamment adapté au cinéma, mais le plus remarquable, c'est sans doute que la plupart de ces adaptations furent de grande qualité. Il faut dire que notre cher Georges eut la chance d'être le plus souvent servi par des réalisateurs talentueux et surtout par des castings particulièrement prestigieux. Et de tous ces castings, celui-ci reste sans doute l'un des plus mémorables puisqu'il réunit un Jean Gabin au sommet de sa gloire et une Brigitte Bardot au sommet de sa beauté! Ah, quand le cinéma français aligne des stars pareilles au générique, Hollywood n'a qu'à bien se tenir... Quel bonheur, pour qui a lu le merveilleux roman de Simenon, que de voir ses personnages s'incarner d'aussi belle manière...

Classique, la mise en scène d'Autant-Lara est un modèle d'élégance raffinée. Ni effacée, ni clinquante, elle sert au mieux l'histoire sans jamais forcer le pathos. Dans son rôle d'avocat bourgeois saisi par le démon de midi, Gabin, comme toujours, est impérial. Quant à Bardot, avec ses grands yeux de biche, sa petite moue canaille et sa mousseuse crinière blonde, on la croquerait! Ah, la scène où elle se trousse la jupe pour nous dévoiler sa sublime croupe, quelle merveille d'érotisme, quel grand moment du Septième Art! Moi, devant pareil spectacle, j'aurais eu du mal à rester aussi impassible que notre brave Jean...

Emblématique d'une certaine "qualité française", ce film sorti en 1958 a magnifiquement résisté au temps car son classicisme même le met à l'abri des modes. Alors que certaines audaces de la Nouvelle Vague paraissent aujourd'hui désuètes, cette histoire intemporelle, racontée sans artifices inutiles, a gardé toute sa force et toute sa séduction. Tel le diamant, son éclat est inaltérable.
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