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En finir avec Eddy Bellegueule
Format: BrochéModifier
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le 1 février 2014
À la différence de beaucoup de lecteurs qui ont témoigné de leur passion pour ce livre, je n’ai ni vu ni entendu l’auteur à la radio ou à la télévision avant de le lire, je n’avais même pas idée de ce à quoi il ressemblait en dehors que la description qu’il fait de lui-même....Pourquoi ai-je lu et pourquoi faut-il lire Pour en finir avec Eddy Bellegueule ?

D’abord parce que c’est une oeuvre littéraire, une écriture, un style dont l’apparente objectivité, voire neutralité, donne au récit une formidable puissance évocatrice. Il n’y a pas chez Edouard Louis ces trucs, ces tics d’écriture qui caractérisent souvent les premiers ouvrages de jeunes auteurs. Il n’a pas besoin d’artifices pour se distinguer.

Ensuite évidemment parce que son récit est à peine imaginable au XXIème siècle, dans une famille française. Mais surtout parce que ce long chemin de douleur est universel, l’enfance gâchée, l’enfance exclue, c’est comme le dit Edouard Louis, de toutes les époques et de tous les continents.

Et c’est pour cette raison que ce livre trouve des résonances en chacun de nous, parce que, sans atteindre naturellement les extrémités souvent terribles d’Edouard Louis, nous avons tous des souvenirs d’enfance qui nous ont faits différents, qui nous ont isolés, voire exclus, du milieu social ou familial, des différences qui nous ont construits aussi, aidés ou poussés à nous en sortir....il ne faut pas lire ce livre pour de mauvaises raisons, par compassion ou voyeurisme. J’ajoute – c’est important de le souligner – qu’Edouard Louis n’exprime pas de violence, de haine contre sa famille, ni même contre ses persécuteurs. Il a même une sorte de tendresse pour tous ces "hors la vie" enfermés dans leur pauvreté intellectuelle et affective.
(...)
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4 sur 4 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 14 novembre 2014
Très bonne surprise ... J'avoue que je n'étais pas très emballée a priori. Le sujet de l'homosexualité et de l'homophobie, le titre racoleur, le tapage médiatique autour du livre et le physique de jeune premier de l'auteur avaient quelque peu suscité mes appréhensions. Mais que nenni ...

C'est un roman attachant, sincère, écrit avec les tripes et qui vous prend au ventre, qui m'a touché car j'y ai retrouvé une partie de mon histoire, l'histoire - somme toute assez commune - d'enfants brimés parce qu'ils sont Noirs, trop gros, trop petits ou tout simplement un peu différents des autres.

Le décor d'abord est très bien rendu : originaire de la même région, j'y ai retrouvé tout à fait l'atmosphère lourde de ces petites villes peuplées d'ouvriers souvent misérables et des agriculteurs chassés de leur ferme, dirigées par une petite clique de bourgeois bien-pensants.

L'auteur décrit d'abord les humiliations que les autres enfants lui infligent à cause de sa différence. Il parle de sa honte de prendre les coups sans oser les rendre, de sa solitude dans une famille qui ne le comprend pas et de son désir de normalité, jusqu' à en arriver à essayer de rentrer dans le moule coûte que coûte. En forçant les apparences, en trompant son entourage, en reniant ses penchants. Et on tremble pour cet enfant prêt à tout pour être adoptés par ses pairs, au risque de se perdre.

Puis c'est un cri, un sursaut, une bouffée d'oxygène salvatrice, la fuite à la ville. Loin des siens, loin des jugements arrêtés sur lui, loin du poids du regard des autres. C'est une véritable naissance au monde, la révélation de ce qu'il porte au plus profond de lui et qu'il sait depuis toujours. Formidable leçon de courage et de maturité. Qui redonne de l'espoir à tous ceux qui sont ou ont été brimés, écrasés, détruits par les diktats du bien-pensant, de la normalité, du bon sens commun.
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14 sur 15 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 1 mars 2014
Livre passionnant, très bien écrit. Attention il y a des scènes violentes décrites et difficile à imaginer. Cet ouvrage nous remet en question sur nos préjugés, sur notre acceptation des différences. Il pose beaucoup d'interrogation. Cela se passe, il y a quelques années en France... Espérons quand même que cela soit en partie romancé, mais je n'en suis pas certain. A fortement conseiller, mais attention aux personnes sensibles et aux jeunes esprits.
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18 sur 20 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Une fois le choc passé, et c'en est un que de lire En finir avec Eddy Bellegueule, beaucoup de questions se posent. Edouard Louis, 21 ans, aurait-il écrit le même livre à 30, 40 ou 50 ans ? Avec le recul, la rage de dire cette enfance martyrisée se serait-elle atténuée, se transformant en analyse plus froide, moins dans la souffrance immédiate et dans la catharsis réparatrice ? L'auteur a voulu témoigner à chaud, sans édulcorer quoi que ce soit, raconter une enfance et un début d'adolescence cauchemardesques dans un petit village picard, une France profonde, rurale et ouvrière dont il décrit avec une précision d'entomologiste les moeurs et la vie quotidienne entre abus de boissons, haine de l'ailleurs, racisme viscéral, culte de la violence et machisme absolu. Une autofiction infernale, sincère er douloureuse dont la lucidité et la radicalité clouent au pilori tous les récits du même acabit qui fleurissent sur les étals des libraires. Edouard Louis n'a (plus) peur de rien, il a tellement vécu dans la crainte, l'opprobre et le rejet de sa "différence" qu'il a tout mis dans l'écriture pour guérir ou, au moins panser, si cela est possible, toutes les blessures physiques et morales encaissées durant des années. On pourra bien l'accuser de misérabilisme ou de tout autre grief, qu'importe, il a sa conscience pour lui et son témoignage, brut et impudique, est tout simplement implacable. Certes, son entourage n'aura jamais le droit d'exprimer sa version, sans doute est-ce la raison pour laquelle le livre est étiqueté roman, mais il y a suffisamment de faits et d'événements de l'existence de Eddy/Edouard pour qu'on ne lui intente pas un procès pour excès de malheur. Et puis, dans la description de cet environnement sordide, un écrivain est né. Sa maîtrise, son pouvoir d'évocation sont hallucinants de maturité. Evidemment que l'on vieillit plus vite quand on reçoit des coups, que l'on se fait traiter de pédé à tout bout de champ et que chaque jour ressemble à un enfer. Edouard Louis en a fini avec Eddy Bellegueule, sa reconstruction est en marche. Puisse t-il trouver son équilibre, désormais. Si cela passe par d'autres livres de cette trempe, ils seront nombreux, ceux qui le suivront dans cette quête de la sérénité et du bonheur; si tant est que ce mot signifie encore quelque chose après de telles souffrances.
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3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 11 juillet 2015
Marrant, j'ai eu avec "En Finir avec Eddy Bellegueule" le même problème de fond qu'avec le premier tome de "l'Arabe du Futur" : du coup, je me rends compte que je n'aime pas les biographies qui se réduisent à un règlement de comptes avec sa famille, son passé, ses amis, ou je ne sais quoi. Et qui se contentent d'être un document à charge, sans que la "partie adverse" ne puisse avoir la moindre chance de rédemption (non, ça c'est un concept chrétien à la con !)... Sans que l'ennemi ne soit gratifié de la moindre trace d'humanité, plutôt. Bon, si j'avais eu l'enfance de m**** de Sattouf en Lybie ou en Syrie, ou si j'avais été torturé comme Eddy Bellegueule a été torturé, je suppose que j'aurais écrit la même chose qu'eux. Ou sans doute pire, en fait. J'aurais peut-être réglé mes comptes au fusil de chasse à canon scié, même. Mais ça ne fait pas de "En Finir avec Eddy Bellegueule" un grand livre que j'aurais envie de recommander à qui que ce soit : la litanie de l'horreur à laquelle on peut facilement résumer ce portrait nauséeux d'un quart monde prolo français borné, brutal, rétrograde, raciste et bien entendu farouchement "contre" toute différence, sexuelle en particulier, provoque plus une fascination malsaine qu'autre chose. J'ai été particulièrement gêné par "l'enchassement" des voix des personnages - avec leur langage primitif, maladroit, laid, dont Bellegueule semble user pour nous prendre à parti, plutôt que pour leur donner la parole : cela m'a semblé un procédé manipulatoire, dégueulasse envers le lecteur aussi bien qu'envers les personnes réelles ici ridiculisées. Pourtant, impossible de nier que Bellegueule a du talent - son livre a une vraie élégance dans sa construction, comme dans sa narration -, et surtout, que son épilogue, magistral, replace "le débat" d'une manière beaucoup plus pertinente : l'homophobie n'est pas qu'un phénomène de classe, comme Eddy l'a cru (pour son malheur).
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le 1 février 2014
"De mon enfance je n'ai aucun souvenir heureux. Je ne veux pas dire que jamais, durant ces années, je n'ai éprouvé un sentiment de bonheur ou de joie. Simplement la souffrance est totalitaire : tout ce qui n'entre pas dans son système, elle le fait disparaître".

Témoignage dur et révoltant sur la bêtise, la vulgarité et l'ignorance, En finir avec Eddy Bellegueule est un premier roman aussi réussi qu'émouvant. Car ce roman ne peut se résumer à un x-ième témoignage sur l'homosexualité : il s'en distingue par sa portée sociologique. L'auteur-narrateur expose, sans les juger, les valeurs et les comportements des habitants de son village ainsi que ses parents. Il ne se pose pas en victime larmoyante mais prend suffisamment de recul avec ce qu'il vit.
Un roman qu'on lit d'une traite sur la différence et la nécessité, parfois, de se construire contre ses parents et son milieu
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le 27 janvier 2014
entendu Édouard à la radio,tout de suite touchée par le discours et aussi un peu éberluée...Il racontait grosso modo mon histoire, mais j'ai 60 ans et je pensais sans doute qu'il n'était plus possible de nos jours qu'un enfant soit ainsi maltraité, isolé, démuni sans que la société ne le repère et lui porte secours. Ainsi rien n'a changé, les vilains petits canards ont toujours autant de mal à subsister. Malgré tout, il s'en est tiré et brillamment tout comme je l'ai fait, mais en mettant beaucoup plus longtemps que lui.
Même si certaines séquelles restent à vie, en dehors du coté sordide de la description de la vie quotidienne d'Eddy, ce livre est plein d'espoir : il est possible de rompre avec le maléfice qui vous a fait naitre dans dans une famille qui ne vous reconnait pas. A recommander à tous ceux qui restent "malades" de leur enfance.
Je vais suivre la carrière d'Édouard.
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le 25 mars 2014
Le récit est très dur .On sent une grande souffrance au fil du récit, Ce vécu est terrible surtout la honte, le dégoût que sa famille a pour lui ; certains passages sont difficile à lire. Je pense qu'il faut lire ce livre
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La première question qui se pose concernant 'En Finir Avec Eddy Bellegueule' est de savoir s'il s'agit d'un roman ou d'un témoignage. Si l'on considère que c'est un roman - son "premier roman" dit la note biographique - alors c'est mauvais: un livre décousu, sans structure et sans intrigue. En revanche, si l'on y voit un témoignage - et l'écriture très personnelle le laisse supposer - le livre acquiert une autre dimension.

L'auteur relate ses souvenirs de jeune enfant homosexuel, efféminé, dans un milieu pauvre, inculte, raciste, homophobe. Tout au long de la lecture, le lecteur est confronté à la bêtise sous toutes ses formes, à l'indigence intellectuelle, à l'intolérance, à la vulgarité, à l'alcoolisme, à la violence, à l'obscénité. Pas d'embellies dans le récit, c'est un réquisitoire féroce contre sa famille et contre les gens de son village de Picardie.

Le récit est subjectif, forcément, mais l'on ne peut s'empêcher de croire qu'Edouard Louis a volontairement sélectionné les côtés les plus négatifs de son enfance, a érigé des anecdotes en vérités récurrentes et s'est adonné à une certaine complaisance dans le sordide. De même, il accable beaucoup son entourage, mais ce qu'il di sur lui-même se limite à peu de choses. On aurait aimé plus d'introspection et plus d'information sur son évolution personnelle au-delà de la fin du récit.

Au final, un livre qui, sans être littéraire, produit son effet de par les réalités choquantes qu'il décrit dans la France d'aujourd'hui.
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J'ai aimé le courage de ce jeune homme qui a à 21 ans, écrit un roman pour raconter le calvaire que fut son enfance. Certains passages sont difficiles à lire. Homosexuel refoulé par obligation sociale et familiale, il a vécu le rejet, les coups et les insultes depuis son plus jeune âge, dans sa famille, dans la rue ou à l'école. Ajoutés à la misère, la pauvreté, l'inculture, l'alcoolisme familial et social... cela fait froid dans le dos de se dire que cela existe encore en France au début du XXIème siècle. Il n'y a dans ses propos aucun jugement, ils sont purement descriptifs de ses sentiments et des faits qui lui sont arrivés. En cela, le livre est un plaidoyer implacable contre l'homophobie car les faits parlent d'eux-mêmes.

J'ai moins aimé l'aspect linéaire, froidement chronologique, et, il faut le dire, très déprimant du livre. A part la fuite finale, aucune petite lueur d'espoir pendant les 18 premières années de sa vie, ce qui parait étrange car il a quand même réussi à quitter ce milieu. J'ai regretté qu'il ne raconte pas davantage tout le positif qui lui est arrivé ensuite, comment il a inversé la spirale du malheur pour construire sa vie. Cela aurait pu être inspirant. Mais le livre reste majoritairement négatif.

De plus, Edouard Louis nous livre ses propos "à chaud" à 21 ans et je regrette qu'il n'ait pas écrit ce livre plus tard, avec quelques années de recul et peut-être un travail sur lui-même de psychothérapie analytique, par exemple. Il y a très peu d'analyse et de recul dans ce livre. J'ai senti une colère froide, retenue et pourtant débordante puisqu'il va jusqu'à raconter des détails intimes sur sa famille (la vie sexuelle de ses parents par exemple). Détails impudiques et sordides dont on aurait pu se passer. Pour moi, cela s'apparente à de la vengeance publique sous couvert de dénonciation et cela m'a gênée. Le linge sale se lave en famille et non pas devant des millions de lecteurs. Certes Edouard Louis a été lui aussi humilié de nombreuses fois publiquement, mais est-ce une raison pour faire subir la même chose en retour à ses bourreaux et à une échelle bien plus grande? Cela peut s'apparenter à de l'exhibitionnisme littéraire et c'est prendre en otage les lecteurs. Je ne cautionne pas la manière dont il a été traité, je dis que certaines choses annexes ne s'étalent pas dans un livre grand public de mon point de vue.
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