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5.0 étoiles sur 5
Un bonheur de lecture!, 22 avril 2006
Voilà un auteur qui sait raconter une histoire, faire vivre des personnages, les rendre attachants en quelques phrases. Voilà un roman qui fait réfléchir et ressentir, qui aborde des questions essentielles comme la fragilité de la vie, son absurdité, avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité. On est dedans, tout le temps, au rythme de cette "drôle de guerre", et de cette héroïne formidable, fragile mais pas tant que ça, qui court tout le temps pour échapper à ses cauchemars d'enfance. Valérie Zenatti a une écriture très visuelle et précise. Pleine d'humour aussi! J'avais adoré "Quand j'étais soldate" et "Une bouteille dans la mer de Gaza" et avec ce livre, je pense qu'elle a franchi encore une étape. Bravo!
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4.0 étoiles sur 5
Peut-on jamais être prêt pour la guerre ?, 26 mai 2006
Constance Kahn a 25 ans. Elle est française, elle étudie les textes de Flavius Josèphe à Jérusalem, tout en travaillant pour payer son loyer, elle vit en couple avec un peintre, Nathanaël. Elle accompagne la grossesse de son amie Tamar, est intriguée par sa curieuse voisine, mais surtout, elle n'est pas prête. Elle est en retard pour la guerre. Elle n'a pas encore acheté les rouleaux d'adhésifs et de plastique ainsi que les serpillières pour calfeutrer une pièce en cas d'attaque au gaz. Car l'ultimatum approche. Le 17 janvier 1991, la guerre du Golfe éclate. L'Irak tire sur Israël. Constance se calfeutre à chaque hurlement de sirène, elle a peur, comme tout le monde. Pourtant elle n'a pas voulu rentrer en France, au grand désarroi de ses parents. Si le sujet reste vraiment intéressant, je n'ai pas ressenti le même emportement qu'à la lecture de Quand j'étais soldate. Ce roman me semble plus éclaté, avec un début qui semble hors propos (abus sexuels dans l'enfance) et dont la présence trouvera finalement une explication dans la fin, mais ces passages auraient tout aussi bien pu ne pas exister. Le personnage de Constance semble un peu perdu, ne pas savoir où elle veut aller, ni ce qu'elle veut vraiment. Des émotions en demi-teinte. Un bon roman néanmoins, mais pas aussi fort que ses écrits publiés à l'Ecole des loisirs.
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4.0 étoiles sur 5
Un roman tendre, 20 septembre 2009
1991. Israël vit sous la menace d'une attaque chimique irakienne. Des masques à gaz sont distribuées à la population à qui l'on enjoint aussi de fabriquer des chambres hermétiques pour se protéger. Dans cette atmosphère de fin du monde, certains font la fête, d'autres s'apprêtent comme Tamar à donner la vie, d'autres enfin comme Constance, la narratrice, jeune étudiante française, se sentent en complet décalage , en retard pour la guerre. En retard pour tout d'ailleurs. A vingt-cinq ans, Constance n'a pas terminé ses études, vit de petits boulots, et n'arrive pas à se dépêtrer de l'"amour grimaçant" qu'elle éprouve pour un peintre, qui la malmène et voudrait se faire entretenir par elle.Peut être est-ce aussi parce que la jeune fille se sent engluée dans des souvenirs glauques... De Valérie Zenatti j'avais déjà lu et aimé Quand j'étais soldate et c'est avec plaisir que j'ai retrouvé une narratrice à la fois en empathie avec ce pays si particulier et en même temps en léger décalage, ce qui lui permet une vision à la fois amusée et tendre.On trouve dans ce roman une écriture à la fois légère et précise, de fort jolis passages comme celui-ci ""Il faudrait avoir le pouvoir de s'inventer des souvenirs, des vrais, on les créerait à rebours pour s'y blottir, et ce ne seraient pas juste des histoires racontées le soir, dans le noir, pour se consoler, se rassurer...", des personnages hauts en couleurs comme ce boutiquier qui appose sporadiquement cet écriteau sur la porte: "Fermé pour raisons personnelles qui ne regardent que le propriétaire", le tout scandé par des chansons de Serge Gainsbourg...
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